La fin de SASSOU NGUESSO pourrait arriver plus tôt que vous ne le pensez
Jean-Claude BERI
Le président autoproclamé Denis SASSOU NGUESSO serait en grande difficulté depuis la fin du Congrès du PCT. Son emprise sur le CONGO s’effrite à mesure que l’élection de mars 2026 qu’il a programmée inconsciemment s’enlise. ( Ghys Fortuné BEMBA DOMBE)
Serait-ce le début de la fin pour Denis SASSOU NGUESSO ?
Les étranges consultations de SASSOU NGUESSO à la fin du progrès annonçaient déjà les couleurs d’une forte agitation dans les milieux renfermés du pouvoir, de l’armée et surtout des barons financiers du Clan. Officialisant l’entrée en scène, sans l’assentiment des FAC, de la DGSP, Sassou Nguesso ouvre là, la première brèche de ce début d’année du mécontentement, celle-ci devenue béante après la bourde de Serge OBOA. La Non-nomination de Christel SASSOU NGUESSO au poste de secrétaire général du PCT révèle, encore une fois, le gouffre béant entre le triomphalisme affiché de MPILA et la réalité.
Peu importe que les FAC n’aient jamais entièrement contrôlé les territoires de résistance dites pompeusement sous le drapeau Congolais. Peu importe que les « dialogues biaisés » organisés par le pouvoir n’aient été qu’un simulacre éhonté où les électeurs voteraient sous la menace ou contre un gros chèque. Peu importe que l’abondance des publications vantant le bilan médiocre de son premier ministre, on constate que plus de 237 intellectuels aient choisi l’exil en 2025, l’emploi des jeunes fictifs , pour soutenir ou spéculer sur un effort d’un futur éclatement social de plus en plus chancelant. Et peu importe que les forces aveuglées par l’appât du gains battent en retraite dans les domaines importants comme l’économie, les finances, l’éducation ou la santé, les Congolais ont dégagé le linge sale qui obstruait leur vision. Quitte à mourir.
Les élucubrations vitrioliques de Pierre MOUSSA et Gilbert ONDONGO devant un auditoire drogué au Fra cfa étaient une accumulation de petites phrases d’un goût douteux. Ils ont qualifié l’opposition de satanistes aux « genres divers » appelant à la l’éclatement du pays contre les épouvantails transsexuels de la ligue du Nord ( OYO et affidés). Ils ont qualifié le POOL , la BOUENZA et la LIKOUALA , de régions hostiles a la paix et à la stabilité du pays. Pourtant ils n’ont pas hésité de museler terroriser La LIKOUALA, jusqu’ a en faire taire le chant du cop le matin. Alors qu’il nous prépare l’avènement d’un empire.
SASSOU évoque la paix et la stabilité pourtant Anatole Limbongo Ngoka est persécuté jusqu’ a l’interdiction de séjour chez lui , Le Pasteur NTOUMI pourtant pourchassé, sans jamais être inquiété mettant toute la partie sud du Pays en émotion, Doit-on rappeller juste que le sud Congo a toujours été patriotique et nationaliste et invoquer plusieurs fois le vieux terme KONGO est un « Ba Dia Nseke » ( même après plusieurs coupe, l’arbre repousse toujours).
Dans ce tsunami d’xénophobe présumé ( Car le nord Congo n’ a jamais été inquiété ni menacé par ses frères du Sud) , SASSOU NGUESSO a à peine mentionné l’expansion hégémonique d’ OYO laquelle était censée avoir arrêter la menace du SUD en plaçant celle-ci devant un danger existentiel.
Tout ce tissu de mensonge ne visait qu’une chose permettre à son clan de s’enrichir le plus longtemps possible.
Mais si SASSOU NGUESSO fait tout ce cinéma, c’est parce qu’il a certainement parié sa survie politique sur une « victoire ». Or, les signes se multiplient que son emprise commence à s’effriter, même si sa disparition n’est pas pour demain.
Les dictateurs finissent souvent mal pour avoir visé trop haut. De même, la nouvelle fragilité de SASSOU découle de ses propres choix. Par son obsession à redonner la primauté de gouvernance a OYO ses alliances prétendument historiques et par ses accusations contre la décrépitude morale de la nation Congo , SASSOU a créé sa propre menace existentielle. Et est entrain de scier l’ardre a laquelle il est assis.
Longtemps la force de SASSOU reposait sur la confiance des femmes et des hommes qui ont cru longtemps en son dynamisme Ses forces tribalo ethniques se sont révélées être une illusion d’optique : mal entraînées, mal dirigées, désespérément corrompues et ethnicisés, souvent mal équipées. Sa désastreuse campagne est en passe de devenir une menace interne que ses aboyeurs intérieurs ont du mal à expliquer. Plus personne ne veut mourir pour les NGUESSO.
SASSOU serait-il piégé dans son propre labyrinthe ?
Fallait-il encore se présenter a cette énième élection présidentielle ? La question lui a été plus ou moins posée par le président sénégalais par Bassirou Diomaye Faye. Imbue de son éternelle arrogance a simplement éluder la question, comme pour expliquer a son interlocuteur « Je contrôle tout ici » . Seulement de nombreuses failles sont apparues et depuis tout n’est plus si rose que ca.
Ces derniers mois , plusieurs affaires ont mis en lumière des cas de violences, de dérives ou d’infractions graves au sein des forces armées Congolaises. Si ces faits ne sont pas marginaux à l’échelle des quelques dizaines de milliers de militaires d’active, leur récurrence interroge. Depuis l’affaire l’ex-colonel Aline Lonzoniabeka , Des soldats des FAC dénoncent un harcèlement moral persistant et des violences internes. Une situation alarmante qui aurait poussé une trentaine de militaires auraient émis des graves inquiétudes face au traitement de leur hiérarchie. Ces soldats, femmes et hommes pour la plupart originaires des zones sud et nord-ouest du Congo subiraient depuis des lustres : agressions physiques, harcèlements sexuels, abus d’autorité, fausses accusations, entraves à la carrière, tentatives de corruption…. Traités dans le plus grand secret par la présidence, ces plaintes sont examinées avec la plus haute attention par le commandement militaire qui cherche avant tout a étouffer l’affaire que de sanctionner les éventuels manquements.
Les « victoires contre son peuple », après s’être enlisées, se transforment en déroute et les propagandistes de MPILA et OYO ne savent plus où donner de la tête pour éteindre les feux. Faire passer les défaites qui s’annoncent pour des revers temporaires ne peut faire qu’un temps. Et il y a des limites à inventer des boucs émissaires en prétendant que les forces de l’opposition combattant aux côtés des forces de la justice ou que ceux qui commandent les forces partiales des FAC manquent de patriotisme.
Tôt ou tard, il deviendra évident que le principal responsable de ce gâchis est le seul homme que personne n’a le droit de critiquer : SASSOU NGUESSO.
Plusieurs ONG souvent rémunérées a coup de millions d’euros et observateurs en communication presse se sont soudainement dissociées de la politique menée par SASSOU, affirmant qu’elles n’ont aucune implication, leur politique ne serait pas conforme aux respects de la dignité humaine. Un dictateur devrait s’inquiéter lorsque ses loyaux porte-parole commencent à prétendre à l’impartialité.
Le SASSOUISME demeure une énigme suicidaire , un boulet national. Même si personne depuis les indépendances n’a régné aussi longtemps au PLATEAU, SASSOU NGUESSO n’a jamais formulé une vision directrice pour Le CONGO. Il ne s’est jamais identifié à une position idéologique particulière sauf commanditer des assassinat et a s’en refugier derrière les autres .. En fait, il n’est même pas membre objectivement du PCT, le parti qui représente ses intérêts au parlement Congolais.
SASSOU NGUESSO a présidé des gouvernements autoritaires centralisés, tribalistes, et assassins, , montant les différentes cliques d OYO les une contre les autres, tout en promouvant ses amis, avec une petite purge occasionnelle pour faire bonne mesure. Il finit par s’éloigner des uns et d’en assassiner au pire les autres. Le réveil est difficile pour beaucoup.
Le gouvernement de SASSOU pratique normalement un système de négociations bureaucratiques corruptibles entre les ministères régaliens s’ils les tiennes par les fétiches et certaines personnalités d’envergure assez similaire aux méthodes de gouvernance convenable.
Mais dans le Congo actuelle, l’autorité de SASSOU NGUESSO est telle que les débats sur les orientations politiques sont court-circuités. Tout passe par la volonté d’un seul individu, baptisé : le Patriarche, l’homme du 5 février, l’hommes des promesses, le visionnaire, l’homme de la paix, l’unificateur, le rassembleur j’en passe….
Cela a plutôt servi SASSOU jusqu’ici en le faisant passer pour « loyal nationaliste » entre les acteurs du changement et les aguerris du STATUT QUO, tout en le tenant à l’écart de la politique partisane qui est en réalité sa seule politique.
Mais les échecs militaires l’obligent désormais à composer avec les militaires loyalistes. Celle-ci n’a jamais complètement soutenu SASSOU, même si elle lui reste redevable de son influence politique. Mais ce camp jouit d’une faible faveur populaire et ses dirigeants se font fréquemment ridiculiser. Dont SASSOU se fait le maitre chanteur.
SASSOU NGUESSO mise encore sur le sentiment populaire envers lui. Dans cette démocratie bidon, il a peu de chance d’être destitué par scrutin et la population est peu portée aux manifestations publiques. Mais là avec l’extinction en cours de ses plus fidèles parmi les fidèles SASSOU commence à penser à son départ avant la fin.
Il est à craindre qu’il prenne des mesures encore plus impopulaires que le fiasco de « l’opération Zéro Bébes noirs » bâclée.
De telles mesures accéléreraient non seulement la défaite militaire, mais elle affaiblirait encore davantage SASSOU NGUESSO sur le plan intérieur.
Par le passé, SASSOU a pu procéder à des purges en toute impunité. Les militaires, les services de sécurité, les oligarques, les femmes et maitresse ont tous eu à subir ses foudres.
Mais les échecs de SASSOU ne se réduisent plus à quelques mauvais généraux ou à du mauvais renseignement. Leur caractère systématique révèle des failles dans la stratégie, la planification militaire, la gestion économique, l’analyse du renseignement et la direction politique et surtout dans l’implication d’une opposition stupide.
Plus les échecs s’accumulent, moins la désignation de boucs émissaires par SASSOU NGUESSO est tenable. Certains chefs militaires ethnicisés ont été remplacés et le président donnerait désormais des ordres directement aux commandants sur le terrain, refusant notamment de leur permettre de se replier et de se regrouper.
Les évaluations des services de renseignement, selon lesquelles les opposants allaient accueillir les FAC, avaient pour prémisse un essai d’intimidation et d’arrestation arbitraire comme en 2015 signé SASOU NGUESSO qui dépeignait les opposants comme de vulgaires rebelles nationaux . La « confiance » excessive des congolais dans son fond souverain n’a pas suffi à protéger des pans vitaux de son économie contre les dérives de son clan.
Le Congo s’est engagé de plus laisser perdurer le vol systématique des fond congolais pour augmenter des fonds militaires partisans. Les récalcitrants sont évacués vite fait en Europe sans billet de retour en vie.
Bien sûr, rien de tout cela ne signifie que SASSOU sera renversé demain. Il conserve un solide contrôle, une intimidation permanente sur la population Congolaise et sur ceux qui le servent parmi les élites. Mais ses démonstrations de force, si intenses soient-elles, trahissent sa vulnérabilité croissante. Sa décision de mobiliser a rompu avec le peuple, notamment après son échec avec NTOUMI. Et en rejetant la responsabilité de l’échec sur ses subordonnés avec des coup tordus, il incite sans le vouloir, pour la première fois, les élites à s’unir contre lui.
Pour avoir une idée précise de l’évolution de la situation politique, il suffit de constater la confiance renouvelée des Congolais contre tous les opposants qui se sont ligués conte les futurs élections. Ceux qui survivront à une nouvelle tentative de décapitation de l’opposition appelleront désormais demain ouvertement à un changement de régime en Congo. L’opposition refuse toute négociation tant que SASSOU NGUESSO sera président du Congo-Brazzaville. « Nous négocierons avec le nouveau président de transition », a-t-il dit.
La fin de SASSOU NGUESSO pourrait arriver plus tôt que vous ne le pensez. Restez ferme et confiant
Jean-Claude BERI




















































































































































































































































































































































































































































































































