Par Jean-Claude BERI
Une énième escroquerie politique de sassou envers la jeunesse.
« Si l’on ne donne pas à la jeunesse congolaise les moyens de se développer, ils se créeront dans leur tête une patrie imaginaire, ou le tribalisme, le repli sur soi, le rejet de l’autre, le banditisme ,l ‘intégrisme et le fanatisme feront le reste : au bout de l’exclusion, on trouve souvent la délinquance et parfois la violence gratuite » Michel Rocard
Depuis quarante ans que SASSOU ne ressasse des slogans sur slogans pour diluer dans un verre d’eau la réalité catastrophique que traverse la jeunesse congolaise : 2024 années de la jeunesse ! Cela n’a pas suscité un réel engouement au sein de la population jeune du Congo. Pire ce énième slogan provoqué un séisme d’hérésie, de moquerie. Se rend –il ne compte qu’aucun de ses ministres n’a réellement pris au sérieux ce qui est devenue sur les réseaux sociaux la blague de l’année. A moins de 90 jours de l’annonce, chaque ministère affute déjà sa stratégie pour tirer profit de ce que rapporter l’opportunité de se faire des sous.
Ce qui serait une première depuis 40 ans dans ce petit pays d’Afrique centrale souvent présenté comme un îlot d’instabilité dans la région, mais surtout qui ne cesse de plonger dans la profonde crise politique qui agite le Congo. Comment un pouvoir aux antipodes de la rigueur financière, peut-il prétendre créer 90.000 emploi en une seule année 2024 ? Déjà voici plusieurs années que SASSOU est très durement critiqué pour sa gestion et sa gouvernance prédatrice couplé de clanisme conséquent à la tête de l’État. Tout ceci dans une atmosphère de fin de règne marquée du sceau de la dérive autoritaire, entre exercice violent du pouvoir et libertés remises en cause.
Comment ce gouvernement va-t-il créer des emplois dans un secteur rural dont la part belle est faite aux étrangers, libanais, Rwandais et Ouest africain… ? Bien que l’idée soit louable. Cette stratégie de création d’emplois s’étend au-delà du secteur public, avec un engagement clair à donner un nouvel élan au secteur privé serait, a mon sens intenable. Les mesures prévues incluent la formalisation des emplois dissimulés et l’encadrement des activités rurales et artisanales, créant ainsi un écosystème favorable à la croissance économique et à la stabilité. Ce sont que des mots, tout le monde sait le cadre congolais de l’emploi est bloqué par une gouvernance opaque, totalement englué dans une corruption a toutes les échelles. Les décisions de SASSOU sont souvent transformées une sorte de ballons d’essai qui permettent à ses ministres et rejetons de s’engouffrer pour s’enrichir.
Le problème des jeunes est beaucoup plus complexe que le fait de leur miroiter un emploi illusoire. Le pouvoir a-t-il consciente qu’il n’y avait pas une mais plusieurs jeunesses, divisés en différents groupes aux attitudes sociopolitiques différenciées : les jeunes protestataires ayant étudié mais sont rejetés arrives sur le marché de l’emploie, les révoltés qui pensent que la république leur doit un avenir décent, les désengagés qui se sont désolidarisés de la politique. En un mot le Congo devrait faire son auto critique sur l’avenir de la jeunesse. Surtout pas l’annonce de ces mesures prises à la va vite sans réel expertise de fait.
La jeunesse ? Quelle jeunesse ? Elle est en effet fort diverse selon les pays, les idéologies et l’origine sociale. Dans son ensemble la question est trop vaste pour être traitée de façon approfondie et dans bien des cas, faute de documentation sérieuse, on en est réduit à s’appuyer sur des informations souvent tronquées ou les impressions personnelles d’un témoin oculaire.
SASSOU se rend –il compte qu’il a détruit l’éducation au Congo. De nos jours, l’éducation est plus que jamais un élément essentiel pour réussir dans un monde en constante évolution. Que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, acquérir des connaissances et des compétences devient de plus en plus crucial pour s’adapter aux changements rapides de notre société. Nous pensons fermement que l’éducation est la clé du succès.
L’éducation permet d’élargir notre compréhension du monde qui nous entoure. En étudiant différents sujets, nous acquérons des connaissances qui nous aident à mieux comprendre les enjeux sociaux, économiques et politiques. Cela nous permet d’avoir des discussions informées, de prendre des décisions éclairées et de participer activement à la société. En somme, l’éducation nous permet d’appréhender le monde de manière critique et de nous adapter aux changements qui se produisent constamment. Pas seulement de « MBOCHITISER » le pays.
Une jeunesse bien éduquée contribue à une société plus éclairée. L’éducation donne aux individus les outils nécessaires pour remettre en question les idées préconçues, pour analyser de manière critique les informations et pour prendre des décisions éclairées. Une société éclairée est une société dans laquelle les citoyens sont mieux à même de comprendre les enjeux politiques, sociaux et environnementaux. Cela favorise la participation citoyenne et contribue à la construction d’un monde meilleur pour tous.
Cette succession de slogans est une insulte faite aux jeunes congolais. En conclusion, dans un monde en constante évolution, l’éducation est incontestablement la clé du succès. Elle nous permet d’élargir notre compréhension du monde, de développer notre adaptabilité, d’accéder à de meilleures opportunités professionnelles et de contribuer à une société plus éclairée et plus démocrate. Que ce soit pour notre développement personnel ou pour notre réussite professionnelle, l’éducation joue un rôle crucial. Il est donc essentiel de continuer à investir dans l’éducation, à tous les niveaux, afin de relever les défis de notre monde en constante évolution. SASSOU revoit ta copie.
De quoi a-t-il peur ?
IL ne se passe guère de jour sans nous apporter de nouvelles attestant le rôle capital de la jeunesse dans le règne politique du Congo. De groupements de jeunes apparaissent à l’avant-garde des combats politiques. Ce phénomène n’est pas nouveau : partout, à l’occasion de révolutions ou simplement de grands mouvements de masses, c’est généralement la jeunesse qui s’est trouvée en première ligne, poussée par son besoin d’absolu, son désir de changement, son courage et son dynamisme.
Nous souhaitons que la jeunesse congolaise puisse le plus tôt possible mettre l’énergie qu’elle déploie dans la guerre au service des travaux de la paix et de la reconstruction de sa patrie meurtrie. Qu’elle ne cède pas aux sirènes trompeuses d’un pouvoir aux abois.
DAC
Jean-Claude BERI

Une énième escroquerie politique de sassou envers la jeunesse.

























































































































































































































































































































































































































































































