Symposium de l’ARD des 22 et 23 février 2026
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Le Vrai Bilan de 42 ans de Gestion Opaque de l’Etat-PCT
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Une seule question:
le Congo est riche, mais le Congolais est plus pauvre que pauvre alors où va l’argent ! Bonne Lecture et Partagez, Partagez
– Sous-thème n° 3 :

« Le vol en bande organisée des ressources publiques par les tenants du pouvoir, les principaux mécanismes de l’enrichissement illicite des décideurs et des gestionnaires congolais, l’impact très négatif de la mise à sac des Finances publiques par l’Etat/PCT sur le Congo et le peuple congolais »
Troisième producteur de pétrole en Afrique subsaharienne après le Nigeria et l’Angola, le Congo-Brazzaville est classé par les Institutions financières internationales comme un pays à revenus intermédiaires.
De 2003 à 2014, il a engrangé près de 133 mille milliards de F CFA au titre des revenus pétroliers. C’est énorme. Cette somme colossale aurait pu lui permettre d’investir massivement dans des créneaux porteurs et créateurs de croissance, d’emplois et de richesses pour le pays et son peuple.
Au lieu de cela, l’Etat/PCT a englouti les énormes revenus générés par le pétrole dans des dépenses d’apparat et les jouissances mondaines ;
– des investissements improductifs, tels :
– les onze palais présidentiels construits dans chaque département de l’intérieur, lors des opérations de la municipalisation accélérée ;
– le port autonome d’Oyo ;
– les aéroports d’Ollombo, d’Ewo, de Djambala, de Sibiti, de Kinkala ;
– les deux tours jumelles à Brazzaville ;
– le musée Pierre Savonnan De Brazza ;
– l’entretien de nombreuses Institutions constitutionnelles inutiles et budgétivores ;
– les nombreuses missions inutiles à l’étranger ;
– les évacuations sanitaires des dignitaires du pouvoir et de leurs familles ;
– le paiement des salaires fonctionnelles illégaux aux responsables des instances dirigeantes du PCT (parti au pouvoir) et de ses organisations de masse ;
– la construction du siège national du PCT à Brazzaville ;
– le financement du fonctionnement et des campagnes électorales coûteuses du PCT et de ses satellites ;
– la corruption des opposants alimentaires ;
– l’achat des votes et des consciences ;
l’octroi de subventions anormales à certaines associations de la société civile, à l’instar de Congo-Assistance ;
– la corruption de lobbies internationaux de soutien au pouvoir de Brazzaville ;
– la corruption de plusieurs organes de presse et de journalistes internationaux de renom, etc.
Par cette mauvaise utilisation des deniers publics, l’Etat/PCT a engendré un effondrement économique et financier du pays et plongé le peuple congolais dans une pauvreté extrême.
I- Les mécanismes de l’enrichissement illicite des tenants du pouvoir Incapable de mettre en place une véritable politique économique fondée sur la diversification de la base productive et des investissements productifs dans des secteurs porteurs, soucieux avant tout de s’enrichir à des fins personnelles, l’Etat/PCT a mis en place des astuces techniques sophistiquées de vol de l’argent public. Parmi ces mécanismes de détournement des ressources publiques utilisées par les tenants du pouvoir, figurent entre autres :
– Les abonnements ;
– les bonus ;
– les emprunts gagés sur le pétrole ;
– les dépenses non prévues au budget ;
– les paiements par anticipation ;
– la fraude fiscale ;
– la fraude douanière ;
– les détournements des deniers publics ;
– l’appropriation personnelle des biens de l’Etat ;
– la perception de commissions occultes sur les marchés publics ;
– les rétro-commissions sur les transactions financières ;
– le placement de l’argent public dans des comptes bancaires privés ;
– l’auto-attribution de marchés publics ;
– la prise illégale d’intérêts ;
– le blanchissement de l’argent détourné ;
le trafic d’influence ;
– les surfacturations ;
– les fausses factures ;
– les faux frais d’études ;
– les faux en écriture publique ;
– la falsification de documents ;
l’auto-attribution d’indemnités et d’avantages dans l’exercice des fonctions ;
– la distribution d’enveloppes ou mallettes d’argent liquide à des personnalités politiques ;
– le financement officieux de partis politiques ;
– les pots-de-vin ;
– les dons et les cadeaux (dons de voyages ;
– dons de vacances ;
les offres de repas ;
– les propositions d’actions dans une entreprise ;
– les propositions d’ouverture de comptes bancaires ;
– les emplois fictifs ;
– le trafic des passeports, des permis de conduire ; de certificats de nationalité, de casiers judiciaires, etc.
Par l’usage de ces procédés illégaux, les tenants du pouvoir se bâtissent des fortunes colossales et mènent des vies de pachas, pendant que le peuple congolais galère.
II- Les scandales économiques et financiers les plus retentissants commis par les tenants du pouvoir congolais Les 42 ans de pouvoir sans partage de l’Etat/PCT sont jalonnés de nombreux scandales économiques et financiers dont plusieurs ONG internationales spécialisées dans le domaine de la transparence financière, telles que, Les Panama Papers ;
– Les Pandera Papers ;
– Global Witness ;
– Public Eye ;
Publiez ce que vous payez, ainsi que des journaux internationaux de renom (Le Monde, le Canard Enchaîné, Libération, Médiapart) ont révélé l’existence.
En effet, aujourd’hui au Congo-Brazzaville, la corruption est devenue un sport national très prisé. Pratiquée à grande échelle dans les hautes sphères du pouvoir, elle s’est très vite répandue à toute la société congolaise. Désormais, du sommet à la base, rien ne s’obtient sans « mouiller la barbe » à des agents véreux des services publics ou à des policiers ripoux.
Pour bénéficier du moindre service public, il faut nécessairement payer des dessous de table ou ce que l’on nomme couramment au Congo, « les matabiches ou les madessous ya banas ».
A tous les niveaux de la société, il faut soudoyer le préposé au service.
Du fait de la très grave crise morale qui traverse de part en part la société congolaise, le microcosme politique congolais est aujourd’hui éclaboussé par de nombreux scandales économiques et financiers, ceci, parce que la plupart des acteurs politiques congolais sont addicts à l’argent facile et pratiquent la politique du ventre. Dans leur écrasante majorité, ils ne sont pas entrés en politique par conviction, mais pour s’enrichir à des fins personnelles. Ils manquent trop souvent de civisme et sont peu enclins au dévouement à l’intérêt général. Ils ne pensent qu’à une chose : le pouvoir, les avantages et les privilèges du pouvoir. Ils n’ont qu’une idée en tête : se servir. Mus par le culte de l’argent facile, ils se laissent volontiers entraîner dans les eaux nauséabondes de la corruption et commettent des crimes économiques et financiers dont les plus connus à ce jour, sont entre autres :
1- L’affaire des biens mal acquis par la famille régnante au Congo et à l’étranger D’après un document intitulé « la liste des biens acquis par le président Sassou NGUESSO et sa famille depuis octobre 1997 » publié le 18 mars 2009 sur Internet par un groupe dénommé « Les Nouveaux Denisiens »¹, la famille Sassou aurait acquis des biens considérables depuis le retour au pouvoir du président Denis SASSOU NGUESSO à l’issue de la guerre du 5 juin 1997. Selon cette source, la famille Sassou détiendrait par personnes interposées :
(…) Dans le secteur du bois, plus de 50% du capital de la Congolaise industrielle de bois (CIB) et de MAN Faï Tan. Dans le secteur des assurances, NSIA-Congo, filiale d’activa, appartiendrait à 75% au président Sassou NGUESSO. Dans le domaine des hydrocarbures, la société commune de logistique (SLOG), chargée de gérer le dépôt de carburant de Mpila à Brazzaville, serait la propriété de madame Edith Lucie MBONGO ODIMBA, fille du président de la République, tandis que la société X-Oil appartiendrait à la première dame … Dans le secteur de l’hôtellerie, l’hôtel Atlantic Palace à Pointe-Noire serait la propriété du président Denis Sassou NGUESSO et de sa fille Edith Lucie MBONGO ; l’hôtel Olympic à Brazzaville, géré par le Libanais
___ Les denisiens. Internet Site http. WWW. La onscience.com/article PHP 18 mars 2009 TALAL, appartiendrait au président Sassou NGUESSO et sa fille Claudia LEMBOUMBA. La résidence « La Méridienne », située en face de l‘hôtel le Méridien, appartiendrait à madame Edith Lucie MBONGO. L’hôtel Georges à Pointe-Noire, situé sur l’avenue de l’aéroport, serait la propriété de madame Antoinette Sassou NGUESSO… Dans le secteur de l’eau, la société Okiessi, installée à Edou (département de la Cuvette) et la société Ragec, qui produit l’eau minérale Christal, installée à Makambandilou dans la banlieue nord de Brazzaville, appartiendraient au président Denis Sassou NGUESSO et à sa fille Edith Lucie MBONGO…
Dans le secteur de l’aviation, les compagnies aériennes Aviatrade et Congo Airways appartiendraient à deux filles du président Denis Sassou NGUESSO : madame Edith Lucie MBONGO et madame NGOUELONDELE Sassou Ninelle. La société de transport aérien, Air Congo appartiendrai à Maurice NGUESSO, le frère ainé du président Denis Sassou NGUESSO, tandis que la compagnie Equajit serait la propriété de son neveu Edgard NGEUSSO.
Dans le domaine du transport maritime, la Société congolaise du transport maritime (SOCOTRAM), appartiendrait, à Wilfrid NGUESSO, neveu du président Denis Sassou NGUESSO. Dans le secteur de l’industrie, les palmerais d’Eboumbi dans la Cuvette-Ouest, d’Owando dans la Cuvette et Sangha Palm dans la Sangha appartiendraient à Wamba Sassou NGUESSO, fils du président Sassou BUESSO.
De son côté, La Lettre du Continent apporte certaines révélations sur les biens de la famille Sassou dans son numéro du 21 avril 2011. En effet, ce journal écrit dans un article intitulé : « Le business florissant des filles Sassou ».
(…) Inconsolable depuis le décès d’Edith Lucie, Denis Sassou NGUESSO n’en oublie pas pour autant ses autres filles. Toutes plus ou moins aux affaires… Julienne Johnson « Joujou », femme d’affaires de 43 ans, devenue l’aînée des Sassou, est mariée au Togolais Guy Johnson, qui travailla auprès du défunt Omar MBONGO. Elle gère une société de location d’avions dont l’unique client est la présidence congolaise. Elle a ravi cette affaire à son cousin Jean Dominique OKEMBA, conseiller spécial de Sassou et Secrétaire général du Conseil national de sécurité. La troisième fille du président congolais, Ninelle, épouse du maire de Brazzaville, Hugues NGOUOLONDELE est également dans les affaires. Elle a monté son entreprise d’installation de chapiteaux avec comme principal client, le palais présidentiel. Sandrine, 38 ans, compagne de l’homme d’affaires italien, Fabio Otto Nello demeure la « madame tourisme et restauration de la famille ». Directrice de sa propre société CSN, elle a noué en 2010 un partenariat avec le leader français du cartering aérien, Servair, présent dans les aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo. Propriétaire de deux restaurants haut de gamme (Le Terminialia à Brazzaville et Le____ Les nouveaux Denisiens. WWW.RDPG.ORG/Index.php option-com content et task-vew 2212 du 18 03 2009 Twinga à Pointe-Noire), Sandrine a repris le 14 février, sous le haut patronage de son père, la gestion du grand hôtel de Dolisie, ville natale de l’ex-président Pascal LISSOUBA. Autre fille de choc, Kelly Christelle, dirige la société Christelle, qui a investi dans le secteur forestier. En mars, elle a obtenu du ministre de l’économie forestière et de l’environnement, l’attribution d’une concession de 235.000 ha, située dans le département de la Cuvette-Ouest. A 30 ans, Karine Emma vient, quant à elle, de fonder une société de service. Le président congolais a par ailleurs pris auprès de lui une autre de ses filles. Claudia dit COCO, nommée conseillère à la communication et aux relations publiques… Dernière fille du président congolais, Andréa a pour sa part été promise directrice de la coopération au ministère de l’industrie touristique et de loisirs (…).
Il faut encore signaler que, Wilfrid NGUESSO, neveu du président de la République et patron de SOCOTRAM, s’emploie à lever illégalement une taxe maritime sur les opérateurs pétroliers. En effet, alors que seul l’Etat est habilité à recouvrer les impôts et taxes, la SOCOTRAM lève chaque année une taxe d’une valeur de 5 milliards de francs CFA sur les opérateurs pétroliers.
En 2001 et 2002, pour protester contre ce scandale, Elf-Congo qui n’acceptait pas de verser des taxes à une entreprise privée, avait décidé unilatéralement de déduire le montant de cette taxe, du montant de l’impôt pétrolier qu’elle versait à l’Etat. Les autres sociétés lui emboitèrent le pas.
En 2005, lorsque sous la pression du Fonds monétaire internationale « FMI », cette taxe illégale a été supprimée, le président de la République a décidé, contre l’avis du Parlement, de compenser la perte subie par la SOCOTRAM par une subvention anormale de l’Etat, (dite subvention au pôle maritime) à cette entreprise familiale, pour le même montant.
On l’aura remarqué, la famille régnante aliène le patrimoine national, accumule l’argent public en quantité industrielle et se construit des fortunes colossales pendant que près de 90% des Congolais manquent du minimum vital.
II- L’affaire des rétro-Commissions versées par la société pétrolière norvégienne Pétronor à la famille régnante.
Le 26 janvier 2026, l’Office norvégien de lutte contre la criminalité économique a annoncé que deux citoyens norvégiens et une filiale de la société Pétronor ont été inculpés pour corruption et violations comptables graves liées à des licences pétrolières au Congo-Brazzaville. Les prévenus ont été inculpés à Oslo de corruption pour le versement d’environ 25 millions de dollars à la famille régnante au Congo-Brazzaville.
Ces versements sont liés à une licence accordée par l’Etat congolais à la société pétrolière norvégienne Pétronor qui détient 75% des parts dans cette société, tandis que « Maxime GANDZION international », en sigle MGI, propriété personnelle de Maxime GANDZION, Conseiller pétrolier du président congolais détient les 25 % restants et reçoit une part des revenus.
Selon l’acte d’accusation, les parts et dividendes de MGI auraient procurées au moins 24,68 millions de dollars, soit, 14.181.163.680 francs CFA d’avantages à la famille présidentielle congolaise.
Maxime GANDZION est l’intermédiaire qui a permis à la société norvégienne HELMA, filiale de Pétronor, d’obtenir les licences pétrolières PNGF Sud. Selon l’accusation, HELMA aurait couvert les coûts d’investissement de l’entreprise MGI, offrant ainsi à la société de Maxime GANDZION des parts gratuites ou subventionnées dans le projet pétrolier. En échange, Maxime GANDZION aurait usé de ses relations auprès de la présidence congolaise pour garantir l’attribution des licences à HELMA. Grâce à l’entregent de Maxime GANDZION, la société norvégienne Petronor a versé 25 millions de dollars de retro-commission à la famille régnante.
III- L’affaire Humberto BRAGA
Humberto BRAGA est un homme d’affaires angolais introduit au Congo-Brazzaville par la famille régnante. L’autorisation d’exercer des activités à caractère économique au Congo, signée par le ministre du commerce de l’époque n’incluait pas le domaine des finances en général, celui de la banque en particulier.
Curieusement, Humberto BRAGA a créé un établissement financier qui accordait des crédits à ses clients à des taux d’intérêts défiant toutes concurrence (40%, alors que le taux accordé par les autres établissements financiers oscille, selon les établissements entre 2,5% et 3.25%). En très peu de temps, l’établissement de Humberto BRAGA a collecté près de 30 milliards de francs CFA d’épargne.
Tels, un essaim d’abeilles alléchés par ce taux d’intérêts exceptionnel, les Congolais se sont rués sur la banque de Humberto BRAGA et ont abandonné les banques traditionnelles dont les chiffres d’affaires ont baissé de façon vertigineuse. Alerté par ses services, le gabonais Mamalepo, alors gouverneur de la BEAC a mis fin à l’aventure de Humberto BRAGA.
Sur ses instructions, le ministre congolais des finances de l’époque a fait fermer l’établissement de Humberto BRAGA, fait bloquer ses comptes au Congo et à l’étranger et fait confisquer son passeport pour l’empêcher de s’enfuir.
Malheureusement pour le Congo, à la suite de la nomination d’un nouveau ministre à la tête du ministère congolais des finances, le procureur général, près le tribunal de grande instance de Brazzaville, a pris une réquisition annulant toutes les mesures conservatoires prises à l’encontre du sieur Humberto BRAGA. Dès que son passeport lui a été restitué, Humberto BRAGA a pris la clé des champs emportant avec lui les 30 milliards de francs CFA des épargnants congolais.
Jusqu’à ce jour, Humberto BRAGA reste introuvable et les épargnants congolais ont perdu tout l’argent qu’ils avaient logé dans son établissement. Aucune enquête n’a jamais été ouverte pour retrouver cet escroc. Aucun procès n’a jamais été intenté contre lui. Il est couvert par les véritables propriétaires de l’établissement dont il n’était qu’un prête-nom. Qui sont donc les vrais propriétaires de la société de Humberto BRAGA qui ont usé de leur toute-puissance au sein du pouvoir, pour faire fuir leur associé et qui continuent de le protéger ?
IV- L’affaire des 14 mille milliards d’excédents budgétaires dédiés aux générations futures
En 2014, le ministre des finances d’alors, monsieur Gilbert ONDONGO avait annoncé avec fracas que le Congo avait engrangé 14 mille milliards de francs CFA au titre des excédents budgétaires et que cette cagnotte serait dédiée aux générations futures. A cet effet, un compte de stabilisation serait ouvert dans les écritures de la BEAC. Cette annonce tapageuse avait suscité beaucoup d’espoir dans les rangs de la jeunesse congolaise.
Cet espoir allait être très vite déçu, car, les 14 mille milliards ont disparu des radars et se sont envolés vers les paradis fiscaux dans des comptes privés des tenants du pouvoir. Ni le président de la République qui avait promis que le compte dans lequel les excédents budgétaires étaient logés ferait l’objet d’un audit chaque année, ni le ministre Gilbert ONDONGO, ni le premier ministre, Anatole COLLINET MAKOSSO, ni les ministres des finances successifs, personne n’est en capacité de dire au peuple congolais où sont passés les 14 mille milliards. Cet argent dédié aux générations futures, n’est logé, ni à la BEAC, ni dans aucun autre établissement de crédit installé au Congo.
Jean Raymond DIRAT, à l’époque directeur du cabinet du ministre Gilbert ONDONGO, qui avait la signature sur le compte de stabilisation des excédents budgétaires dédiés aux générations futures, reste lui aussi muet comme une carpe. Où donc sont passés les 14 mille milliards des générations futures ? Accusés Gilbert ONDONGO et jean Raymond DIRAT, répondez.
V- L’affaire des Fonds publics retirés du Trésor par un ministre en fonction, fonds dédiés à la construction d’une route de 137 KM
Au cours d’une séance de l’Assemblée nationale, le député Jean-Claude IBOVI a indiqué qu’un ministre en fonction avait retiré du Trésor public des Fonds dédiés à la construction d’une route longue de 137 km. Selon l’honorable Jean-Claude IBOVI, malgré le fait que le ministre ait perçu du Trésor le montant de l’argent nécessaire à la construction des 137 km de ladite route, jusqu’à ce jour, aucun km n’a été construit.
A la suite de l’intervention de l’honorable Jean-Claude IBOVI, ni le ministre concerné, pourtant présent dans la salle, ni le premier ministre, ni le président de l’Assemblée, personne n’a soufflé un mot. Silence de mort dans la salle.
Pour rappel, au Congo-Brazzaville, le prix officiel de la construction d’un km de route est d’environ 300 millions. Le coût de construction d’une route de 137 km est d’environ 41 milliards 100 millions de francs CFA. Ainsi, le ministre mis en cause aurait détourné cette somme colossale à des fins personnelles. Curieusement, l’Assemblée nationale n’a commis ni une Commission d’enquête parlementaire, ni une mission d’informations pour tirer au net cette affaire. Personne n’en parle plus jamais. Le ministre concerné n’est nullement inquiété. La prétendue Haute autorité de lutte contre la corruption est muette comme une carpe. Dans quel pays sommes-nous ?
VI- L’affaire du détournement des ressources financières du Fonds de soutien à l’agriculture.
Comme chaque Congolais le sait, chaque année, l’Etat dépense près de 700 milliards de francs CFA pour financer les importations des produits alimentaires et agricoles que les Congolais consomment. Dans le dessein de faire face à cette situation honteuse après 64 ans d’indépendance, le gouvernement avait mis en place un Fonds de soutien à l’agriculture d’un montant modique de 3 milliards de francs CFA, pour prétendait-il, booster la production agricole nationale. Malheureusement, plusieurs tenants de l’Etat/PCT ont détourné à leur profit personnel ces 3 milliards de francs CFA, somme qui était déjà insignifiante, pour promouvoir un vrai développement d’une agriculture nationale. A titre comparatif, au Cameroun, l’Etat a accordé une subvention de 10 milliards de francs CFA, pour la seule filière de la banane.
A la suite de la création du Fonds de soutien à l’agriculture, des ministres, des députés, des sénateurs et autres caciques du pouvoir se sont érigés en opérateurs agricoles et ont obtenu du ministre de l’agriculture Rigobert MABOUNDOU, des prêts pour réaliser des investissements dans le domaine de la production agricole. Comme il fallait s’y attendre, l’habitude étant une seconde nature, les bénéficiaires des prêts du Fonds de soutien à l’agriculture n’ont réalisé aucune activité agricole et ont purement et simplement, comme à leur habitude, détourné les Fonds empruntés. Convoqués et interrogés par la CID, ils ont été sommés de rembourser sans délai l’argent dû. A ce jour, personne ne s’est exécuté et sans surprise, personne n’est inquiété.
Chaque prévenu continue de jouir de la protection de l’Etat/PCT. Dire qu’il existe prétendument au Congo, une Haute Autorité de lutte contre les crimes économiques et financiers ! De qui se moque-t-on ?
Par économie de temps, nous ne pouvons exposer certains autres crimes économiques et financiers, tels : l’affaire des soixante tenants du pouvoir ayant un compte privé à Panama ;
– l’affaire des six responsables congolais ayant plus de 5 mille milliards de francs CFA dans leurs comptes privés en Chine ;
– l’affaire des détournements des ressources du FIGA ;
l’affaire Orion-Oil ;
– l’affaire Gunvor ;
– l’affaire ASPERBRA ;
– l’affaire du détournement de l’argent public au Trésor ;
– l’affaire du détournement de ressources publiques au ministère de la santé, etc.
De tout ce qui précède, il ressort que la mise à sac des finances publics par les tenants du pouvoir contribue à la contraction de ressources publiques indispensables à la mise en œuvre de politiques publiques efficaces, créatrices d’emplois et de richesses pour le pays et pour le peuple. Elle réduit considérablement les capacités de l’Etat à faire face à ses obligations économiques et financières et fragilise le Congo.
De même, l’appropriation personnelle du patrimoine public (terrains bâtis et non-bâtis, entreprises et hôtels publics, etc.) à des fins d’enrichissement personnel porte un coût fatal à l’accumulation des ressources publiques internes et du patrimoine public. Dans le même esprit, la cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de direction, ainsi que le laxisme et le favoritisme, portent une grave atteinte à la qualité des services publics et empêchent leur fonctionnement efficace et efficient.
En définitive, les détournements des deniers publics mettent en péril le développement du pays, car, ils engendrent une diminution importante des ressources publiques nécessaires à la construction nationale. Par voie de conséquence, une lutte implacable et permanente doit être menée contre le cancer de la corruption qui gangrène la société congolaise globale aujourd’hui. Cela implique que soient mises en œuvre dans les faits et non pas seulement en paroles, des mesures appropriées et fortes, notamment :
– La restauration de la forme républicaine de l’Etat ;
– L’instauration d’un véritable Etat de droit et d’une gouvernance démocratique, rationnelle, transparente, sociale et participative ;
– La mise en place de véritables institutions de l’intégrité ;
– La restauration de la culture de la sanction et l’engagement de poursuites judiciaires contre tout auteur de crime économie et financer, quels que soient son statut social et son appartenance familiale, ethnique, régionale, politique, idéologique, philosophique, religieuse ou autres. Tous les Congolais sont égaux en droit et en dignité.
Fait à Brazzaville, le 23 février 2026
Le Symposium



























































































































































































































































































































































































































































































































