LE MENSONGE D’ÉTAT AU CŒUR DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DU PCT POUR L’ÉCHÉANCE DE 2026.

LE MENSONGE D’ÉTAT AU CŒUR DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DU PCT POUR L’ÉCHÉANCE DE 2026.

(Analyse par le Président de la Fédération de l’opposition congolaise).

 

Jean-Félix DEMBA NTELO

 

 

INTRODUCTION

Plus de dix mois avant l’échéance de l’élection présidentielle de Mars 2026, le PCT, dont le Président totalise 42 ans au sommet de l’État, est déjà en campagne en vue de sa réélection pour un énième mandat. Revenu au pouvoir en octobre 1997 par un coup d’État sanglant, le PCT a subtilement mis en place un mécanisme de conservation et de confiscation du pouvoir, où s’entremêlent manipulations, corruption et achat des consciences, intimidations, violences politiques et répressions contre les opposants supposés ou réels, main basse de la minorité au pouvoir sur le trésor public et sur toutes les ressources financières etc… 1 Pendant qu’une minorité de privilégiés proche du pouvoir se partage par centaines ou milliers de milliards les ressources financières générées par les immenses richesses naturelles dont regorge notre pays, la misère, la pauvreté et la précarité n’épargnent aucune couche de nos populations, toutes catégories d’âges. confondues. Ainsi donc vingt neuf (29) ans après la reprise du pouvoir par les armes en 1997, le PCT a restauré au Congo un monolithisme de fait, par le contrôle systématique d’amont en aval, des processus électoraux, transformés en de simples rituels pour se doter dans toutes les Institutions démocratiques (Parlement et Conseils locaux), des majorités factices de 80 à 100%, en s’assurant bien entendu, par des nominations partisanes, du contrôle à tout les niveaux des organes du Pouvoir judiciaire, du domaine de la Communication, des régies financières etc… La Force Publique (armée, police gendarmerie), constitutionnellement garante de l’intégrité du territoire, de la sécurité des citoyens et la paix dans l’unité et la concorde nationales, a été plutôt transformée, tant dans sans ses missions régaliennes que dans le recrutement et la promotion de son personnel, en une super milice au service du clan et de la tribu au pouvoir, capable des pires exactions contre les paisibles populations. Le génocide à l’occasion de plusieurs expéditions militaires dans le Département du POOL, constitue l’exemple patent de la nature anti républicaine des actuelles missions assignées à la Force publique, domestiquée pour des préoccupations essentiellement de conservation du pouvoir. D’ailleurs, un des dignitaires du pouvoir ne s’est pas privé de déclarer cyniquement, devant les chefs de sa tribu réunis ce qui suit : ” NOUS AVONS DÉTRUIT LE POOL, ET CIEL N’EST PAS TOMBÉ…”. Une louange publique à l’impunité des crimes de sang, contre l’unité nationale consacrée par les symboles de l’indépendance et de la République (hymne national et drapeau vert, jaune, rouge).. C’est donc cette volonté de domination et de contrôle du pouvoir d’État par une tribu, un clan, perdu par les urnes en 1992, qui a amené subtilement le PCT, dès son retour au pouvoir par les armes en 1997, au dévoiement de la démocratie, par l’organisation des parodies d’élections présidentielles en 2002, 2009, 2016, et 2021, avec au passage le changement de Constitution en 2015, pour contourner la limitation de l’âge à 70 ans et des mandats à deux, qui privait alors tout acte de candidature à son Président à vie. Naturellement, le bilan de la situation générale du pays, dans un tel parcours ou les fondements d’une Nation réconciliée son bafoués ne peut-être que catastrophique.

I. L’ESPACE D’UNE CAMPAGNE POUR RESSORTIR LES MEMES PROMESSES AU PEUPLE CONGOLAIS ABUSÉ ET DÉBOUSSOLÉ.

Plus de dix mois avant l’échéance de l’élection présidentielle de Mars 2026, le PCT et son Président candidat sont déjà entrés en campagne, pendant que les forces de l’opposition, inorganisées et dispersées, se cramponnent encore à l’éternelle revendication d’une structure indépendante et consensuelle en charge de l’organisation d’une élection libre, transparente et équitable des scrutins. Le PCT et son Président candidat ne se privent d’aucun scrupule pour inonder et épater par des promesses démagogiques, des populations pourtant abandonnées à leur triste sort, abusées et en désespérance voici plusieurs décennies de non développement. Dans les Départements visités à ce jour par le Président de la République sortant, Pointe-Noire , Kouilou et Bouenza, la boîte de Pandore des promesses démagogiques et non tenues voici 29 ans depuis 1997, à été recouverte: municipalisation additionnelle à Pointe-Noire, usine de fabrication d’alcool dans la Bouenza, et bientôt l’annonce de l’exploitation des minerais de fer à Mayoko dans le Niari, avec la construction d’un chemin de fer etc. Le Président candidat à sa propre succession, comme en 2002, 2009, 2016 et 2021, a amorcé ces visites dans les départements pour annoncer des promesses, toujours des promesses, rien que des promesses, hélas jamais tenues depuis son retour au pouvoir par les armes en 1997.

II. UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE SUR FOND D’UN BILAN CHAOTIQUE DANS TOUS LES DOMAINES VITAUX.

Cependant, la multiplication des promesses et l’intensification de la propagande en vue d’une campagne électorale anticipée, camoufle mal le bilan chaotique d’un demi siècle de gestion du pays par le PCT. Aucun secteur dans tous les domaines vitaux et existentiels des populations congolaises n’a été épargné par la faillite ou la ruine totale.

1. Domaine social

■ l’éducation nationale, du préscolaire à l’université, en passant par les cycles primaires, secondaires, tant de l’enseignement général que technique, ne garantit plus un enseignement de qualité à la jeunesse congolaise, désespérée. Le délabrement des équipements et infrastructures scolaires sur toute l’étendue du territoire national, a atteint des proportions alarmantes, avec des écoles sans tables bancs, des effectifs pléthoriques, des enseignants sans qualification, etc… Aujourd’hui, plus aucune catégorie des populations fragiles des personnes du 3 troisième âge, des handicapés physiques, des jeunes déscolarisés, des femmes etc, ne fait l’objet des politiques gouvernementales spécifiques.

■ La santé, l’assistance et l’action sociales, comme l’éducation nationale, ont également perdu leurs places de domaines prioritaires dans les politiques gouvernementales. Les hôpitaux et autres formations sanitaires, devenus plutôt des mouroirs, ne garantissent plus aux populations les soins médicaux, dignes des ressources financières produites par les immenses richesses naturelles dont regorge notre pays.

■ Le domaine de l’emploi, n’offre plus aucune perspective à tous les jeunes de toutes les générations, condamnés au chômage, jusqu’au troisième âge pour plusieurs, tandis que les pensions des retraités des secteurs publics et privés, sont payés avec plusieurs mois de retard. Plusieurs jeunes désœuvrés, désespérés, sombrent dans l’oisiveté, la délinquance, l’alcool, la drogue et la violence. Le phénomène dit des ” bébés noirs ” illustre parfaitement cette désespérance des jeunes de nos quartiers urbains, sans perspectives de réinsertion sociale.

2. Domaines de la culture et des sports:

■ La culture, où le Congo était au palmarès des meilleurs du continent par le rayonnement de sa musique, de son théâtre, de ses ballets, de ses arts plastiques etc., est devenue un domaine laisser pour compte des politiques gouvernementales. Nos artistes abandonnées dans un environnement sans structures appropriées, exercent et s’expriment leurs talents avec des moyens de bord;

■ Le domaine des sports, où naguère notre pays, organisateur des premiers jeux africains, était au top des rendez-vous sportifs dans toutes les compétitions, ne compte plus également dans les priorités des politiques gouvernementales. Notre pays, dans les domaines phares du football, de l’athlétisme, du handball etc., est désormais absent de tous les rendez-vous continentaux. L’état défectueux de nos équipements et infrastructures sportifs, prive voici plusieurs décennies, notre pays et ses sportifs, des compétitions internationales, qui sont obligées d’être délocalisées dans les pays voisins du Congo.

3. Domaines des infrastructures et équipements de base

■ Le domaine des transports ferroviaires, constitue, partout dans tous les continents, le moyen de transport lourd de masse le mieux adapté au développement socio-économique. Très tôt avant la perspective des indépendances des pays africains, le pouvoir colonial a doté le Congo d’une ligne de chemin de fer reliant la ville océane, Pointe-Noire à celle de Brazzaville au bord du majestueux fleuve Congo, Dès la proclamation de l’indépendance le 15 Août 1960, le Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) fût l’un des principaux outils 4 de développement de notre pays et de la sous région d’Afrique Centrale, par sa liaison avec la voie de communication fluviale Congo/Oubangui. Plusieurs décennies d’indépendance du Congo, ont fait du CFCO l’épine dorsale du développement et de la modernisation des conditions des transports des hommes et des marchandises entre la côte maritime et l’intérieur du pays. La construction de la ligne du chemin de COMILOG reliant le CFCO au sud Gabon, à accentué et consolidé l’apport du transport ferroviaire dans le développement et la modernisation du Congo. Malheureusement, au moment où partout dans le monde et en Afrique, les transports ferroviaires se développent et se modernisent, au Congo, les différents gouvernements du PCT ont laissé à l’état d’abandon et de ruine, les deux lignes ferroviaires du CFCO et de COMILOG, pour des raisons inavouées. Aujourd’hui, l’état de ruine a atteint, tant les infrastructures de base (rails, balastre, ponts, viaducs et tunnels ) que les équipements (gares, dépôts et ateliers). La gare de Pointe-Noire, ainsi que plusieurs autres du CFCO, fleurons et patrimoines de l’architecture coloniale, tombent en ruine sous le regard indifférent des autorités politiques et administratives tant nationales que locales. A Brazzaville, le démentiellement des rails dans les zones de triage et de manœuvres des locomotives (Ouenze Manzanza), ont plutôt accouché de lotissements sauvages, avec des résidences de luxe, propriétés des dignitaires du pouvoir.

■ Les ports fluviaux, hautement stratégiques, de OUESSO et de MOSSAKA, en état d’abandon total, ne remplissent plus leurs fonctions de relais, dans la voies de communication transéquatoriales de la zone d’Afrique Centrale, allant du port maritime de Pointe-Noire à Bangui et au sud Cameroun.

■ Les domaines de production et de distribution de l’électricité et de l’eau potable, souffrent partout, dans les villes comme dans les campagnes, des coupures intempestives et récurrentes. Toutes les politiques de production de l’énergie par la construction de puissants barrages hydroélectrique de Moukoukoulou (réalisé ), de Sounda et de la Mpama (non réalisés), initiées au lendemain de l’indépendance par les Présidents Fulbert YOULOU et Alphonse MASSAMBA DÉBAT, ont été abandonnées par les différents gouvernements du PCT. L’unique barrage hydroélectrique d’IMBOULOU construit sous le règne du PCT, l’a été dans un site inapproprié.

■ Dans le domaine des transports aériens, le Congo est un des rares pays africains à avoir liquidé ses deux compagnies nationales, AIR CONGO et LINACONGO, au profit des sociétés étrangères, libanaises notamment pour les lignes nationales. D’IMPFONDO.

■ Dans le domaine de l’urbanisme, les politiques de planification urbaine pour les métropoles urbaines de Brazzaville et de Pointe-Noire, ainsi que les centres urbains secondaires, inaugurées dans les années 70, ont été abandonnées, laissant 5 nos villes à la merci d’une croissance démographique et spatiale non maîtrisée, sans infrastructures ni équipements de base. Plusieurs quartiers de nos centres urbains, où règne la pauvreté et la misère, sont dépourvus d’infrastructures et d’équipements sociaux minimums Les populations de ces quartiers dépourvues de tout (eau potable, électricité, hygiène et assainissement, de structures, éducation et santé publique, etc.), sont livrées sans protection de la police, aux violences des bandits, délinquants et trafiquants de toutes espèces.

Domaines des mines, des hydrocarbures, des eaux et forêts

Dans tous ces domaines stratégiques, aucune expertise nationale n’a été formée ni préparée à leur maîtrise dans l’intérêt de notre développement socio-économique. Au terme de soixante cinq ans (65) d’indépendance , les congolais sont totalement exclus de tout contrôle et maîtrise de l’exploitation des ressources naturelles extraites de notre sous sol, Les gouvernements successifs du PCT, sur plusieurs décennies, ont cédé sans limites aux puissances et intérêts étrangers, l’exploitation dans tous les secteurs, des mines solides et liquides. L’opacité est de règle à tous les niveaux des processus d’extraction, de commercialisation et d’exportation. La traçabilité au trésor public des ressources financières générées par ces exploitations de nos ressources naturelles est impossible. Aucune perspective de transformation locale n’est envisagée à terme. En complicité avec des milieux corrompus du pouvoir, la main mise étrangère est totale sur chaque filière d’exploitation de nos ressources naturelles: les hydrocarbures aux sociétés européennes ( françaises et italiens ) et chinoises; les mines solides ( métaux précieux ) aux entreprises et sujets chinois, le bois aux sujets asiatiques ( malaisiens ), la pêche maritime aux chinois, le port maritime de Pointe-Noire aux Turques, etc… 5. Domaines du commerce et de la consommation. Plus de 95% des produits de consommation populaires sont exportés de l’étranger par des sujets et sociétés étrangères. Et pourtant, notre pays avait connu dans la première décennie de l’indépendance, jusqu’au années 70/80, sous l’impulsion des Présidents Fulbert YOULOU et Alphonse MASSAMBA DÉBAT, un développement croissant dans les domaines agro-pastoral et de l’industrie agroalimentaire, particulièrement dans la vallée du Niari et à Pointe-Noire. Plusieurs de nos Districts étaient des sources sûres d’approvisionnement des centres urbains, avec les greniers de Kindamba pour le paddy, Djambala pour la pomme de terre, l’igname et les cacahuètes, Mossaka pour le poisson fumé, les départements de la Bouenza, du Niari et la Lekoumou pour l’arachide, le haricot, la banane, le manioc, le Pool avec la diversité des agrumes, etc… Dans cette dynamique des années 60/70/80, l’autosuffisance alimentaire dans notre pays était à portée de main. Hélas, il aura fallu un demi siècle de gestion de l’État par le PCT pour détruire et annihiler tous ces espoirs d’un pays prédestiné, dès son indépendance , au développement, au progrès et au bien-être de ses populations. 6 Aujourd’hui, les produits de consommation, a tous les niveaux (alimentaire, vestimentaire, électroménager, etc. sont l’exclusivité des importateurs, des distributeurs et des commerçants étrangers (ouest africains, camerounais, libanais, chinois, congolais RDC, ), des grossistes aux détaillants dans les boutiques et les marchés. La gouvernance du Congo par le PCT, a fait du congolais, un demi siècle après, un étranger dans son propre pays, privé de tous les atouts en vue de son intégration au développement et son épanouissement. 6. Domaine de la gestion des finances publiques. Après la rigueur de gestion des finances publiques impulsée de 1963 à 1968 par le Président Alphonse MASSAMBA DÉBAT, le règne au sommet de l’État du PCT, voici un demi siècle, est une véritable calamité. D’une décennie à l’autre, la gestion clanique et tribale de l’État, a détruit tous les fondements d’une administration publique, garante de l’intérêt général, de la justice et de la cohésion sociale. La facilité actuelle dans le détournement et le pillage par des individus proches du pouvoir politique, en toute impunité, des deniers publics, a fait voler en éclat dans notre pays, tous les fondements républicains de l’État impartial, garant de la justice et l’égalité des citoyens devant la loi. Car comment comprendre que des citoyens, partis de rien de leur village ou famille, deviennent des multimilliardaires, uniquement parce que c’est des proches du Président de la République, des tenants du pouvoir ? Les scandales des détournements des fonds qui alimentent de manière récurrente l’actualité nationale, sont banalisés et relégués aux simples faits divers. Face à des populations condamnées injustement à la misère et à la précarité, des citoyens congolais, parce que proches du pouvoir, affichent avec arrogance et mépris, sous le regard indifférent, voire complice du Président de la République, un train de vie digne des princes des contes ” des milles et une nuit ” . Les mariages ou les anniversaires, pourtant cérémonies familiales privées, prennent les allures de festivités officielles, avec célébration en grande pompe à coût de milliards dans des palaces à l’étranger, bien que des milliers de milliards ont été investis pour faire du village présidentiel d’Oyo, le cadre le plus moderne et le mieux équipé du Congo pour abriter ce genre de cérémonies privées .

7. Dans le domaine des cultures d’exportation.

Trois Offices spécialisés dans ce domaine furent créés : l’Office Congolais du Café et du Cacao (OCCC), l’Office Congolais du Tabac (OCT), l’Office Congolais des Cultures Vivrières (OCV). Sous la compétence de ces différents Offices spécialisés, plusieurs régions étaient spécialisées dans la production à grande échelle de ces produits d’exportation, à défaut d’être transformés localement, notamment :

■ le cacao, le café et le bois dans la Sangha.

7 ■ les noix de palme et tous ses dérivés, avec les palmeraies d’ITOUMBI et l’huilerie de Mokeko dans la Cuvette-Ouest ; ■ le tabac dans les Plateaux, transformés en partie localement et exporté.

■ la canne à sucre transformée en sucre raffiné dans les usines de SIAN et de SOSUNIARI à NKAYI dans la Bouenza, exporté dans les pays de l’Union Européenne dans le cadre des accords ACP. Il convient d’ajouter à ce chapelet d’industries à NKAYI, les usines de production de l’huile d’arachide et d’aliments de bétail. Ainsi , des progrès économiques importantes avaient marqué les deux premières décennies de l’indépendance de notre pays, hissant le Congo en tête de peloton dans les pays membres de L’UDEAC/CEMAC. Malheureusement, cet élan pris par notre pays dans le processus de développement et de diversification de son économie, sera brisé par la mauvaise et chaotique gestion du Congo par les Gouvernements successifs du PCT, plus d’un demi-siècle jusqu’à ce jour. Aujourd’hui, l’essentiel, sinon la plupart de ces réalisations économiques, si elles ne sont pas déjà en faillite totale, ne sont plus que des canards boiteux sans aucun apport au développement socio-économique.

III. PERSPECTIVES

La question évidente, au terme de ce sommaire bilan chaotique d’un demi-siècle au pouvoir, est de savoir quelles perspectives le PCT peut-il encore offrir aux congolais meurtries et abusés ? Et pourtant, le PCT avec son Président candidat, est déjà reparti, avec des cargaisons de nouvelles promesses, en campagne électorale pour l’échéance de l’élection présidentielle de 2026. Vingt-neuf ans après son retour au pouvoir par les armes en 1997, la mauvaise gestion du pays par différents Gouvernements du PCT n’a épargné aucun secteur vital de la faillite et la ruine totale. Les espoirs suscités par les deux premières décennies de l’indépendance de 1960 à 1980 dans les domaines vitaux de l’éducation, la santé, la culture et les sports, les infrastructures de transports et de communication, l’industrie et le commerce, les mines, les eaux et forêts, l’agriculture et l’élevage etc…ont été annihilés par une gestion du pouvoir d’État, fondée sur l’exacerbation du tribalisme, de l’ethnocentrisme, le népotisme, la corruption, la concussion, la gabegie, le vol, l’intolérance, l’exclusion et toutes les formes de violences politiques.. A cette pratique dans la gestion de l’État, il convient d’ajouter le bradage aux intérêts étrangers, de tous les secteurs de l’économie nationale, avec une sérieuse menace que cela fait peser sur les fondements politiques et économiques de l’indépendance nationale. Des secteurs stratégiques comme celui de l’exploitation des ressources naturelles à celui du simple commerce de détail sur les étagères des marchés, la main mise étrangère est totale. Les Congolais, dépourvus de fonds pour toutes sortes 8 d’activités économiques, sont réduits à la précarité des kiosques et débits des boissons, les “NGANDAS”. Voilà dans quel contexte politique et socio-économique national, le PCT revendique sans vergogne, un énième mandat pour son Président candidat, en bafouant toutes les règles élémentaires de transparence et d’équité d’une élection présidentielle. Tous les appels des forces politiques d’opposition et de la société civile en vue d’un processus électoral juste, transparent et consensuel, sont totalement ignorés des caciques du PCT dont l’éternel slogan est : ‘’LES CHIENS ABOIENT, LA CARAVANE PASSE “. Autrement dit, comme en 2002, 2009, 2016 et 2021, l’élection présidentielle de 2026 sera, une fois de plus, une parodie d’élection dont les résultats en faveur du Président candidat du PCT sont connus d’avance.

V. CONCLUSION.

Fort de l’analyse ci-dessus, la Fédération de l’Opposition Congolaise (FOC), consciente de la situation de crise multidimensionnelle et persistante dans laquelle le PCT a plongé notre pays, réaffirme que dans le contexte politique antidémocratique actuel, l’élection présidentielle de 2026, ne peut-être qu’une parodie, à l’instar des précédents scrutins organisés par le PCT depuis son retour au pouvoir par les armes en 1997. A six mois de l’échéance électorale de Mars 2026, un ressaisissement en vue d’un sursaut politique national est encore possible, pour éviter à notre pays, un naufrage inéluctable. Pour la FOC, aucune échéance électorale ne peut apporter de solutions durables à la crise multidimensionnelle actuelle, sans les préalables suivants : 1. une réconciliation nationale dont la principale mesure est la promulgation d’une loi d’amnistie générale garantissant la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques et le libre retour au pays des compatriotes contraints à l’exil par l’exercice tyrannique du pouvoir au Congo. 2. la convocation et la tenue d’un DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, dont découlera une transition politique consensuelle, en vue de la mise en œuvre de la refondation d’une Nation congolaise réconciliée et d’un État véritablement démocratique républicain. La FOC considère que seule la voie de la RÉCONCILIATION NATIONALE et du DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, épargnera à notre peuple, une sortie de 9 la crise multidimensionnelle actuelle par la violence politique, ou, une fois de plus, par les magouilles et autres combinaisons politiciennes inavouées. C’est tout le sens de notre appel au ressaisissement et à la responsabilité de tous les acteurs politiques tant au pouvoir sur dans l’opposition, en vue d’un sursaut collectif pour sauver notre pays du naufrage.

 

Brazzaville le 23 Septembre 2025. .

 Jean-Félix DEMBA NTELO

Président de la FOC

 

 

 

 

 

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