Congo-Brazzaville : Mars 2026, on s’achemine vers un recommencement sans fin !

Jean-claude BERI

Le Congo Brazzaville est sous les feux de la rampe depuis que le président Denis Sassou Nguesso a réussi a imposer son plan, avec la bénédiction des caciques de la francafrique. Sa volonté de tenir des élections en 2026, sans aucune modification de son calendrier a poussé l’opposition politique à muscler son discours et ses actes.

En effet, l’opposition au lieu d’aplanir ses divergences pour organiser la lutte dans le cadre d’une plateforme d’actions contre le dictateur qui a fait le choix de descendre dans la boue avec sa progéniture pour la conservation à tout prix du pouvoir. Sassou est sur les traces d’anciens dictateurs comme Gnassingbé père et Blaise Compaoré.

Clap de fin pour le projet de rassemblement de l’opposition contre le gouvernement de Colinet MAKOSSO. Les préparatifs ont été médiocres voir bâclés et le PCT s’est ravisé dans des conditions peu glorieux pour mettre un terme à cette initiative. Un positionnement qui de passage en force qui se dessine dont Pierre MOUSSA mobilise déjà   pour la séquence post-2026 ?

Pour commencer, peut-être est-il utile de faire ce constat : l’opposition, telle qu’elle se déroule, paraît bien essoufflée, décalée et sans grand intérêt pour les citoyens.

Difficile d’évacuer cette situation : le gouvernement actuel accuse bien des difficultés. En apparence, prévalent dans son discours officiel convenu la cohésion et l’unité. Mais l’ordre de marche en vue des élections de 2026 nourrirait plutôt une compétition et une rivalité. C’est que, l’opposition, dans l‘exercice de leur droit, n’arrivent pas à s’investir pleinement dans leur mission. À quoi bon ? Ceux de la majorité n’ont pas d’autre choix que de « suivre » leurs trois groupes respectifs, à savoir le PCT, le clan familial et la volonté des officines du clan.

Quant à l‘opposition, ils s’estiment, non sans raison, marginalisés par toutes sortes d’actes : refus d’une commission révision des listes, absence d’un réel rapport de force capable de se mesurer au diktat du gouvernement, majoration concertée entre une frange de l’opposition et le pouvoir en place

Rien d’étonnant dans ces conditions que l‘abstention se soit durablement installée. Qu’en est-il maintenant du côté de l‘opposition ? Est-elle unie ? Pas vraiment. Pèse-t-elle encore sur elle des contraintes sur l ‘élection future ?

Au final, comme pour complexifier ce processus, il paraît judicieux de mentionner un certain subjectivisme extrêmement prégnant entre NTOUMI, DAVET, MIERASSA et MATHIAS DZON. Ce subjectivisme ne favorise pas un climat unitaire, conjoncturellement apaisé. Tant s’en faut. Autant dire que l’opposition avait là tous les ingrédients pour entretenir et justifier un rapport de force.  Elle a démontré son égoïsme et son incapacité apprendre de la hauteur. Ce qui conduit à l’apparition des idées de diversion. La ou il faut construire le rassemblement on parle de primaire de l’opposition. Ignorant que les primaires construit le lit des leaders opportunistes et sans projet politique convaincant.

Conséquence :

·        Une perte de temps et d’orientation des citoyens

·        Une dispersion inutile des forces

·        L’éclatement de l’opposition

Vous le savez, chers citoyens tant qu’il y aura de changement de paradigme les élections se ressembleront et les citoyens seront toujours spectateurs du résultat de sa désunion, et dans les travées, sur les strapontins, accrochés aux branches des arbres, la majorité du public, nous, les Congolais dindons de la farce, de ce jeu de dupes qui à chaque élection, recommence encore et encore.

6 millions d’habitants comme formant un seul et unique pays. Voilà 28- ans que SASSOU NGUESSO règne sur le pays en jouant les uns contre les autres, en armant les oppositions rivales et en jetant de l’huile sur le feu des conflits locaux, en emprisonnant certains plus virulents, Mais le Congo post-SASSOU devra tant bien que mal se construire sur ces cultures et ces forces politiques extrêmement divergentes.

Les Congolais mécontents et se sentant ostracisés par la corruption et la stagnation économique favorisées par le gouvernement de SASSOU doivent s’auto- constitués en petits groupes de résistants et non plus attendre les ordres d’une opposition qui montre de plus en plus son incohérence.

Son heure de gloire est au plus bas, SASSOU offre aux leaders de l’opposition de grosses sommes d’argent, des voitures et des armes – sans oublier, de temps à autre, une école ou une route goudronnée dans leur région – pour récompenser leur infidélité. LES NTOUMI et TSATY MABIALA ne sont pas si dupes que ça. Un système qui a plutôt bien fonctionné jusqu’à maintenant. Mais les caisses de SASSOU se sont vidées. Les grands leaders de l’opposition pourraient ainsi voir d’un bon œil l’arrivée d’un nouvel homme fort plus riche avec qui ils pourraient maintenant traiter. Il est toujours dans l’intérêt de ces leaders d’avoir un dirigeant soumis à leurs desiderata, souligne un analyste politique du FOC. “Il ne fait aucun doute que les oppositions congolaises n’attendent pas une démocratie qui les mettrait sur un pied d’égalité avec les autres congolais.

A chaque élection c’est un éternel recommencement sans fin ! Ce sont « des petites difficultés », qui, semble-t-il, font toujours obstacle à la concrétisation d’une alliance de l’opposition responsable !

Certes, le partage des responsabilités est, sans doute, légitime entre des partenaires politique qui prétendent représenter une alternance au pouvoir ! Le but étant d’avoir un maximum de militants pour son parti, d’être bien vu dans sa région, et de ne pas froisser l’électorat clanique de chaque couleur politique. Il ne s’agit pas de voter pour un projet politique mais de choisir un homme ou une femme de sa région d’où certais trouve des circonstances atténuantes pour un NTOUMI massacreur des siens mais le seul qui parle du POOL et se défend.

Mais aux yeux du peuple congolais, alors même que nous vivons au rythme de scandales et de crises, la dernière étant l’arrestation de LASSY MBOUITI, l’opposition renvoie une image inerte semble assister passivement à tous ces maux qui rongent notre société ! Les leaders donnent l’impression de mieux s’intéresser à une question de place, et de positionnement dans la hiérarchie, alors même que les citoyens vivent dans un climat de terreur, pistés par une police d’Etat clanique incontrôlable qui ne prend pas de gants avec des arrestations intempestives. On aura noté que les hostilités entre les chefs de l’Opposition se situent également autour de la candidature présidentielle, chacun ne voulant s’installer au pouvoir pour hériter d’un titre honorifique, n’exerçant aucune influence sur les affaires du pays.

Du coup, les négociations sont interminables voire bloquées ! En attendant, le gouvernement et le PCT continuent sans souci avec sa stratégie politique désastreuse, les yeux fixés sur les prochaines élections qu’il veut gagner à n’importe quel prix : débauchage des adversaires, contrôle des institutions avec la bénédiction du chef de l’opposition donnant son feu vert à la Commission des élections pour contourner les négociations, extension de la route et des chantiers de travaux d’infrastructures routières un peu partout ! Des initiatives censées faire oublier les secousses dues à un nombre incalculable de scandales : mariage luxueux coutant au frais du trésor public, allégations de pots-de-vin contre des alignements politiques farfelus   au projet scandaleux de SASSOU, faissant entrevoir un système mafieux, etc. Pour l’heure, à part son rôle qui se résume à la corruption de l’opposition, avec son incapacité à concrétiser la nation, cette élection renvoie d’ores et déjà à l’image d’un recommencement sans fin ! Sans un vrai réveil de consciences, mars 2026 le Congo sera encore dans les abimes d’un pays sous emprise des NGUESSO !  PAUVRE CONGO

Jean-Claude BERI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *