Au CONGO , une élection présidentielle biaisée

Jean-Claude BERI
Lors du vote des 15 mars 2026, le président sortant, SASSOU NGUESSO, sera certainement réélu, sans grande surprise avec des suffrages affolant vu la conspiration en cours. Mais l’opposition et les observateurs internationaux ont d’ores et déjà dénoncé des fraudes en ce début de campagne. Certains candidats ont été simplement expulsé jugé selon le PCT non conforme a la logique voulue par lui, avant la tenue du scrutin, Les congolais reviennent sur la longue détérioration du processus électoral depuis l’arrivée sanglante de SASSOU au pouvoir.
J’assiste aux élections congolaises depuis 2000. Le scrutin de ces dernières ont toujours été le fruit d’intenses batailles politiciennes entrain des violentes injustifiées. d’abord à l’arrestations des candidats pourtant reconnus officiellement, l’emprisonnement d’autres sur des bases absurdes « atteinte à la république » , pour enfin aboutir aux massacres à ciel ouvert des compatriotes d’un département entier condamnées au fatwa du PCT. Depuis ces évènements, nous sommes consternés devant les tribulations mesquines menées par le PCT pour s’imposer coute que coute. Les Congolais le savent et mènent une dénonciation acharnée suite à une féroce guerre de libération menée contre le régime minoritaire Mbochis qui s’est accaparé du pouvoir depuis 1998. C’est le début de l’obscurité permanente au Congo.
Plus rien n’est normal, ou je dirais n’est à l’endroit. L’éducation est trafiqué transformé en un mouvement sectarisé a coup de venin politique, le quotidien de jeune congolais est vite transformé et un objet de marchandage par le PCT. La corruption a gangréné toute la structure éducative, aucune filière n’est épargnée. Pire l’administration publique que dire. On pourra se perdre en conjectures sur les raisons du mal qui a rongé le Congo jusqu’à sa destruction en toile de fond, celle majeure qui l’explique et permet de la comprendre est cette propension à détourner la loi, à corrompre ses représentants et à préférer à l’intérêt général l’enrichissement personnel ou encore l’avantage communautaire. Au fil des années, le vol de l’État a été érigé en règle de gouvernement. L’État est une chose, un trésor à piller, un bien à exploiter, un butin à accaparer, des prébendes à distribuer. En somme une aubaine et une occasion de s’enrichir et d’enrichir les siens.
Seulement de 2000 à 2026 ils reviennent encore avec leur lot de mensonge et de promesses farfelues, un despote, un tyran, une ploutocratie, un gouvernement des riches ou par la richesse ou tout simplement un cartel d’élites au pouvoir soudés par des intérêts communs. Tel semble être le cas au Congo. Un remake de ploutocratie qui se déchirent entre elles. Des noms des sulfureux influenceurs sont cités pour accompagner une campagne sans saveur. Des ministres transformés en plouc ou bouffon de spectacle afin de marquer sa présence pour être récompenser. Les cas individuels n’étant que des figures singulièrement corrompues et conspuées par la foule, émergeant d’un terreau solidaire de dirigeants rompus aux techniques de détournement de la loi qui conduit in fine à la destruction de l’État. Tout le monde a déjà déposé son chèque au trésor attendant d’être payés. Quelle valeur ajoutée peut-on tirer d’une campagne ou il était censé présenter les avancés d’un Congo émergent, les préservatifs, les casseroles, les femmes objets a l’image d’EUDOXIE, la promesse de réhabilitation d’un CFRC dont il sont le vrais responsables de son dépouillement totale de sa ruine pire de son affaiblissent actuel, NDENGUET, OKEMBA, CLAUDIA SSASOU…. Pour beaucoup d’entre nous, l’Etat est encore loin de remplir les objectifs qu’il s’était lui-même fixé…dans la gestion du patrimoine immobilier congolais. Le cas du CFCO frise le scandale et la spoliation par un groupe érigé en bande organisée pour dépouiller le CFCO de tous ses bijoux. Sous prétexte de vouloir réduire la dette colossale de la société CFCO, l’état a entrepris dès 2000 à des opérations de cessions immobilières tous azimuts, pour quel résultat ?
Le sujet est crucial et c’est sans doute pour cela qu’on n’en parle jamais, de peur de déranger les grands caciques du pouvoir qui se sont emparés de ce gros gibier à dépecer. Quel est le moral des agents du CFCO qui voient tous les jours leur outil de travail transformé en cessions immobilières injustes et surtout insupportables quant en sait que ce fut le fleuron de l’économie congolaise. ? Pour s’occuper du destin « tragique » de ce patrimoine considérable, une authentique et incohérente politique de Spoliation a été voulue et décidée par le clan d’OYO avec l’aval de SASSOU NGUESSO, inspirée certainement par Emmanuel YOKA, alors ministre de la justice, afin de cadenasser juridiquement ses ventes toxiques des biens du CFCO. Des logiques ont été installées et outils ont été inventés. Les promesses de réhabilitation du CFCO sonne comme un leurre. https://zenga-mambu.com/2019/10/20/congo-brazzaville-des-ventes-toxiques-des-biens-du-cfco/
Mes amis voyez vous je le dis depuis 1998, les élections au Congo ne devraient pas intéresser les congolais car c’est un non-événement. Ce pouvoir entretien un lourd contentieux avec la nation. On ne peut pas continuer dans le mensonge et le favoritisme a l’outrance
L’instabilité du pays voulue et entretenue par le PCT a toutefois été marquée par des pogroms soigneusement dissimulés, menés de depuis près de 43 ans contre des dissidents supposés liés au mouvement de libération de Jean Marie Michel MOKOKO et OKOMBI SALISSA , rivaux de celui de SASSOU NGUESSO. Dés lors le pouvoir s’est juré d’appliquer le principe selon laquelle « on ne prépare pas les élections pour les perdre »Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci.
Jour après jour, méthodiquement, l’opposition se réveille s’organise tente d’organiser son face-à-face avec a ce pouvoir nauséabond et a ces inutiles élection présidentielle de 2026. Non seulement l’opposition n’est plus une option, mais la destruction de tout ce qui pourrait s’interposer entre elle et le PCT dans les mois a venir qui est devenue sa priorité. Peu lui chaut que depuis deux mois l’intensification de leurs revendications ait valu à cette opposition d’être jugée plus pertinente pour la démocratie que le PCT.
La « révolution citoyenne » qu’elle appelle de ses vœux sans avoir été, à ce jour, en mesure de la provoquer passe par une confrontation virile dans la rue avec « les aboyeurs pyromanes » des va en guerre. D’où l’appel des congolais à « l’autodéfense populaire », une autre façon de légitimer la violence tout en la condamnant officiellement.
Sans ce rapport de force nous permettant de s’inscrire dans une perspective de combat contre les violeurs, rien ne sera possible.
Mourir pour la patrie
« C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie… claironnaient les chants militaires. Soixante-six ans après les indépendances, nos contemporains ne font même plus semblant de le croire. La « grande » guerre aurait marqué l’apogée d’un patriotisme dont les moralistes dénoncent avec tristesse la disparition et qu’il ne suffira pas de faire chanter La congolaise aux écoliers de ¨pointe-Noire pour restaurer la confiance.
« Il y a là, me semble-t-il, une double illusion : sur le patriotisme de de nos ancêtres et sur son absence aujourd’hui. Les congolais d’aujourd’hui soldats sont certes patriotes et l’on sait l’influence qu’eut sur eux l’école primaire. Faut-il pour autant voir dans le patriotisme la force morale qui les a fait tenir ? Les gens de l’arrière ont feint de le croire. On doit en douter. » Antoine Prost ; daté janvier 1988
Jean-Claude BERI



























































































































































































































































































































































































































































































































