Sortons des chaines du repli pour un sursaut vital

#Sortons des chaines du repli pour un sursaut vital

 

 

Jean-Claude BERI

Je regarde avec stupeur les candidatures à l’élection présidentiel de Mars 2026 au Congo-Brazzaville j m’éloigne progressivement pour trouver un nouveau cap dans cette période désorientée.

En tant que vulgarisateur du concept de résilience, j’ai découvert avec stupéfaction des candidats et les membres du gouvernement qui ont pris acte de se lancer dans cette bataille sans être réellement préparée pour certains et pour se coucher aussitôt les résultats biaisés prononcés.  Nous naviguons dans une comédie psychodramatique ignoble.

Pourtant la lecture de la situation politique ne laisse présager aucun changement positif sinon un éternel recommencement avec les mêmes tars et autres manœuvres assassines.  Cette situation historique réveille en moi des blessures, des émotions enfouies. À trois mois du premier tour, l pouvoir, nous éclaire sur les peurs et les inquiétudes des Congolais dans un climat politique anxiogène.

À chaque fois qu’un pays est désorganisé, sans projet, sans but, il ne parvient plus à se rassembler autour d’un leader nuancé. C’est un fait vérifié par l’Histoire. Cette désorganisation, nous la vivons depuis un moment maintenant.

Depuis trois le Congo-Brazzaville vit dans une d’«errance politique voulue par le pouvoir en place afin de désorienter les conscience vers un autre sursaut comme une foule qui i est dépourvu de pensée.. Mais pourquoi laissons-nous entrainer dans forme de folie. Or, que fait un peuple qui se sent perdu ? Il devient la proie d’un sauveur, d’un dictateur qui va lui apporter (pense-t-il), des certitudes, de la force, un délicieux sentiment d’appartenance… C’est la raison pour laquelle en ce moment tant de «sauveurs» surgissent brandissant tous la pancarte de démocrate … Ils sont euphorisants. Dans une incertitude angoissante, flottante, la certitude est sécurisante. Et l’ignorance de l’Histoire permet de se barder de fausses certitudes.

En cassant l’éducation pour la remplacer par la vie facile le pouvoir a cru  reusi a structure cette jeunesse en sabordant son milieu par la drogue et autres stupéfiants destructeurs  dans tous les sens devient ce jeune errant dont son seul rempart a subsiste dans l violence gratuite.. Il ne peut plus apprendre l’empathie, la politesse, voire le tour de parole. C’est le syndrome de « l’oiseau siffleur » . Je suis frappé de constater au quotidien des congolais à quel point l’empathie avait disparu. Pour moi, c’est nouveau. Cette incapacité de laisser parler l’autre. C’est un signe fort, un marqueur de désorganisation relationnelle. Le signe que nous avons perdu certains réflexes liés à la relation à l’autre, au vivre ensemble. Nous ne parvenons plus à nous parler, à nous céder la parole. À partager des arguments raisonnés. On s’interrompt à tout bout de champ, on crie pour se faire entendre. On se balance des slogans, des émotions de haine et d’hostilité au visage. Ce qui n’est pas dénué d’une certaine jouissance. Et c’est aussi cela qui a fait monter les extrêmes, qu’ils soient du Nord ou du Sud. C’est cela aussi qui engendre et désigne les boucs émissaires et des assassinats gratuit

Peut-être avons-nous, on a besoin d’euphorie, d’extase, de slogans qui nous emportent. Que devient le débat démocratique dans tout cela ? Les arguments rationnels ? Pas grand-chose. On cherche une transcendance. Le simple fait de scander des slogans fait du bien. Depuis toujours c’est ce qui anime le pouvoir en place, c’est ce qui a galvanisé les foules autour d’un certain « sauveur du peuple » … Roulements de tambour, gestuelle, mise en scène grandiose, voix puissante, talent de tribun… On cherche l’emprise, le fanatisme, pas la raison. Aujourd’hui le sauveur vous tue, vous affame, vous viole…On s’en revient   a parler de résilience, et de traumatismes… Et dans certains extrêmes de Coup d’état permanent. Le Congo-Brazzaville vit un vrai trauma causé par le pouvoir persécuteur. Le mot évoque d’ailleurs une angoisse d’anéantissement…

C’est certain. Cette situation non surprise a pris totalement le monde entier de court. Le fait de vouloir se faire HARA KIRI, car c’est de ça qu’il s’agit la mort insolente des soi-disant bébés noirs demeure un grosse épines dans la poursuite de son plan macabres Immédiatement, on a eu le sentiment de sentir la terre se dérober sous nos pieds – le fameux « saut dans le vide c’est-à-dire l’affrontements des écuries a la succession ne se cachent plus. Jean François NDENGUET malade au Maroc a failli y passer nul été l’intervention de Jean Dominique OKEMBA. Denis Christel SASSOU NGUESSO le « successeurs malade » s’est très vire remis de sa maladie imaginaire pour briguer le poste de futur Secrétaire général du PCT.

C’est un climat angoissant d’effondrement, c’est un retour est archaïque à la politique du monopartite. La menace du chaos. Or, sur le plan psychique, ça ne fait que renforcer le vote pour pouvoir renfermé et autoritaire. On a voulu croire en un sauveur, un dictateur bienveillant seulement un dictateur de la trempe de SASSOU restes un caïman froid qui vous dévore dès que vous mettrez les poids dans l’eau.… Plutôt le néant qu’initié le changement. À l’incertitude, à la liberté, on préfère les certitudes aveugles. C’est la raison pour laquelle on peut élire en toute liberté, un dictateur. Quitte à aller vers son propre malheur. Le peuple congolais sèmera-t-il lui-même les germes de sa propre destruction ?

Ce qui est certain, c’est qu’en ce moment notre cerveau sécrète plus de cortisol et de catécholamines, hormone du stress, que d’ocytocyne, hormone de l’attachement… Nous ne sommes pas encore dans le temps de la résilience. Nous sommes dans la résistance. Face au péril de ce pouvoir dévastateur, je constate deux réactions : Fuir ou se battre. Dans la première catégorie, on retrouve les Congolais qui déclarent ne plus prendre de nouvelles de l’actualité, bouder leurs écrans, se détourner de la politique. Mais vivre dans le déni n’est pas une solution pérenne – et c’est même dangereux pire que s’auto flagellé. Ceux qui combattent, les résistants, donnent du sens à leur vie. On sait bien que l’action éloigne l’anxiété et la constance engendre la dignité

La méditation, la communication, la fréquentation de belles personnes, permettent des pauses consolatrices. Quant à se retrouver en famille ou entre amis, c’est à l’évidence une source de bienfaits. Attention cependant aux réunions de familles mouvementées ces trois mois a venir ! Prenons garde aussi à ne pas fréquenter uniquement ceux qui ont les mêmes opinions que nous. Ce serait le piège ultime : si l’on se recentre uniquement dans sa bulle, dans sa communauté d’idées, et que l’on exclut celui qui pense différemment, on réagit comme le « PCT », en effaçant l’altérité. N’en arrivons pas là. Essayons de retrouver les délices du doute, de l’incertitude, de la liberté de penser. Retrouvons le plaisir de la discussion et de l’échange. Sortons de notre repli identitaire, voyageons vers d’autres contrées. Je ne vois que cela pour aller mieux penser commencer a penser reconstruire ce pays abimé.

Que le bon Dieu nous entende !!

Jean-Claude BERI

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