Sassou est déprimé. Très déprimé.

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Sassou est déprimé. Très déprimé.

Pas à cause des élections de mars : de ce côté-là, il est serein. Il compte, une fois de plus, user de la tricherie et de l’intimidation pour tenter de passer dès le premier tour. La crise dans le Pool sert surtout à préparer les esprits.

La vraie source de son inquiétude, c’est le pétrole.

Et pour cause : Sassou n’a jamais diversifié l’économie congolaise. Il a tout misé sur l’or noir. Aujourd’hui, ce pari s’effondre.

Les grandes compagnies pétrolières quittent progressivement le Congo.

Chevron a ouvert le bal.

En avril 2024, un accord est signé pour céder ses parts à Trident Energy. Le 14 janvier 2025, Chevron quitte définitivement le pays. Motif officiel : recentrage sur des activités plus rentables. Traduction simple : le Congo n’est plus attractif.

ENI et TotalEnergies, elles, n’investissent presque plus dans l’exploration.

ENI préfère le gaz et la transition énergétique.

Elle mise sur le GNL et l’électricité, qui fournissent déjà 70 % de l’électricité nationale. Son projet de culture du ricin a échoué, faute d’études sérieuses. Malgré cela, le pouvoir avait promis monts et merveilles, allant jusqu’à justifier la vente de terres au Rwanda. Résultat : un projet de plus abandonné.

TotalEnergies, de son côté, a refusé de gérer le terminal de Djeno avec des entités jugées corrompues. Trop risqué pour une entreprise cotée en bourse.

Pire encore, le champ pétrolier de Niamou, annoncé comme contenant un milliard de barils, s’est révélé sec. TotalEnergies a aussi commencé à réduire son personnel. Le message est clair : le Congo n’est plus une priorité.

Comme ENI, TotalEnergies s’était lancée dans un projet de captation de CO₂ sur 40 000 hectares dans les Plateaux, au prix de l’expropriation des populations locales. Le projet vient d’être abandonné, sans explication.

Sassou n’a pas oublié l’histoire.

Avant l’assassinat de Ngouabi, la production pétrolière avait été réduite et la société de potasse sabotée, créant une crise sociale majeure.

Aujourd’hui, les signes se répètent.

Dernier épisode :

En 2024, le PDG de la SNPC, Raoul Ominga, a tenté de lever 2 milliards de dollars en Europe pour financer l’exploration pétrolière. Échec total. Qui va prêter de l’argent à un pays surendetté et sans vision ?

La question est simple, brutale, incontournable :

Que laisserons-nous aux générations futures ?

Un pays sans pétrole, sans économie diversifiée, sans perspectives ?

Ou un réveil tardif après des décennies de mauvaise gouvernance ?

Le temps presse. Et le déni ne sauvera personne.

 

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