CONGO-BRAZZAVILLE / OUVERTURE DU COLLOQUE NATIONAL DE L’OPPOSITION.

 

Colloque national de l opposition congolaise de l’intérieur et de la Diaspora , les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 décembre 2025

 

 

 

Colloque national de l’opposition Congolaise

=============================

Message des membres de la Diaspora signataires de la Lettre ouverte au président de la République du 02 Juillet 2025

======================

Monsieur le Président de l’Alliance ARD,

Chers ami(e)s de l’Opposition congolaise de l’intérieur,

Cher(e)s compatriotes,
C’est avec joie, conviction, amour profond pour notre Congo commun et une détermination inébranlable que nous prenons part, par ce message, à ce Colloque que nous qualifions à juste titre de Colloque de l’Espoir. Un espoir d’autant plus nécessaire que notre pays traverse une crise morale, économique, financière, sécuritaire, électorale et démocratique sans précédent, au point d’être réduit à un véritable champ de ruines.
Depuis des années, nous analysons, dénonçons et alertons sur la situation du Congo. Pourtant, rien ne change. Aujourd’hui, nous prenons simplement à témoin tous ceux qui acceptent encore de regarder le Congo en face, comme dans un miroir. Le chaos est déjà là. Il s’installe durablement, nourri par les intimidations devenues méthode de gouvernement. Il est temps de cesser de jouer à l’autruche, de refuser l’indifférence et de sortir de l’inconscience collective.
Chers amis de l’Opposition intérieure,
Nous saluons votre courage, votre refus de la facilité, votre constance dans la recherche de l’unité des forces politiques et sociales, pendant que d’autres, à double discours, négocient dans l’ombre leur promotion personnelle dans les allées du pouvoir.
Chers compatriotes,
Ce Colloque se tient à un moment où les valeurs cardinales de notre République, exprimées dans notre devise « Unité – Travail – Progrès », ne sont plus que des slogans vidés de leur sens.
• L’Unité est aujourd’hui gravement mise à mal. La dérive autoritaire du pouvoir, la montée de l’intolérance politique, l’insécurité galopante, les violences gratuites ont brisé le vivre-ensemble.
Le Congo est devenu un pays en lambeaux, un pays en crise, donc un pays sans paix véritable, car la paix ne se résume pas au silence des armes, elle est aussi et surtout l’harmonie des cœurs. Et l’image internationale du Congo, déjà ternie, continue de s’assombrir.
• Le Travail est en panne. Aucun secteur d’activité n’offre de perspectives durables. Le chômage ronge la nation. La jeunesse, pourtant bras valide du développement national, est livrée à elle-même. Les rares opportunités d’emploi sont conditionnées par l’allégeance. Le pouvoir d’achat s’effondre, les conditions de vie se dégradent chaque jour davantage pour la majorité des Congolais.
• Le Progrès est devenu une illusion. Les repères ont disparu. Notre maison commune, la République du Congo, connaît une chute vertigineuse. Les populations ne peuvent plus se soigner dignement et sont réduites à une survie alimentaire indigne. Dans ce contexte de désespérance généralisée, aggravée par des luttes de succession entre clans irréconciliables, la situation est explosive.
Face à cette crise multiforme, nous appelons à un sursaut de conscience historique. La classe politique est tenue d’opérer une rupture franche avec la culture de la jouissance, du gaspillage et de la confiscation de l’État par une minorité. Cette dérive nous a conduits collectivement au désastre.
C’est pourquoi, à l’instar de vous tous ici réunis, nous appelons solennellement à l’unité des forces vives de la Nation. Refusons les chemins solitaires, dépassons les divisions, mettons de côté les égos et les postures, et ouvrons nous avec responsabilité à la culture du dialogue et du compromis, afin de sauver notre pays.
Ressaisissons nous, et soyons dignes de l’héritage que nous devons transmettre à notre jeunesse, une génération à qui l’on est en train d’arracher jusqu’au droit à l’espérance.
Sur la question des élections, notre position est claire.
Dans un contexte d’insécurité généralisée, de misère sociale et de désespoir collectif, il n’est ni raisonnable ni responsable d’organiser une élection présidentielle prétendument libre et transparente. Le scrutin de mars 2026, convoqué précipitamment à un tour, apparaît déjà comme un passage en force, un simulacre électoral de plus, dans la continuité des pratiques imposées depuis 2002. Les résultats semblent connus avant même l’ouverture des bureaux de vote.
Dans ces conditions, nous affirmons que l’élection présidentielle de mars 2026 ne constitue pas une priorité pour les Congolais et ne doit pas se tenir dans le contexte actuel.
C’est pourquoi, conformément à notre lettre ouverte du 02 juillet 2025, nous invitons solennellement le Président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, de l’unité nationale et de la paix civile, à faire prévaloir deux urgences républicaines majeures :
1- La convocation immédiate d’un vrai dialogue politique national, inclusif, sans exclusion aucune, afin de définir ensemble les mesures fortes permettant une sortie pacifique et durable de la crise multidimensionnelle. Dialogue politique national inclusif, devant déboucher sur une transition politique consensuelle, et apaisée. Dans le contexte actuel où le pays est bloqué, la Transition politique consensuelle et apaisée s’impose. Elle est l’unique solution de sortie de crise et elle est incontournable
2- L’apaisement du climat politique et social, à travers la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques, notamment le Général Jean-Marie Michel Mokoko, l’ancien ministre André Okombi Salissa, ainsi que M. Benoît Koukebene. Telle est notre lecture de la situation politique actuelle de notre pays. Nous avons parlé avec franchise. Et nous demeurons prêts à contribuer pour sauver le Congo par la voie de l’honneur, de la dignité, de la cohésion nationale et du progrès.
Plein succès au Colloque national de l’opposition
Nous vous remercions
Fait à Paris, le 11 décembre 2025
Les Membres signataires de la lettre ouverte au président de la République du 02 Juillet 2025

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *