Les Vraies raisons du retard de la paie des fonctionnaires

Les Vraies raisons du retard de la paie des fonctionnaires

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A.Ndongo

 

Le virement effectif des salaires des fonctionnaires vers la Banque Postale du Congo est disponible depuis cet après-midi du 05 novembre

D’après des sources concordantes, la direction générale du trésor a finalement, cet après‑midi du 05 novembre 2025, viré l’ensemble des 9 milliards nécessaires au paiement des salaires des fonctionnaires dont les comptes sont domiciliés à la Banque Postale du Congo, l’un des derniers établissements bancaires qui n’ont  pas encore reçu les fonds publics  nécessaires au paiement des salaires du mois d’octobre 2025.

Il ne s’agissait donc pas d’un « problème technique », notamment informatique, comme une source proche des finances a tenté de justifier le retard pris par le gouvernement pour procéder à  la paie du mois  d’octobre des fonctionnaires publics. C’était plutôt un problème de tensions de trésorerie. “Il y aurait eu des imprévus et aussi deux échéances de remboursement de la dette domestique, qui ont absorbé une partie de la liquidité”, croit savoir une bonne source.

Faute de liquidités suffisantes, le trésor a donc dû procéder à des virements parcellaires. Les  banques, à l’exception de la Banque Postale du Congo, ont effectivement reçu les virements y relatifs depuis mardi 04 novembre 2025.

Il convient de noter que pour des raisons prudentielles, les établissements bancaires évitent maintenant de préfinancer la paie des  salaires des fonctionnaires publics, comme le souhaite souvent la direction générale du trésor, au risque d’entamer  leur trésorerie en cas de non‑remboursement de leur dû par l’Etat. Le cas de la Postbank( Gabon), qui s’était souvent engagée dans ce type d’assistance financière au trésor gabonais, a plongé cette institution financière dans une situation financière proche de la faillite.

En ce qui concerne la Banque Postale du Congo, qui, selon certaines indiscrétions, a souvent volé au secours  du gouvernement en cas de panne sèche de trésorerie, le risque  de subir à nouveau  les promesses non tenues est bien énorme.

 

A.Ndongo, journaliste économique et financier, Brazzaville, Congo

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