SASSOU lance des boules puantes tout en verrouillant le pays.

SASSOU lance des boules puantes tout en verrouillant le pays.

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Jean Claude BERI

Après une éprouvante séquence des communications manipulatrices pour déstabiliser l’opposition, Aujourd’hui, le pouvoir multiplie ses contacts de nuisances  sur les terrains des réseaux sociaux. Une façon d’essayer de renouer avec les Congolais, même si cela ne suffira pas à apaiser la colère, estiment les experts de la communication politique Congolaise.

SASSOU NGUESSO est hors-jeu sur la scène internationale, il est dans une politique rêvée et il a surestimé sa capacité d’influence, qui l’ont conduit au pire des scenarios politiques. Il n’écoute plus personne, sauf ceux qui viennent lui proposer des solutions difficilement envisageables.

On a envoyé le jeune RMS au casse-pipe, tenter de reconquérir les réseaux sociaux en amadouant une diaspora, elle-même en peine restructuration.  SASSOU avait misé sur un scenario qu’il affectionne beaucoup. Envoyé un ressortissant du POOL pour mieux appréhender les ardeurs d’une opposition de France taxée trop Poolois. Quoi de mieux « bango na bango »

Cela a suscité l’effet inverse. Seconde tentative, SASSOU envoie ses officines de déminage à la rescousse pour éteindre le feu avant qu’il n’atteigne les rive D’OYO. Combien de millions sortis du trésor va-t-il encore dépensés pour acheter à tout prix les consciences d’une diaspora qui refuse de jouer le jeu de l’autruche. Les réseaux sociaux ne sont pas la diaspora. On a beau tenté de réunir le clan du POOL pour faire valoir la candidature de NTUMI ou celle de SASSOU, le fait est que les réseaux sociaux en France ne sont pas l’apanage des POOLOIS. C’est perdu d’avance ! Ceux qui suivent cette logique ne sont pas dans le combat du rassemblement ou de l’unité. Ils sont dans l’utilisation mesquine de la fibre ethnique pour faire jouer leur camp.

Notre combat contre le système SASSOU doit être collégiale, loyal et unitaire comme cela a été depuis 1998. SASSOU NGUESSO doit savoir que s’il s’aventure davantage sur le terrain politique du tribalisme aggravé, il sera reçu, plus mal encore qu’un chien dans un jeu de quilles, comme un jeune loup à l’originalité, à l’allure et au talent redoutés à l’avance dans un milieu devenu à la fois étroitement conformiste et férocement carriériste. La diaspora a très bien cerné son jeu.

Alors que les sifflets font partie d’un certain folklore habituel des congolais, à la veille des élections SASSOU NGUESSO a toujours respecté la tradition de « l’homme de paix » qu’il a réinstaurée, ce qui justifie l’envoie de RMS à PARIS. Pourtant, l’année qui s’achève, ne lui a pas été favorable, force est de constater la volonté de certains responsables de la franc Afrique d’orchestrer cet événement visant à détourner l’attention de la diaspora non plus sur la politique intérieure, le couac des contours juridique des élections, l’esprit démocratique, mais sur un combat politique biaisée et cadenassée.

L’audace de SASSOU d’aller, au début du mois,  en Chine, sans vraiment le consentement politique de ses amis à Paris a jeté un froid dans la stratégie d’une campagne qui s’annonce explosive.

Pour appuyer sa méthode sanguinaire et à “haut risque”, des armes à destination de Pointe Noire ont été intercepté au Brésil sous le signalement des américains. Le dispositif conséquent sera “50 % plus important”, selon les experts militaires, que celui mobilisé,  en février 2021, pour l’élection truquée qui a couté la vie a Parfait KOLELAS qui d’ailleurs avait tourné au fiasco sécuritaire.

En revanche, cet évènement qui le touche directement amène une tout autre question : celle du fonctionnement de nos institutions, en cette période de gouvernance exécrable inédite et au moment même où la représentation nationale débat sur le projet de loi de gouvernance économique qui devrait se traduire, nous dit-on, par un effort d’économies inédit. Encore des fausses promesses. !

En effet, que dit notre Constitution ? « Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. » A-t-il autorisé l’évènement politique de ce 13 septembre 2025 ?

Constitutionnellement parlant, il n’y a donc pas de domaine réservé et c’est l’usage. Rien n’est écrit et tout est question de circonstances et d’hommes de paille savamment exploités comme le ministre de la Justice et celui des affaires étrangères pour distiller la propagande.

SASSOU et ses ministres (BININGA, NGAKOSSO, Florent TSIBA, Françoise JOLY… sur le terrain, une stratégie payante, nous dit-on !

SASSOU refuse de se laisser abattre et confie ses missions a des partenaires, qui selon lui, sauront faire face aux inquiétudes du moment. Une parodie de démocratie. L’année se termine fort avec  le début des scenarios catastrophes.

Et aujourd’hui ? Revoilà SASSOU, le président arbitre et homme de paix ! Celui qui dit chercher la meilleure solution pour le pays pendant qu’il fomente de petit coup d’état chez ses adversaires. Pour sortir du blocage, en s’appuyant sur la Constitution. Il a déjà la majorité de l’opposition dans sa gibecière. Avec la promesse d’être des nouveaux futurs grands ministres dans un illusoire futur gouvernement de transition. D’autres se lancent déjà dans la constitution des groupes étrangers, à qui on a octroyés, sans aucun respect juridique, la nationalité congolaise. Pendant ce temps les mercenaires affluent et les trafics d’armes s’accentue. Tout cela concourt à un seul objectif « SECURISER TOUT LE PAYS AVANT LE CONGRES DU PCT et SON INTRONISATION ». Autrement dit, il continue à faire de la politique du vol et la mal gouvernance. Cette ambiguïté peut-elle durer ?

Un président ambigu et manipulateur.

SASSOU appelle les responsables politiques à faire preuve de “responsabilité“, comme s’il y en avait, un seul de responsable, dans son gouvernement d’incompétent.  C’est vrai, la balle est dans le camp d’une vraie opposition. Ils ne peuvent plus se contenter d’expliquer qu’ils vont tous censurer leurs adversaires, ou encore peaufiner leur stratégie habituelle de la chaise vide. Le Président des promesses farfelues, le président de l’échec, le président garant des pilleurs, lui hausse le ton. Il est hors-jeu pour la démocratie, le hors-jeu, c’est dangereux.

Bricolage politique terrain de jeu du PCT?

Au lieu d’ajuster le modèle économique « oyosien » qui est arrivé au bout de sa logique de prédation, les élites ont poursuivi la spirale de l’endettement pour s’assurer une rente qui leur permettait d’alimenter leurs réseaux clientélistes avec le contrôle de ministères ou leur future reconduction. Un système financier qui s’apparentait à une « TONTINE Clanique » est mis en place, le bénéficiaire verserait 25% de sa cagnotte. Celui qui vole moins cotise moins et celui qui vole plus cotise plus. Quitte à vider les caisses de la république. L’exemple de Zidane est parlant.

Se pose désormais la question d’une sortie, que semble offrir le renouveau politique. Si les plans de relance et de réformes n’ont pas manqué dans l’histoire Congolaise récente, aucun n’est parvenu à convaincre les prêteurs internationaux, notamment en raison de blocages persistants liés au fonctionnement même du système : un mélange de népotisme, de clientélisme et de corruption institutionnalisée, que les élites politiques préservent comme une garantie de ressources intraétatiques.

L’absence d’une stratégie crédible et financièrement viable pour le système bancaire continue d’entraver la croissance et la reprise des dépôts, tout en donnant lieu à une économie de plus en plus basée sur l’argent liquide et informel, avec des risques accrus d’activités illicites. » Les banques ne prêtent pas d’argent pour investir et ne permettent pas aux épargnants d’accéder à leurs avoirs : pour les contraindre, la balle est dans le camp du gouvernement de Collinet MAKOSSO.

Si les conséquences sociales restent difficiles à mesurer, on peut toutefois dégager deux axes de tensions à venir. Sur le plan intérieur, la destruction de pans entiers des structures économiques et sociales de la communauté des commerçants du sud, la plus touchée par la précarité, a laissé des milliers de familles sans logement, sans travail et sans repères. Le risque serait de mépriser cet important segment de la population congolaise sous prétexte de son soutien à l’opposition, faisant ainsi le jeu d’un sectarisme politique renouvelé, dont l’exemple avec NTOUMI  a montré les fruits délétères.

Outre l’accroissement de ce fossé entre communautés des commerçants, l’enjeu externe susceptible de s’articuler à cette problématique interne est celui de l’attitude de l’ homme politique et pouvoir. Comment les élites au pouvoir réagiront-elles face à la continuation des opérations militaires ponctuelles, voire d’une nouvelle guerre au détriment de la souveraineté Congolaise ? Autant de points d’interrogation qui, au-delà des péripéties du jeu politique Congolais, vont marquer en profondeur le Congo.

L’ampleur et la portée de la dépression délibérée dans laquelle est plongé le Congo conduisent à la désintégration des principaux piliers de l’économie politique Congolaise sous SASSOU NGUESSO  . En attestent l’effondrement des services publics les plus élémentaires, la discorde politique chronique et débilitante et la fuite massive des cerveaux. Parallèlement, les classes moyennes et pauvres, à qui ce modèle n’a jamais bénéficié, supportent l’essentiel du fardeau de la crise. Ça ne peut plus durer !!

Le déni délibéré sur fond de dépression délibérée provoque des cicatrices indélébiles qui marquent l’économie et la société Congolaise. Plus de 10 ans après le début de la crise financière actuelle, le Congo n’a toujours pas tracé et encore moins entamé une voie crédible vers la reprise économique et financière mais on est apte à lancer des boules puantes sous la place de Paris pour un semblant de pouvoir qui patauge dans une guerre familiale immonde.

Le gouvernement Congolais doit de toute urgence s’orienter vers l’adoption d’une politique de redressement et de stabilisation macro‑financier crédible, exhaustive et équitable et accélérer sa mise en œuvre afin de prévenir un effondrement qui pointe à l’horizon de ses systèmes socioéconomiques et de mettre immédiatement un terme à la perte irréversible de capital humain. Tout autre démarche serait confrontée à cette réalité, sauf à vouloir faire imposer autre chose.

Jean Claude BERI

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