Après MINDOULI, le Brouhaha des hommes de SASSOU dans le Pool

Après MINDOULI, le Brouhaha des hommes de SASSOU dans le Pool

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Jean-Claude BERI

Lorsque l’on connait Monsieur Isidore MVOUMBA, Pdt de l’assemblée nationale du Congo, lisant l’oraison funèbre des victimes des exactions de la DGSP dans le POOL (MINDOULI) et se précipitant a  accuser le Pasteur NTOUMI ,on comprend très vite  de quel côté seront dirigés ses invectives. Comment cela aurait pu être autrement lorsque l’on sait que MVOUBA doit tout, au pire une marionnette de SASSOU. On aura beau tuer sa mère, son frère et autre cela n’aurait rien changer tant qu’il sera toujours couvert sous les draps de SASSOU.

On ne s’étonne guère qu’il ait présidé, ce mercredi 22 janvier 2026, une rencontre avec les cadres du POOL en hommage des compatriotes tués. Mais, cet hommage sélectif ne prend pas en compte des failles gravissimes dans la gestion de la sécurité relevant d’énormes interrogations sur le respect des droits humais au Congo et en particulier dans le POOL. Ne soucie t-il de ces compatriotes envoyés de force en exil en RDC ?

Cinq ans après la disparition dans des considérations douteuses voir suspectes de Brice Parfait KOLELAS, l’intensité de la contestation de cette gouvernance de violence n’a cessé d’accroitre et progressivement accélère en provocation  a remis au premier plan la question de la légitimité de ce pouvoir qui gouverne qu’avec des violences politiques tous les cinq ans. Les modalités de l’action violente ont-elles changé ces dernières années.  La classe politique y répond avec une légèreté indescriptible, comme si les victimes du POOL n’étaient pas des Congolais a part entière. A demi-mot MVOUMBA dans son discours teintés ‘un paternalisme très critiquable y associés des critères – idéologiques, sociétales, religieuses pour dénuer la violence qui est lourdement imputable à la DGSP.

Même MVOUMBA plaide pour une construction de la paix et de l’équilibre du respect des institutions Toujours est-il lorsqu’on s’appuie sur une importante base de données empiriques pour saisir la réalité de ce phénomène. Depuis 1997, on a comptabilisé en Congo plusieurs faits de violences politiques, souvent localisée dans le Pool. Elle est par ailleurs très rarement létale : ce sont en grande majorité des obstructions, des dégradations, des destructions. Celles-ci dégénèrent en violences homicidaires ou en « assassinats » sont surtout lié à l’approche des élections.

Face à cette structure d’Etat fermée et rétive à la conciliation, il peut y avoir des rapports tendus : l’épisode que l’on vient de connaître a MINDOULI en témoigne. On observe une sorte d’autisme d’Etat, lié à une fonction publique sûre d’elle-même et méfiante vis-à-vis du dialogue populaire. Cela tient à la structure de l’Etat, mais aussi à la logique républicaine congolaise, qui prescrit l’absence de concertation entre l’Etat et le peuple. Ainsi les partis ont une place très faible : seulement un article y fait référence dans la Constitution. Ce fonctionnement de l’Etat paraît anachronique à l’heure où les citoyens demandent d’être davantage associés à la décision par des dispositifs participatifs. Pour le moment, ces mécanismes sont particulièrement sectaires ou parcellaires chez nous : ils sont désormais assez fréquents dans la partie Nord, mais ils ne sont pas vraiment décisifs dans l’élaboration des politiques publiques nationales.

Ce qui explique l’intensité de la contestation congolaise. Le faible rôle du Parlement par rapport à la puissance de l’exécutif en dit long.  Bien souvent, il apparaît comme un instrument visant à faire passer les lois que le gouvernement a décidées.

Tout d’abord, la violence imputée malheureusement et injustement au peuple vient souvent d’une colère légitime, et il est difficile d’y échapper dans une communauté politique. La démocratie a été inventée pour transmuter cette violence de la rue en une colère du vote. Or ce pouvoir dont soutient MVOUMBA a un bilan plus que catastrophique. Il faut donc taire tout voix discordante.

Quand un pouvoir approche de son point de renversement, ce sont toutes les institutions du régime, et notamment celles du gardiennage symbolique, qui se raidissent dans une incompréhension profonde de l’événement.  On remarque ici le réflexe l’usage bien rodée des faux fuyant du pouvoir face aux mouvements contestataires lorsque ces derniers atteignent un certain seuil de « débordements », souvent ancrés dans un usage de la violence physique et matérielle. En témoigne l’actualité sociale Congolaise de ces derniers mois, fortement marquée par les actions sporadiques, soutenues par la majorité de l’opinion publique mais dont les manifestations de violence sont jugées inquiétantes par la quasi-totalité de la classe politique et des médias acquises la cause du pouvoir. On remarque aussi un ahurissement et une consternation de la part de ces derniers devant la violence des scènes « d’émeutes », de saccages, d’incendies, d’altercations avec les agents de police, de casses…  Comme si les actes et les propos violents des populations du POOL sortaient de nulle part.

MVOUMA le sait cette délégitimisassions de la violence comme arme de contestation et de protection politique repose sur l’idéal moral et politique du monopole de la violence légitime par l’État. La violence de la DGSP appelle la violence des populations du POOL.

Pourquoi ce monopole, fruit du consentement des citoyens, permet ainsi à l’État d’être le seul à pouvoir exercer une violence sur son territoire de manière légitime, par le biais de ses bras régaliens — la police, l’armée ou la justice doit être tolérer ? Cette légitimité repose cependant sur la conformité au droit et à l’équité, dont l’évaluation est directement accordée aux représentants individuels de l’État. Un policier détient alors tout le pouvoir d’être violent à l’égard de manifestants, en toute légitimité, si ce geste découle d’un besoin d’auto-défense ou de protection des autres citoyens. Or ici c’est isolé et disproportionné.

La violence, elle est plus tous les cinq ans, quand des millions d’ouvriers, d’employés, d’étudiants pauvres, de retraités pauvres, de femmes qui élèvent seules leurs enfants, n’ont plus rien. La violence est aux Urgences des Hôpitaux Publics sommés d’être rentables. La violence est dans les impayés qui s’amoncellent. La violence est dans les usines, dans l’intensification du travail, les concurrences entre salariés organisées. Les profits s’envolent, les maladies professionnelles ont plus que doublé et sacrifiées. Ce sont des vies d’angoisses, de peines. Des vies où se soigner devient difficile et où les corruptions tirent intérêts des plus faibles. La violence, ce sont les cantines des enfants impossibles à régler, les enfants qu’on massacres dans la rue, sous prétextes de combattre les délinquants. Certains diront que ce n’est pas de la violence d’État. C’est que le bât blesse car nous sommes là en plein dedans dans l’exploitation abusive du système SASSOU, l’habituel des violences économiques et de l’apothéose du coffre-fort.

NON monsieur HELLOT MAMPOUYA, Qui a empêché le recrutement des ex-combattants du POOL et embaucher des mercenaires qui crée des violences au POOL ?  Pourquoi les médiateurs désignés dans cette crise ont été délaissé pour ramener le débat au niveau politique ? ? Qui laisse les trésors continuer à payer les voyous aux col blancs à faire leur business et blanchir les profits ? Qui supprime les divers impôts sur les fortunes obscènes et impose des impôts sur le bas peuple ? Qui installe l’éducation a deux vitesses on supprime le CEPE et autres enseignements mais leur enfant continue de suivre un enseignement exemplaire et glorifiant ? PAUVRE MAMPOUYA

Ils sont à MPILA, ils sont aux directions des ministères, aux directions régionales des ministères. Ils dirigent les préfectures et Agences d’État. Leurs amis – car depuis les écoles du pouvoir, ils chassent en réseaux, en clique, en gang – peuplent les conseils d’administration des meilleures entreprises.

Ils sont jeunes, arrivés au top en brûlant les étapes, d’une certitude d’eux-mêmes ébouriffée, que toute leur « réussite » renforce. Ils se croient tout permis, les audaces, les mépris. N’ont-ils pas cassé les hiérarchies d’hier, dans l’État et les partis ? Quelle arrogance !!!

Que font-ils ? Ils mentent comme mentent leur parent, ils cognent comme leurs parents cognent, ils passent en force car toute leur vie et leurs relations assurent cette Noblesse de son impunité. Laisse-moi passer ou tu meurs.  Ils ont cassé le code du travail et rendus, de plein droit, les patrons voyous ; cassé l’impôt progressif ; cassée l’égalité d’accès à l’université ; cassées les libertés publiques en institutionnalisant l’état d’urgence ; etc. Ils cassent l’assurance-chômage, les retraites, les emplois publics, le statut de la fonction publique, etc. Ils cassent plus fort et plus profondément. Les casseurs, ce sont eux ! Et on dit que le POOL est un département violent. Pauvre MVOUMBA.

Jean-Claude BERI

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