LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, UN ÉTAT EN DÉLIQUESCENCE

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LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, UN ÉTAT EN DÉLIQUESCENCE

Par Jean-Félix DEMBA NTELO, Président de la Fédération de l’Opposition Congolaise (FOC)

LA POSITION DE PRINCIPEDE LA FÉDÉRATION DE L’OPPOSITION CONGOLAISE (FOC) SUR LA SITUATION POLITIQUE DU PAYS LA POSITION DE PRINCIPE DE LA FÉDÉRATION DE L’OPPOSITION CONGOLAISE (FOC)

La FOC est un groupement politique né dans la ferveur de la mobilisation populaire qu’a connue le Congo en 2015 et 2016.

En 2015 le peuple Congolais s’est levé comme un seul homme contre le changement de la Constitution orchestré pour permettre au Président du PCT de briguer un troisième mandat au sommet de l’État. En 2016, au premier tour de l’élection présidentielle, ce même brave peuple a assuré un triomphe électoral inédit au Général Jean-Marie Michel MOKOKO.

Conscient des aspirations au changement clairement exprimées à ces deux occasions par le peuple, des forces politiques décidèrent de s’unir dans le cadre d’une coalition à trois composantes : l’IDC, le FROCAD et la CJ3M. Leur dynamique a engendré une 4ème plate-forme, cette année : la Délégation permanente des Congolais de l’Étranger (DPCE), qui permet à la FOC de mobiliser les compatriotes au-delà des frontières du territoire national !

Neuf années se sont écoulées, depuis l’emprisonnement arbitraire de deux de ses leaders, Jean-Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI-SALISSA, condamnés pour leur engagement politique, à 20 ans, par des magistrats aux ordres, motivés et fanatisés.

Malgré le départ de certains de ses membres fondateurs, grâce à la solidarité et la fidélité du dernier socle de ses membres, la FOC demeure organisée et mobilisée, pour contribuer à la victoire certaine du combat engagé depuis 2015/2016 pour le changement et l’alternance politique au Congo.

Elle souscrit à toute initiative politique qui concourt à l’unité d’action des forces d’opposition véritablement acquises au changement. Mais elle s’oppose avec fermeté aux aventures et toutes formes d’actions isolées, souvent menées par des compatriotes, en intelligence avec les officines manipulatrices du pouvoir, sur fond de corruption et de mercenariat politique.

Trois décennies après le retour au pouvoir par les armes, du PCT, en 1997, la mauvaise gouvernance a plongé le pays dans une crise multidimensionnelle. Crise caractérisée par les faillites en cascade, qui n’épargnent aucun secteur vital tel que : l’éducation, la santé, l’alimentation, l’électricité, l’eau potable. Les équipements et les infrastructures de base, les services n’y échappent pas. Aucune catégorie sociale n’est épargnée, mais la jeunesse en paie le plus lourd tribut ; avec les assassinats ciblés et programmés sous prétexte d’éradiquer le

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Le phénomène dit des Kulunas, engendré par le régime, d’après les aveux publics des dignitaires du PCT.

À la faillite et la ruine de la presque totalité des secteurs vitaux, au quadruple plan économique, social, culturel et sportif, il convient d’ajouter l’abyssal endettement qui place le Congo parmi les pays africains en tête de peloton des pays asphyxiés par le poids de la dette, malgré les énormes recettes générées par l’exploitation des ressources pétrolières, minières, forestières, halieutiques… hélas par des sociétés étrangères.

Pendant que l’écrasante majorité des Congolais est condamnée à la précarité, à la misère et aux privations diverses, une minorité de privilégiés, membres de la famille, du clan, de la tribu, de l’ethnie du Président, rejoints par une kyrielle d’opportunistes indécrottables et invétérés, se partagent à coup de milliards de milliards de CFA, en siphonnant le trésor public, les fruits des immenses richesses de notre pays.

Sortis du néant, certains de leurs villages, des individus, tenants du pouvoir familial, clanique, tribalo-ethnique, affichent en toute impunité, sans retenue, avec arrogance et mépris des Congolais, leur richesse acquise par le vol et le pillage des deniers publics.

Face à la détermination du PCT à se maintenir au pouvoir, y compris par la violence, la FOC a clairement rejeté les options ou les vraies-fausses solutions ci-après comme voies de sortie à la crise qui tenaille le pays :

– La participation aux parodies d’élections dont les résultats en faveur du PCT sont connus à l’avance ;

– Le recours à la violence ; se référant ainsi à la posture du Général MOKOKO qui disait « préférer les guerres qu’on évite, à celles qu’on gagne, car toute victoire guerrière se gagne au prix du sang des innocents ».

– Les combinaisons et autres magouilles politiciennes fondées sur la corruption, la concussion, l’achat des consciences etc..

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La FOC a opté dès sa mise en place, pour une solution politique à la crise multidimensionnelle actuelle, assise sur les trois préalables suivants :

1. La libération sans conditions des prisonniers politiques, Jean-Marie Michel MOKOKO et André OKOMBI-SALISSA ;

2. L’adoption et la promulgation d’une loi d’amnistie générale, garantissant la sécurité et le retour au pays, de tous les Congolais contraints à l’exil ou menacés politiquement ou physiquement dans leur liberté et leur existence ;

3. La tenue d’un DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, dont découlerait un large consensus sur la refondation de la Nation, la restauration de la République et la réhabilitation de l’État dans ses fonctions régaliennes. Ces trois entités ayant été dévoyées par des décennies de violence, d’intolérance et d’exercice tyrannique du pouvoir.

Du consensus sorti du dialogue national inclusif découleraient :

– Une période de transition (durée à déterminée) en vue de la restauration des fondamentaux de la Nation et de la République ;

– Ainsi qu’un processus en vue d’élections libres, transparentes, pour la restauration du processus démocratique interrompu par le coup d’État du 5 juin 1997. Les trois préalables ci-dessus posés ne sont pas à considérer comme un cadeau à attendre de pouvoir actuel, mais plutôt comme le résultat d’un changement du rapport des forces. Cette inversion du rapport des forces sera le fruit de l’union de toutes les forces politiques d’opposition, auxquelles s’adjoindront inéluctablement les organisations et personnalités de la société civile ; fruit de la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui aspirent et œuvrent ouvertement ou discrètement pour le changement, avec le soutien du peuple Congolais, victime de la mauvaise gouvernance actuelle du pays.

Brazzaville le 12/12/2025

Pour le Présidium de la FOC,

le PrésidentJean Félix DEMBA-NTELO

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