SASSOU TOUCHE A LA FIN

SASSOU TOUCHE A LA FIN

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Jean-Claude BERI

 

Quels sont les aspects communs qui caractérisent les fins de règne ? Quelles formes ont-elles prises sous la gouvernance sassou ? Quelles en sont les conséquences lorsque le pouvoir s’évanouit pour de bon ?

Loin d’être anecdotiques, les fins de règne en disent long sur notre système politique. Les dirigeants qui nous ont gouverné ont été tous têtus et obnubilé par le pouvoir et imbus de leur autorité. Aujourd’hui, malgré les gesticulations militaires et ls encouragements de ses aboyeurs qui lui disent de persévérer a continuer a tuer et de naviguer dans un ésotérisme absurdes les signes de fin de règne sont là.

Elles diffèrent bien sûr selon les circonstances, mais en même temps, elles partagent quelque chose de commun. Elles cristallisent ce moment où le pouvoir échappe à son détenteur, où par mille détails, on réalise que le roi est nu. Effectivement le roi est nu de l’intérieur come de l’extérieur.

Des collaborateurs qui prennent leurs distances et demandent à être recasés, des langues qui se délient pour critiquer ouvertement ce que quelques mois plus tôt, personne n’osait dénoncer, le sentiment que le pouvoir n’imprime plus sa marque ni son influence, et que l’opinion et les médias ont déjà la tête ailleurs, les yeux rivés sur un possible successeur. Le Congo navigue vers des horizons inconnus trainé par une poussière de poudre.

La fin de règne nous parle de la personnalisation du pouvoir que beaucoup jugent excessive sous SASSOU, et qui font du Président un monarque dont les moindres signes de faiblesse sont décortiqués et cruellement commentés. Ces signes ont atteint un paroxysme inquiétant. On ne gouverne pas avec BORO O BOSSO, TOKO TIKA TE, TAIS TOI OU TU MEURS ….c’est la preuve d’une incompétence qui se relève être la cause d’une dérive irrattrapable.

Elles évoquent le temps du politique, dont les ruptures sont de plus en plus marquées et de plus en plus rapides. Un temps dans lequel la distance entre l’illusion de l’élection et la déception, voire la haine du vainqueur d’hier, est de plus en plus faible. Seulement plus de 42 ans  de règne , le peuple congolais a observé, encaissé et supporté les arrogances des gens qui ont cru détenir la science infuse. Mais les âmes des pères fondateurs de la nation KONGO ont décidé de rappeler que le CONGO est une nation bénie une et indivisible.

Elles marquent enfin soit la conclusion d’une époque comme à la fin du long règne de SASSOU , crépuscule d’un pouvoir pendant46 ans ,  été au summum de la barbarie de l’humiliation, et du vol organisé  nous sommes arrivés au début d’un autre temps , potentiellement porteuse d’avenir pour une nation congolaise retrouvée  – comme la fin d’un système SASSOUISTE humiliant  qui marquait l’avènement d’une république unifié dans le progrès et la reconstruction..

Quels sont les aspects communs qui caractérisent les fins de règne ? Quelles formes ont-elles prises sous la gouvernance sassou ? Quelles en sont les conséquences lorsque le pouvoir s’évanouit pour de bon ?

Ce sont les questions que nous intéresse aujourd’hui avec tous les Congolais accrochés a la restauration de la démocratie et au développement c’est l’interrogation l plus ardente à quelques mois de l’élection présidentielle : à quoi reconnaît-on une fin de règne ?

Des sa construction le pouvoir de SASSOU né de l’OBUMITRI avait en lui les germes de sa propre destruction. Transformé le pouvoir une un cercle militaro -ethnique était insensée et inadapté dans un contexte ou le peuple désirant l’union et le progrès égalitaire. Marien NGOUABI en a fait les frais et consentis de revenir à la case de départ car le Congo se perdrait dangereusement. Seulement les assoiffés du pouvoir ont estimé autre chose. On a introduit la violence dans la politique, pas n’importe quelle violence, celle qui humilie, appauvrit et réduit l’humain désigné à abattre au rang d’esclave social. SASSOU a effacé dans sa démarche les deux piliers de la nation congolaise : l’assassinat de président MARIEN NGOUABI et celui du regretté Cardinal EMILE BIAYENDA. Dès lors son sort était scellé dans le temps et ce temps est venu.

Aujourd’hui nous n’allons pas nous battre comme ils veulent l’instaurer, ils sont partout , on les voit mais ça sera leur tombeau car la révolution et la résistance silence du pays a été restaurer dans tout le pays.

SASOU a désobéit a ces trois syllogismes : L’ETAT-NATION- PEUPLE SOUVERAIN. Aujourd’hui ces trois syllogismes se resoudent et se reconstruisent La nation illusoire disparait petit à petit.  La nation s’effrite, la société se désintègre et le peuple ouvre les yeux pour appeler les hommes sage a prendre le pouvoir.

Cependant, l’Etat dépérit également si la société se désintègre complètement, ce qui semble être le cas aujourd’hui sous le double coup de boutoir du fanatisme forcené et l’obsession du pouvoir de SASSOU qui s’entête.

Evitons le « “Je veux être calife à la place du calife” Le Congo de demain c’est une régulation par la tradition, par les anciens, , produisant des règles drastiques intériorisées par le groupe ; et c’est un système que d’aucuns voient aujourd’hui à l’œuvre dans nos sociétés urbanisées à travers une règle égalitaire de convivialité qui fabriquent des générations de congolais habités par le « Bon vivre ensemble » le vrai KUMUNTU , surtout pas sur le repli sur soi Or ce pouvoir n’ en possède aucun atout de tout ca. C’est la traduction dynamique de tous les phénomènes impliqués par la conquête et l’exercice du pouvoir. Mais elle ne saurait se confondre avec ce que l’on appelle aujourd’hui, d’un terme aussi imprécis que pédant, la “gouvernance”, car qu’est-ce qu’une bonne gouvernance sinon une bonne politique, au sens premier du terme.

Sassou a sciemment  confondu sa politique incohérente  avec les seules “politiques publiques” : réduire la politique au seul domaine public ou à celui de la cité en général dissimule en effet l’escroquerie latente que constitue l’appel légitimant à l’intérêt général ou au bien commun… Nous savons que chaque SASSOU est prêt à se sacrifier “à la demande de ses amis dans l’intérêt de ses son clan  et pour le bien commun de son clan”…Or Aujourd’hui, il semblerait que le bien commun du « Congo d’en bas” ne corresponde plus à l’intérêt du Congo  d’en haut… Et donc la fiction Etat = Nation = Peuple s’effondre plus de nation, plus de président, la république se meurt, vive la république.

Quand la démarche rationnelle d’adhésion au contrat (républicain) fait défaut, le mode associatif, communautaire ou volontaire est soumis à des alliances ethniques ou affiliatives, elles ne durent que le temps d’un rêve. Mais l’inverse peut-être aussi vrai : quand le monde communautaire n’est plus performant, on peut accepter le contrat national étatique…

Aujourd’hui, force est de constater que les trois instances ou structures structurantes qui traditionnellement produisaient du sens (l’institution politique, juridique et ecclésiastique) sont révoquées en doute sous la manipulation de SASSOU. Restaurer SASSOU disparait. Nous y  arrivons .

Jean-Claude BERI

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