Chaos structurel, pilotage déficient et Mur de la dette : M. Sassou danse la valse de la quémande en Chine

Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Pop de trésorerie qui devrait s’élever à plus 500 milliards de fcfa si rien n’était fait. Mais, Anatole Collinet* *Makosso (ACM) et la bande des 5 ont poursuivi  l’inconsciente et dangereuse escalade* *vers des dépenses de prestige dans une boulimie gargantuesque, empirant ainsi, la* *crise . Conséquences, plus de 1200 milliards de fcfa sont recherchés en urgence pour que le Congo ne s’arrête ou* *ne sombre pas dans les violences qui risquent de survenir*
Pendant que les impénitents incroyablement orgueilleux continuent à siphonner à volonté le trésor public, le pays est dans un précipice profond. L’humeur mitigée de M. Sassou au départ de son périple pour la Chine ce 31 août cache un premier objectif extrêmement urgent : récupérer 1000 milliards de fcfa pour renflouer les caisses de l’État. Sont convoqués pour les nécessités de la cause en raison de la délégation de gestion qui leur avait été attribuée : Jean Jacques Bouya, Denis Christel Sassou Nguesso et Gilbert Ondongo. Est convié pour assister et comprendre les mécanismes, Christian Yoka, Ministre des finances et du budget, dont l’absence de compétence et d’anticipation sont palpables : le roi Christian est nu comme un ver ! La déception du peuple est grande et sa colère froide et muette devant ces monstres qui s’en mettent plein les poches avec la bénédiction de leur géniteur Sassou. Dans la foulée, le gouvernement parallèle dirigé par Françoise Joly qui a certaines cartes Azerbaidjanaises, du Moyen-Orient et autres est appelée à la rescousse. Les finances du Congo ont pris de l’eau et rien n’y fait malgré tous les changements opérés à la tête de l’argenterie nationale. Pourquoi donc avoir relevé les ministres Andely ou Ondaye si c’est pour s’enfoncer davantage? La débâcle que connaît le Congo participe t-elle de la complaisance des services judiciaires et de sécurité ou de l’incompétence des gestionnaires des finances…? La réponse va sans dire.
 Un gouvernement des pillards avec un ministère des Finances sans cap opérationnel 
Au commencement, ACM avait donné espoir aux congolais. Mais au fil des temps, il a fini par se perdre dans une gestion peu orthodoxe et la méchanceté. Après avoir effectué deux premiers déplacements en vols réguliers entre Pointe Noire et Brazzaville, les Congolais croyaient en l’homme mais ont vite déchanté parce que le lucre s’est emparé du personnage. Depuis, il ne prend que des jets qui coûtent des centaines de millions mensuels alors que cette somme pourrait éponger les émoluments du personnel médical ou ceux des vacataires de l’université Marien Ngouabi, par exemple. Nous reviendrons longuement sur des exemples chiffrés de la gabegie de ACM. Mais le comble, c’est de voir le magistrat ACM s’exhiber dans des campagnes d’adhésion des membres du Pct et s’affronter avec Digne Elvis Tsalissan ou faire le  lit à la maîtresse de Mboulou alors qu’il est attendu sur d’autres chantiers.
Quant à Christian Yoka, il arrive avec un CV de financier du développement à l’AFD et affiche l’ambition de réduire le coût de la dette et diversifier l’économie. Huit mois plus tard, sur la gestion de la trésorerie, trois “angles morts” restent visibles. 1) Prévisibilité et profondeur de marché. Un Trésor avec rating de la dette souveraine du Congo a besoin d’un calendrier d’émission ultra-prévisible, de réouverture sur 2-3 lignes “benchmark” et d’un dosage fin des maturités (éviter de surcharger le court terme quand la souscription patine). Or, 2024–2025 a montré des séances avec souscriptions erratiques et des corrections par le haut sur les clearing yields. Faute d’anticipation et de guidance crédible, la pente de courbe reste pénalisante et l’effet-prix domine l’effet-volume. C’est le grand désordre ! 2) Base d’investisseurs trop étroite. Tant que l’essentiel des encours reste dans les bilans la moindre tension de liquidité bancaire se traduit en spread souverain. Le cadre ONC (utile à court terme) ne suffit pas : il faut institutionnaliser une demande non-banque (assureurs, caisses, OPCVM, épargne de détail) via produits, règles prudentielles et incitations fiscales calibrées. Ce chantier n’a pas été engagé au point où on se pose des questions !
3) Crédibilité budgétaire et arbitrage. L’annonce d’un assainissement (réduction du service, revues de dépenses, meilleure séquence des investissements) est là grâce au FMI, mais l’exécution est nulle. Tant que la masse salariale (≈ 35,8 Mds/mois), les transferts (≈ 49,2 Mds/mois) et les retraites (≈ 6,7 Mds/mois) ne sont pas encadrés par des règles pré-engagées et qu’aucune priorisation publique de ces dépenses d’investissement (Capex) n’est publiée – avec suivi trimestriel et sanctions – la prime de risque ne se refermera pas. Or, le Congo reste noté très spéculatif (CCC+), ce qui verrouille l’accès externe à coût soutenable et répercute la pression sur le domestique. Le chaos a élu domicile en terre congolaise et rien ne présage d’une lueur d’espoir. La marche vers la décrépitude a pris une cadence qui donne le tournis. ( A suivre)
Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

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