A force de parler, le général Serge OBOA se fourvoie

A force de parler, le général Serge OBOA se fourvoie

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Jean Claude BERI

Le général Serge OBOA, patron de la Direction générale de la sécurité présidentielle ( DGSP )  a jeté un pavé dans la marre, dans sa tribune irresponsable ou il se prenait pour le juge, parfait garant  des élections de Mars 2026. Oubliant que le Congo est régi par des lois et procédure qu’il faille respecter. En passant outre tout cela il s’est mis en infraction et coupable des poursuites.  Face au tollé suscité par ses propos, l’officier tente de faire un rétropédalage, en édulcorant ses propos. » La levée de la consigne traduit aujourd’hui un retour progressif au calme dans le département du Pool. Les autorités rassurent que la situation sécuritaire soit désormais sous contrôle. »  Du coup Serbe OBOA est en train de se fourvoyer par ces louvoiements.

Depuis trois mois, Le général Serge OBOA a multiplié les déclarations incendiaires , contradictoires menaçant le peuple souverain de possibles représailles si jamais il venait à réagir. C’est comme si Serge OBOA tentait de rectifier la « bourde » qu’il a commise, en menaçant directement les populations accusées selon de vouloir semer des troubles lors élections prévues en Mars 2026.  Une accusation prémonitoire basée sous aucun fondement vérifiable. Son opération « Zéro bébés noirs » qui aurait été bien vue par certaines populations révèle son côté obscur dont les réseaux annonçaient déjà qu’il cacherait un Plan B. Ce rétropédalage du général serait nourri sans doute par un sentiment de regret, après avoir exhalé sa rancune à l’égard des populations qu’il a injustement massacrés qu’il considère dorénavant comme étant des « traîtres », vu leur accointance avec l’actuel locataire du palais. Il ne faut tout de même pas prendre à la légère les révélations croustillantes faites lors de sa première sortie sur la toile. Son soutient assurée de SASSOU s’effrite et SASSOU semble revenir sur ses vieux démons  NDENGUET et OKEMBA pour la sécurisation de son pouvoir.

Il faut rappeler que les réactions n’avaient pas tardé après cette controverse. Et les personnalités citées par SERGE OBOA, ont pour la plupart démenti les accusations portées à leur encontre par celui qui était au moment des faits, le patron de la sécurité nationale . Même si certains observateurs qualifient cette sortie d’inopportune et d’hasardeuse, cela n’efface aucunement les menaces qu’il a proféré, le général serait certainement amené à répondre devant le peuple du POOL au bas mot ou devant la CPI.

La présence du révérend NTOUMI à MAYAMA ou MINDOULI donne enfin raison à tous ceux d’entre nous qui écrivaient et disaient depuis des années que l’homme le plus recherché par l’armée n’était pas sous la protection d’une tribu du POOL  mais bien sous celle de l’armée, ce clan dont les membres se veulent les gardiens d‘un Congo sectarisé, tribalisé et instrumentalisé au point les uns et les autres se détestent comme des chiens atteint de rage.

Qui d’autre pourrait dire à ses membres : “vous êtes de la race des seigneurs, vous êtes la crème de notre pays ”créant une sorte d’illumination  et l’inscrire au programme de l’Académie militaire mbochis d’ OYO, située je vous le rappelle à seulement a quelque KM de la résidence de SASSOU a OYO.

Les maîtres du destin du Congo ne sont pas beaux à voir et le monde entier les regarde avec dégoût. Pourtant certains de nos militaires ont encore le toupet de dire qu’une forteresse construite sous leur nez “avait échappé à leurs radars”. Et pour couronner le tout, ils ont l’impudence de mobiliser les médias nationalistes pour créer un écran de fumée et accuser les poolois d’avoir violé la souveraineté Congolaise. Le reste du monde n’est pas dupe.  Ce n’est pas cette même armée qui a laissé « exécuter » le général ADOUA, laissé emprisonner le général MOKOKO ? …

On bombarde le Pool en utilisant les hélicoptère de guerre. Ou était l’armée ?   Comment dans une ville de garnison, l’armée – qui surveille le moindre bout de terrain situé à proximité de ses bâtiments – pouvait-elle ignorer ce qui se passait derrière les murs d’enceinte de cette résidence luxueuse à deux pas de leur académie militaire ?

Ce sont les chefs de l’Etat-major qui sont aujourd’hui sous le feu des critiques, les vrais coupables dont le chef n’est autre que SASSOU NGUESSO. Se servir des populations désœuvrées civile du pool comme bouclier pour déjouer vos propres intrigues internes est inutile. Mais devant tant d’incohérences et de mauvaise foi, il est permis d’en douter. L’Etat-major congolais a perdu toute sa crédibilité aux yeux du monde et il est tout aussi nuisible que ceux qu’il prétend traquer ou protéger.

Trois mois après le déclenchement de l’opération « Zéro Bébés noirs » conduite par le général Serge OBOA, qui a fait éclater au grand jour les dissensions au sein du commandement congolais, la retraite de NDENGUET est évoquée comme une piste sérieuse pour son retour dans le giron de la sécurité de SASSOU et surtout son implication forte envers les KULUNAS remet de l’huile sur le feu au sein de l’armée.

Serge OBOA serait considéré comme une menace et ont rapidement émis « un ordre de se débarrasser de lui », en une seule journée. Ses remarques sur la nécessité de faire tourner ses troupes épuisées qui combattent depuis début septembre auraient provoqué la colère du chef d’état-major, le général OKOI. Nul était SASSOU NGUESSO lui-même, lors de la réunion du mini conseil stratégique de défense et à sa rencontre qui a réussi a imposé son poulain. La polémique a aussitôt enflammé le seul espace de débat sur la sécurité. L’air contraint, les troupes de la DGSP à abandonner. Il est en uniforme mais sans épaulettes, certains observateurs y voyant le signe qu’il ne serait pas à la hauteur d’un général.

Selon le commandement militaire, qui cite les services de renseignement du CID , le général Serge OBOA était au courant de la « mutinerie ». MPILA, lui, a vite fait de désamorcer la bombe, dément et affirme que l’homme est toujours en poste et aurait toujours la confiance du chef..

A suivre….

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