Lettre ouverte au Président D.S.N alias le Patriarche.

Le RDD Owando
Monsieur le Président,
Les fils et filles  d’Owando, autrefois fiers et enracinés dans la dignité de leurs ancêtres, se tiennent aujourd’hui brisés, leurs voix réduites au silence par des décennies d’humiliations, de violences inavouées et d’injustices sans nom. Cette lettre tire sa substance des douleurs  d’un peuple bafoué et sacrifié.
Dans l’univers que nous peignons ici, vous êtes l’architecte d’un régime de fer, marqué par des actes terribles.
Il est dit que vous avez commandité l’élimination brutale des anciens chefs d’État, Alphonse MASSAMBA-DÉBAT et Marien NGOUABI, ainsi que celle du cardinal Émile BIAYENDA – symboles d’un espoir que vous aviez éteint dans l’ombre des palais et des chambres froides. Dans ce monde, certains racontent que le corps de MASSAMBA-DÉBAT aété mutilé par des médecins étrangers, sur vos ordres, dans une chambre froide diplomatique construite avec la complicité silencieuse de puissances extérieures (la France et Cuba), pour être vendu comme lardons humains exotiques aux différents groupes maçonniques du monde en visite au Congo Brazzaville.
Plus effrayant encore, dans cette République, votre régime a permis des pratiques inhumaines dans la zone militaire d’Owando : des viols systématiques la d’épouses, de sœurs, de mères, et même des incestes forcés entre familles, exécutés sous la menace d’armes létales par des soldats dont les noms, gravés dans la mémoire collective, résonnent comme autant de plaies ouvertes. Aujourd’hui, certains militaires et policiers commandités à l’époque de Kanta, témoignent dans les églises avoir commis des atrocités contre les populations locales d’Owando et environs.
Nombre de ces victimes des classes 1982 et promotions suivantes, accablées par la honte et la peur, se seraient réfugiées à Pointe-Noire et Dolisie, fuyant un passé trop lourd. Des enfants, nés de ces unions imposées, grandiraient avec des cicatrices qu’aucune révolution ne pourrait effacer.
Et dans ce nouveau système politique, fondé sur des loges occultes et des alliances troubles, se préparerait à réinstaller votre règne à travers des élections truquées, malgré les interdits constitutionnels d’une nation désormais fantôme.
À cela s’ajoute un autre drame, plus quotidien mais tout aussi violent : dans ce monde politique corrompu et affamé, chaque visite de vos collaborateurs politiques du Parti Congolais du Travail (PCT) à Owando deviendrait un prétexte pour torturer psychologiquement et physiquement les habitants d’Owando devenus vos marionnettes politiques.
Les populations locales se verraient interdire de vaquer à leurs activités vitales – travailler aux champs, pêcher, chasser, circuler librement – sous prétexte de “mobilisation politique”. Comme si, dans cette réalité cachée et cruelle, la survie même de ces citoyens devait être suspendue aux caprices d’un pouvoir en campagne permanente.
Face à ce tableau, les populations locales d’Owando, dans cette vérité douloureuse, après concertation secrète, silencieuse et intime, vous adressent une demande respectueuse mais ferme : ne vous présentez pas à l’élection présidentielle de 2026.
Car la Constitution vous l’interdit clairement. Et parce que les cicatrices de votre règne sont trop profondes pour se refermer dans la continuité du même pouvoir.
Monsieur le Président, cette lettre n’est pas un jugement, mais des faits que les populations d’Owando ont vécu. Un monde où le pouvoir détruit l’humain et où les peuples ne peuvent que crier dans le silence imposé par les fusils.
Mais, les peuples finissent par se réveiller, tôt ou tard.
Le peuple d’Owando, dans ce récit, demande la vérité, la justice et la mémoire. Pour que jamais l’histoire devienne une réalité irréversible qui continuera en boucle.
Le RDD Owando

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