Mars 2026 , l’opposition coalisée contre le PCT : l’ombre de la chaise vide.
Jean-Claude BERI
Après avoir exploré les pièges de la résurrection de la violence post électoral de 2016 et 2021 l’opposition congolaise décrypte la stratégie de marginalisation de son groupe par le parti au pouvoir. Les états-majors de chaque opposition se forcent dans l’organisation d’un cadre au débat démocratique propice à l’organisation d’un cadre favorable aux futures élections. Ces rencontres ne s’ouvrent-ils pas sous de mauvais auspices, alors que la situation sociale du pays demeure tendue et que les principaux responsables jouent à l’autruche ? Force est de constater que « La répétition est la mère des études ». Quintus Horatius Flaccus ?
Il y a en effet des résistances ici ou là. Personnellement, j’ai décidé d’ouvrir de débat. Cela permet de mettre chacun devant ses responsabilités. Dénoncer Le PCT comme puissance dominatrice en même temps que demander à ce même PCT de s’ouvrir, je trouve cela un peu contradictoire. Faire croire que si nous avons des échecs c’est parce que l’on serait sous les contraintes du PCT, je ne trouve pas cela très responsable.
Il n’existe pas de débat politique contradictoire à propos des élections à venir. En fait tout est verrouillé. En 2021 il n’y aura aucune confrontation sur ce sujet entre les « principaux » candidats. (Principaux entre guillemets, car on s’achemine vers une couverture médiatique à l’emporte-pièce : exclusion du champ médiatique des « petits » candidats. Augmentation de frais de participation …) Vous êtes sans doute, comme moi incapable de citer le nom d’un autre candidat que SASSOU et le reste de l’opposition.
En ce sens, l’actualité récente : Le Colloque national de l’opposition congolaise de l’intérieur et de la Diaspora, qui s’est tenu les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 décembre 2025 a Brazzaville reste une référence en terme du débat politique pour éviter la politique de la chaise vide.
Il s’agissait de forger des alliances de revers que de faire pression sur un peuple assommé. Trop faible pour voir clair dans ses intérêts et le jeu de ses concurrents, trop altruiste pour voir toute la naïveté et la portée de ses actes, le Congo de SASSOU a offert la priorité aux caciques du Clan qui s’en gavent nuit et jour en ayant qu’une seule idée en tête : RESTER au POUVOIR quoi que cela coute.
Après avoir fait ce bref constat je me pose ces questions :
· Le PCT est-il prêt a négocier un changement de paradigme électoral tant qu’il a tout entre ses mains. ?
· Quelle force avons-nous pour faire infléchir cette domination insolente et antidémocratique ?
· Quelle force peut enrayer la spirale de traitrise et de compromission malsain qui plane autour de nos oppositions ?
· Comment faire comprendre a TSATY MABIALA et toute sa coalition que le combat ne se joue pas entre lui et le PCT mais entre le peuple et le PCT ?
· Pour en terminer il nous faut un réel rapport de force conséquent pour face à la machine PCT.
Pour cela il nous éradiquer les branches pourries et bâtir une opposition de convictions et de combat.
Marginalisée depuis le retour sanglant de SASSOU aux affaires puis méprisée voire sacrifiée en interne la diaspora reste l’une force capable de faire dompter une autre position au PCT. Pour cela il lui faut établir une vraie complicité avec les leaders nationaux Quelque chose bouge dans l’opposition. Paralysée par ses luttes intestines, elle prend lentement conscience de la nécessité de faire taire les ” contradictions secondaires ” devant la ” contradiction principale ” : Le départ de tout le système PCT.
Autrefois, nombreux étaient, au sein de l’opposition, ceux qui voyaient en SASSOU NGUESSO le danger principal. À l’inverse, pour beaucoup de démocrates, c’était le PCT qui incarnait l’adversaire prioritaire. Après 26 ans de dictature militaire, plus personne ne pourrait sérieusement soutenir cette thèse. Le PCT a prouvé, par des méthodes rétrogrades qu’un régime pouvait se maintenir, par la force, avec une base sociale réduite mais efficacement fanatisée. La plus large de l’opposition est donc nécessaire pour espérer en venir à bout.
Le discours est clair des formations de l’opposition doivent de consolider et avoir un programme commun en termes d’objectifs, le langage doit être identique.
Depuis la fin du Colloque, le rapprochement se précise., l’inclinaison vers un rapprochement autour de cette idée se propage comme de la fumée en proposant :
· « D’une part, de refonder la gouvernance électorale frauduleuse à l’œuvre depuis 2002, et d’autre part, d’élaborer des mesures fortes et appropriées, en vue de sortir le Congo de façon pacifique, du chaos actuel»
· « L’observation attentive de la vie politique du Congo-Brazzaville révèle que depuis la guerre du 5 juin 1997, toutes les élections organisées sous l’empire du système électoral institué en 2002 sont entachées de nombreuses violations du cadre juridique et institutionnel des élections et de fraudes électorales massives dans la réalisation des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales »
Raison pour laquelle l’opposition demande la refonte de cette gouvernance électorale et à la place, elle propose d’
· « Élaborer un projet de loi électorale impartiale et impersonnelle », «un projet de décret portant création, organisation et fonctionnement d’une Commission électorale nationale, véritablement indépendante, chargée d’organiser l’ensemble des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales et ayant la maîtrise du processus électoral de l’amont à l’aval».
Il se trouve on est très loin d’atteindre ces objectifs avant mars 2026. Alors si la situation reste immuable, pourquoi aller voter pour ne rien changer ?
Ne serait-il pas une façon de sacrifier de nouveau nos meilleurs talents pour la reconstruction future d’un Congo prospère après la fin du système immoral, ignoble et criminogène ? Ma réponse est réservée a la mise en place d’un rapport de force conséquent pour combattre le système sur tous les plans Nous ne luttons plus contre SASSOU mais contre un système qui se mue et se complexifie tous les jours, nous devons être aussi innovant que pragmatique.
Jean-Claude BERI



































































































































































































































































































































































































































































































