Le peuple uni ne meurt jamais

Le peuple uni ne meurt jamais

Jean-Claude BERI
Effacé du jeu parlementaire en ces temps de suffrage populaire, l’homme du peuple n’en est pas moins présent dans les discours importants sur les sujets de grandes importances du Congo. Les dirigeants dévoilent des figures du peuple, autant faire-valoir que repoussoir. Dans ces représentations, : « Il a deux faces. Il est à la fois un danger et une possibilité : il menace l’ordre politique en même temps qu’il le fonde. » Aussi bien à travers les archives qu’il tente de réécrire que dans la presse, les conceptions apparaissent, se font face, se répondent et surtout se préparent à l’affrontement, mars 2026 s’annonce cruciale.
L’émergence d’une représentation d’un peuple soumis et contraint au silence en matière politique trouve ses origines dans les questions débattues à cet instant et rassure les gouvernants dans l’idée que les classes populaires ne s’inviteront pas violemment dans les affaires politiques. Face à cette image d’un peuple absent surgit celle, plus difficile à déceler, d’un peuple engagé, d’un peuple en attente d’une étincelle pour allumer le feu.
Le cri d’alerte d’un Congo en sursis depuis plusieurs années a atteint son paroxysme depuis les massacres de la DGSP, la scène politique congolaise s’enfonce dans une crise systémique faite d’atteintes à la dignité humaine, de déchéance morale, de délabrement des institutions et d’un affaissement total des repères collectifs le tout sur un repli sur soi inquiétant.
Dans ce contexte, chaque voix qui s’élève contre cette déchéance vaut son pesant d’or. C’est dans cet esprit que le Peuple veut se réapproprier le droit d’agir pour ses droits bafoués sur les réseaux sociaux et sur l’espace congolais laissé trop longtemps à la merci des usurpateurs et des diviseurs de la république. Cette attitude n’est pas un simple coup de colère passager, mais un acte d’indignation citoyenne, une réaction contenue depuis des lustres face à une situation devenue insoutenable. Il s’inscrit pleinement dans ce que nous appelons ici la Révolution contrôlée : non pas un soulèvement aveugle ou manipulé, mais un sursaut de conscience, un éveil collectif de dignité face à la déchéance nationale.
Nous rappelons que cette Révolution Contrôlée n’est dirigée ni contre une seule personne, ni uniquement contre un régime politique. Elle s’élève contre tout ce qui déshonore notre humanité : L’indifférence face à la misère, la banalisation de la corruption, la glorification de l’impunité, la soumission volontaire à la médiocrité, le silence complice devant l’injustice et la violence. Un cri qui en dit long sur la confiscation de l’État. Dans le processus de cette Révolution contrôlée, un fait particulièrement inquiétant est mis en lumière : la privatisation de la sécurité nationale, devenue, selon leurs propos, le « domaine réservé » du seul chef de l’Etat, lui seul décide où sécuriser, qui sécuriser. Les bébés noirs ne sont pas une invention de 2025. C’est une création de leurs services depuis 1998 et les auteurs de cette infamie sont connus. Nous l’avons longuement dénoncés ici. Ce n’est pas une force étrangère mais l’arme sécuritaire d’un système qui trouve son essence dans le projet du Coup d’Etat de 1997. Le président Lissouba le dénonçait déjà à son époque. dans cette video joint.
La réécriture de l’histoire par Le PCT ne peut pas effacer la conscience de tout un peuple. Ainsi, le voilà encore une fois brisé, ce lien d’amour et de confiance qui unissait le peuple à l’Etat. Voilà encore une fois le peuple congolais avec ses vieilles rancunes, l’émigration avec ses préjugés, le sacerdoce avec sa haine de la liberté, qui viennent se jeter entre la société démocratique et le pouvoir du fait d’un homme qui a déjoué tous les pronostics en alliant le mensonge et la perfidie de certains congolais par la corruption. Le peuple est devenu un objet, une marchandise a acheter, le pouvoir s’octroie le droit de tout sur un peuple qu’il manipule, ainsi tout un clan est devenu hyper-riche que tout le reste pays.
TSOUROU est assassiné parce lassé de ce mensonge d’état a osé » briser cette alliance du mal en cours poursuivi pour ces propos virulents mais non contestable contre le pouvoir en place, fut malheureusement broyé par les forces du mal qui ne souhaitait pas que la vérité soit révélée. le peuple congolais n’est pas le seul à remémorer ces vieilles oppositions. À la même période, plusieurs hauts cadres ont laissées leurs vies, pourtant de tendance modérée, (ADOUA, TSOUROU, MOTANDO,….).
Il ne se passe pas une semaine sans qu’une délégation du Parti Congolais du Travail (PCT), conduite par son secrétaire général Pierre Moussa, soit reçue à Oyo par Monsieur Denis Sassou Nguesso. L’objectif est clair : préparer le grand remplacement par le PCT par une architecture dédiée a l’émancipation du PCT comme le futur gardien de la morale et de l’idéologie unique de la politique au Congo. Rien ne peut se faire sans l’aval des caciques du PCT tous sont les yeux et les oreilles de SASSOU. Du Nord au Sud, l’est à l’Ouest, de YUKI à l’UPADS en passant par les petits partis satellitaires, le PCT a ses entrées et a verrouillé les consciences de ses leaders. MARS 2026, c’est dans la poche disent-ils tous aux PCT.
On nous annonce la fin de l’opposition, bien qu’elle tente de se réveiller. Le peuple est un tout, ceux qui veulent se séparer du peuple ne sont rien”, c’est une grande vérité, vérité qui pouvait alors paraître hardie, mais qui a reçu depuis son application dans tous ses développements. Que voyons nous en effet dans les deux camps ? D’un côté, un peuple tout entier, passionné pour l’égalité qu’il a conquise au milieu de tant d’orages et de souffrances ; un peuple éclairé, fier de ses droits, qu’il est bien résolu de faire respecter ; un peuple également éloigné des violences qui peuvent conduire au despotisme, et de la faiblesse qui autorise l’arbitraire ; un peuple enfin qui a besoin de repos et de paix, mais qui aime encore plus la liberté et qui veut la conserver à tout prix. D’autre part, nous trouvons quelques vieux débris du SASSOUISME. » qu’on veuille bien nous faire avaler
Le peuple uni ne meurt jamais. Avec la nouvelle dynamique en cours de construction nous allons nous relever, avec la prise de conscience des Congolais qu’on ne peut pas faire la politique comme des villageois inconscients, qu’il faut la stabilité politique pour construire dans la continuité.
“Le peuple ne rompt pas, mais il peut se plier tant qu’on voudra” : par ces mots aux accents faussement joyeux débutera la révolution contrôlée , d’un peuple qui n’a jamais baissé les bras face a une dictature féroce, et malgré les promesses électorales que la patrie vous taille déjà pour vous emprisonner sous les couleurs nationales faussement usurpées. Alors, loin du paradis, la mémoire peut se ressaisir, libre, lucide et désenchantée, comme autant de cruelles ou lumineuses saynètes initiatiques, les étapes de cette révolution contrôlée dont le récit va nous impressionnes par sa finesse, son ironie, son art de franchir des abîmes.
Nous sommes un peuple libre avec un idéal. Nous avons su résister dans des temps de détresse, nous devons garder cet esprit de résistance. Nous sommes ce peuple toujours révolté et toujours debout, jusque dans les épreuves les plus dures. Bientôt, des fous qui ont voulu assassiner la patrie de MATSOUA et de la SOLIDARITE de KIMPA VITA. Ces assassins ont tué des innocents qui portaient le Congo en eux et qui aimaient notre pays . Ils ont voulu tuer ce que nous sommes. Nous devons à nos morts et à nos blessés, à tous ceux qui resteront meurtris dans leur chair par les drames vécus , de défendre ce que nous sommes et de le protéger. Nos larmes ne sont pas sèches. Mais les forces de vie et de bonheur auront raison de la folie. La liberté vaincra. La Congo vaincra et se relèvera.
Jean-Claude BERI
Président du DAC