Mariage princier au Congo : gabegie, pouvoir personnel, christianisme performatif et personnalisation psychotique extrême de Bruno Itoua et Cie

Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Les relations politico-familiales entre le Congo et le Gabon sont vieilles (mariage Omar Bongo–Édith Lucie Sassou-Nguesso) et connaissent depuis 2023 un réchauffement visible avec la noce annoncée d’Omar Denis Junior Bongo et Julia Otto présentée par la presse internationale comme un événement « fastueux et très politique ».
À la tête de ces festivités, Bruno Jean Richard Itoua (BJRI) est entre décor, le ministère des hydrocarbures, le pétrole, la courtisanerie et les affiches géantes. Si partout ailleurs au monde, un ministère des hydrocarbures se juge à ses chiffres de production, à ses contrats, à ses réformes et aux retombées qui profitent à la population, au Congo ; il se mesure aux incantations d’un ministre qui joue au pseudo – apôtre et aux affiches géantes où son visage occupe plus de place que celui des mariés. Quelle flagornerie éhontée ! BJRI, ancien patron de la SNPC, recyclé dans les portefeuilles stratégiques depuis vingt ans est devenu le symbole d’un État confisqué par l’autosacralisation. C’est le culte de la personnalité qui se mue en adulation et en idolatrie condamnées sévèrement par la Bible (Exode 20:5, I Cor 10:7-15). Ministre par décret, «disciple» par maman Olangui Oshio, bombardé apôtre en avril puis consacré le 25 mai 2025 sans église et en l’absence de son épouse par Bafounguissa Jean Baptiste et Miyouna Léandre. Le commun des mortels se demande si BJRI a été réellement éprouvé comme le recommande, Timothée 3:10. Miyouna et Bafounguissa ont-ils vérifié si BJRI est irréprochable, n’est pas arrogant, ni colérique, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête, etc comme exigé en Tite 1:6-8 ? Certainement les borgnes et les Nepios qui ignorent les livres d’Esaïe 58:1, d’Ephesien 5 :11de Matthieu et autres diront de ne pas juger alors que la bible et la langue de Molière parlent de jugements ( 1er… dernier). BJRI incarne la fusion obscène du pouvoir et du religieux. Son nom traîne dans les Panama Papers, dans le faux et la surfacturation mais surtout dans la désorganisation du système éducatif, son ministère dans les cérémonials de cour, et sa gouvernance dans un théâtre où la logique publique se confond avec les logiques privées. Le pétrole est censé irriguer l’économie ; il sert plutôt de parfum dans une liturgie narcissique où l’homme de pouvoir encense sa propre image.
Le dispositif : Tartuffe au baril et prophétisme patrimonial

BJRI n’est pas un ministre, c’est un metteur en scène de lui-même. Ses prières quotidiennes ne relèvent pas de la chrétienté, mais d’un entrepreneuriat syncrétiste qui légitime son pouvoir temporel. Il n’administre pas, il manipule. Il ne régule pas, il maudit. Il ne signe pas… Les commissions mises en place pour un mariage princier qu’il préside sont la caricature du néo-patrimonialisme triomphant : ministres transformés en maîtres de cérémonie, directeurs généraux en porteurs de dragées, parlementaires en figurants obligés. La République est prostituée à l’événementiel privé. L’État devient un traiteur de luxe pour noces claniques. À ce stade, il n’y a plus de distinction entre administration et sanctuaire, budget et offrandes, fonction publique et fanfare de cour. Le Congo est gouverné comme un sanctuaire privé, où le citoyen n’est qu’un adepte soumis au manipulateur, et où la logique du service public s’efface derrière l’économie morale de la loyauté. Jugez-en vous-même : le noyau du Directoire Nkeni-Alima s’est réuni le 05 août 2025 sous la direction du président de Sénat Pierre NGOLO, entouré des ministres Pierre OBA, BJRI, Hugues Ngouélondélé, Léon Juste IBOMBO, etc., qui ont été rejoints dans la cour du roi Petaud pour la circonstance par des parlementaires et des cadres à l’image du Cardiologue Bertrand ELENGA-MBOLA qui a abandonné les malades au CHUB au profit de l’organisation du mariage et et de la mobilisation des cadres surtout haut placés.
Inimaginable pour Hugues Ngouolondélé qui s’est marié avec Ninelle en toute modestie et Cie qui suivent le dévoyé apôtre BJRI. Curieux pour le pervers BJRI qui se constitue un trésor de guerre pour remplacer le très discret Denis Sassou Nguesso. Le pétrole qui lui monte à la tête nous oblige à lorgner son ministère.
Un ministère captif, une tragédie annoncée
L’avenir du ministère des Hydrocarbures sous BJRI s’écrit : hyper-personnalisation, confusion d’intérêts, pilotage par l’apparat. Le pétrole ne se négocie plus dans des contrats, mais dans des cérémonials, et la crédibilité internationale se délite à mesure que la flagornerie remplace la gestion axée aux résultats. Les investisseurs réclament de la prévisibilité ; ils trouvent une messe superflue. Les Congolais et les partenaires veulent des chiffres ; ils obtiennent des affiches. Ce système est dangereux. Car il engendre un ministère schizophrène, partagé entre une administration fantôme et un cabinet de fait dominé par le christianisme performatif. Le moindre choc exogène – chute du baril, pressions internationales, déstabilisation clanique – fera s’écrouler ce décor de carton-pâte. La vérité crue est là : tant que ce modèle perdure, le Congo perd des milliards, perd sa crédibilité et perd son avenir. Car un État qui remplace ses ingénieurs par des chantres, ses directeurs par des diacres improvisés, et ses politiques publiques par des prières syncrétistes ne peut récolter que le déclin.
Le cas de ya « B.J.R.I. » n’est pas une anecdote : il est la métaphore d’un pays otage d’une gouvernance théâtrale et narcissique. Un État réduit au rôle de sanctuaire privé, où la rationalité publique est sacrifiée sur l’autel d’un ego hypertrophié. Tant que l’encensement et la courtisanerie tiendront lieu de stratégie et que la personnalisation extrême tiendra lieu d’institution, le pétrole congolais continuera d’être brûlé non pour le développement, mais pour la gloire éphémère d’un seul homme. Comme quoi, la politique et l’argent rendent folles toutes les personnes non préparées pour les hautes fonctions. Ce mariage offusque plus d’un congolais qui broie le noir alors qu’à côté, les dépenses de prestiges…
Ghys Fortuné BEMBA DOMBE




































































































































































































































































































































































































