LA MALÉDICTION DU PAYS…!

TRIBUNE #LIBRE …

La MALÉDICTION du pays…!

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Par Roger Mvoula

Le Congo-Brazzaville connaît un haut degré de déshumanisation. La délation fait maintenant office d’acte d’accusation.

Il faut plusieurs séances d’exorcisme pour conjurer la malédiction qui frappe ce pays depuis le 18 mars 1977.

Sans faire litière à l’histoire du Congo-Brazzaville avant cette date, il sied de relever que ce pays est frappé de la malédiction du sang du Président Marien NGOUABI aussi longtemps que vivront les concepteurs intellectuels de son annulation physique.

On ne tue pas un Chef d’Etat qui a décidé d’unifier toutes les composantes de la Nation en associant à son projet d’unité nationale son prédécesseur, Alphonse MASSAMBAT-DEBAT, avec l’onction spirituelle sous forme de geste liturgique du Cardinal Émile BIAYENDA. En assassinant ces trois figures emblématiques de notre histoire le pays est frappé du sceau de la MALÉDICTION, le sang du Président Marien NGOUABI est devenu le sang qui jamais ne dort jamais ne meurt, il hante le pays, celui-ci est MAUDIT.

Du Président Fulbert YOULOU jusqu’à ce jour, le Président Marien NGOUABI, au-delà de ses erreurs et de ses fautes, est celui qui sur le plan historique et spirituel était en capacité d’unifier le pays et soldé les contentieux historiques, sources de cristallisation de frustrations et de ressentiments. L’averse d’une rare violence sous forme de pluie soudaine d’une courte durée qui s’était abattue sur Brazzaville dans l’après-midi du 18 mars 1977 était le signe de la colère des esprits et des ancêtres de ce que l’on venait de tuer un Chef qui avait reconnu ses torts et prit le courage d’unifier les enfants du pays. Cet acte d’assassinat est constitutif d’une haute transgression sur le plan de la divinité et des cosmogonies Bantous. On ne tu pas un CHEF qui veut unir ses enfants.

Les congolais sont les seuls citoyens du monde à ne pas prendre conscience de cette malédiction. Ils oublient que le sang du Président Marien NGOUABI hante le pays et que la guerre dite du 5 juin 1997 est une imposture historique, il s’agit plutôt de la guerre du 25 mai 1997, puisqu’elle commence à cette date à Owando, en pays Kouyous, donc le lieu de naissance de Marien NGOUABI, le territoire sacré de son enfance. C’est la preuve la plus évidente que le sang de celui-ci est la malédiction du pays puisque le fils unique de Mama MBOUALÉ a été enterré sans son sang après que sa carotide a été sectionnée, son corps vidé de son sang. Il réclame son sang et ne se reposera en paix que lorsque le pays connaîtra une vraie unité de tous ses enfants.

C’est tout le sens de son SACRIFICE SUPRÊME. Il a donné son sang pour sauver le pays.

Nos mamans vont toujours pleurer leurs enfants, le sang appelle le sang, et certains ne se rendent plus compte que les ” Bébés Noirs ” au-delà de leurs crimes, sont aussi nos enfants, des congolais, une partie de nous-mêmes, une partie de notre humanité.

Et, la délation qui fait office d’acte d’accusation pour arrêter les Bébés Noirs met amplement en lumière la MALÉDICTION du pays.

Les histoires du Congo-Brazzaville ne font plus rire.

Ce pays fait pitié.

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