Pont Route-Rail sur le Congo, le serpent de mer
« Le dossier figure parmi les chantiers stratégiques portés par la Première ministre de la RDC, Judith Suminwa, qui s’est réunie avec des experts pour…. » et bla bla bla
Beaucoup d’eau aura coulé sous le viaduc avant que le…pont sur le fleuve Congo voit le jour. Cette semaine encore « Jeune Afrique », (14 novembre 2025) en a fait ses sous et ses choux gras. Le canard en ligne faisant payer à ses lecteurs son article sur ce serpent de mer. Point n’est besoin d’être clerc pour imaginer le scoop : Il n’y aura point de Pont.
Circulez, il n’y a rien à voir.
Les gouvernements des deux rives ont chaque fois tenté des renversements faisant croire en l’efficacité économique de l’infrastructure pont-route-rail qu’ils ont à cœur de ne pas réaliser tant que ces « mal élus », seront en vie. Et puis, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient. »
La déconstruction est un mode opératoire dont les Congolais font les frais avec la grâce acharnée de la DGSP. Ca casse à tours de bras ces temps-ci. « Il n’y a rien de construit qui ne soit réduit à néant. Même le peu que les colons ont laissé vous sera ôté » a décrété le bâtisseur infatigable.
« Et pourquoi détruire les maisons des parents qu’on abandonne dans la rue (?) » se demande Grégoire Gayino qui cite Nietzsche : « Celui qui lutte avec des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui-même. »
Pourquoi se donner la peine de construire quand c’est plus facile de démolir ? Là ou La Chine construit des iles-aéroport sur la mer (à faire se retourner dans leurs pyramides les Pharaons ), le Pont sur le fleuve Congo est une construction réalisable en un tour de main. Ne parlons pas de financements : ils existent dans les minerais à L’Est, dans le pétrole, le bois etc. Ce n’est pas que L’Afrique Noire de René Dumont « est mal partie ». La vérité est qu’elle n’est jamais partie. Les dirigeants Africains ont une « façon exagérée de vivre le monde » (Bruno Frappa) Nicolas Sarkozy a eu beau chercher dans l’Histoire, en fait L’Afrique n’y est jamais entrée. Elle erre dans l’impensée. Comme un prisonnier dans sa cellule.
Passeur de projets
Souvenons-nous, le Pont sur le Congo a existé dans les têtes des artistes Franklin Boukaka, Grand Kallé Jeff, peut-être aussi dans celles de Savorgnan de Brazza et Stanley Morton. Sauf que ce Pont est un projet du même tonneau que le Barrage de La Sunda, bébé mort-né de Youlou que Pascal Lissouba, un plaisantin, voulut ramener à l’existence. Aujourd’hui, Sassou, oiseau qui fait ses œufs dans les nids des autres, s’assoit dessus.
« La Chine pense, son imagination crée ». Voyez les travaux des Dragons asiatiques : quelle arrogance ! C’est à faire pâlir de jalousie les anciens constructeurs des Pyramides. Un aéroport sur une ile artificielle qui n’a jamais existé : ce peuple est un « passeur de métaphysique ».
Les puissances africaines des deux rives avaient récemment pris le parti de construire l’ouvrage entre Maloukou et Maluku, c’est-à-dire les deux points topographiques les plus éloignés l’un de l’autre, les plus couteux, les plus complexes. Pour ceux qui n’ont encore rien compris, le message était clair : « le pont, vous pouvez l’oublier. »
Ntoumi
L’argument des Ninja susceptibles de démolir l’ouvrage pontife, arrange les ingénieurs du statu quo. Aussi ont-ils jeté leur dévolu sur la déconstruction puisque soucieux de s’éterniser à mort au Pouvoir, ils ne voient pas pourquoi la rébellion Kongo ne sera pas obsédée par l’hypothèse du sabotage permanent ! Donc pas de Pont, pas d’emmerdes ntoumistes.
Le viaduc est une opportunité des Kongo et des deux Congo. Que j’exonère ou que J’accuse la Chine rien n’excuse l’irréversibilité. Jeter un pont à Ngombé Dima désenclaverait Luozi, Boko et le Pool. Quad il sera jeté entre Kombé-Kisunka ça fera une économie vis à vis de la Banque Mondiale.
C’est de l’ordre du faisable. Mais ce serait sans compter avec l’intransigeance des Kongo de Matadi, en raison du tort que le « port de Pointe-Noire causerait à leur positivisme ». C’est que des trois Kongo (Angola, Kongo et Kongo) le risque demeure et l’émulation n’est pas en reste. Le Kongo du Centre redoute de boire la tasse avec une Angola et un Congo du Nord tenant le leadership de l’émergence inférée par le Pont route rail Brazzaville Kinshasa. CQFD.
Bref, les goulots d’étranglement sont à la manœuvre. Il y a de l’eau profonde à Boma. La bêtise profonde aussi. Pointe-Noire jetterait les plans de développement du Kongo Central à l’eau (dixit l’intégrisme local).
En définitive, l’ennemi du Kongo c’est le Kongo ? Mais la passeuse de philosophie Kétia Safou avait raison ! L’ennemi de l’Africain c’est le Kongo ? L’ennemi de l’émergence c’est la vengeance. Axelle Kabou le supputa : il y a un refus d’émergence chez l’Africain. Sassou l’anti-Durring bloque. Les Kongo du Médian bloquent. Les Baluba de Tsisékédi itou. Tout le monde sauf personne ne veut de ce Pont. Personne sauf tout le monde et tutti quanti.
Quiconque sera piqué par l’idée de ressortir ce serpent de mer méritera d’être pris en charge par la Déontologie du Garant Systématique Pataphysique ( DGSP).
Mwana Potal
https://www.congopage.com/pont-route-rail-sur-le-congo-le-serpent-de-mer






























































































































































































































































































































































































































































































