Danger : les congolais interloqués par le bradage des dernières entreprises, un funeste programme ourdi par* *les délinquants et criminels financiers Ondongo et Maboundou.


Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Avant de revenir sur le nouveau gouvernement et un premier ministre qui pourraient sortir le Congo de la gadoue, il est urgent de scruter et de stopper le programme économique de Denis Sassou-Nguesso qui prévoit la privatisation des dernières entreprises publiques financées par les contribuables. Ports, télécoms, chemins de fer, banques et immobilier* *emblématique : un inventaire qui évoque moins une réforme qu’un « crime* *économique » présumé, piloté par le “shadow cabinet” des mafieux Ondongo et Maboundou. Analyse d’une opération qui transforme la crise budgétaire en rachat* *patrimonial au bénéfice des dignitaires via des prête – noms. Les congolais vont-ils se laisser faire ?
Après avoir siphonné les caisses de l’État et procédé aux pseudo privatisations telles que les régies électriques où Jean Jacques Bouya, Gilbert Ondongo, Adou Danga s’offrent impunément des ristournes de près de 9 milliards de fcfa de recettes mensuelles, on croyait que ces “Al Capone” et leurs acolytes’ en seraient repus et arrêteraient de faire la poche aux contribuables congolais. Grosse erreur ! Ces gens ont toujours des motivations douteuses, la preuve : le contexte de fragilité économique qui entoure ledit programme. Loin d’une simple restructuration, la vague de privatisations s’inscrit dans une stratégie de survie d’un État endetté. Officiellement, l’objectif est de raviver les finances publiques. Mais le Congo entre dans cette phase avec un déficit courant de 5,8% du PIB en 2025, une dette publique à 97,2% du PIB, un déficit primaire hors pétrole en forte dégradation et des vulnérabilités croissantes au nexus État-banques. L’alerte en a été donnée par les institutions de Bretton Woods. Celles-ci pointent un affaiblissement de la discipline budgétaire, l’accumulation d’arriérés et un refinancement de plus en plus difficile sur un marché régional tendu.
Dans ce cadre, la privatisation n’est pas neutre : elle recycle un vieux réflexe rentier, vendant des bribes de souveraineté pour masquer l’incapacité à réformer en profondeur. Selon une piètre théorie d’Ondongo et collabos, elle pourrait booster l’efficacité et attirer des capitaux dans un État bien gouverné. Mais au Congo où le pouvoir a historiquement canalisé l’économie pour contrôler flux et faveurs, la question n’est pas « qui gérera mieux ? » mais « qui captera la rente future comme nous le voyons avec E2C ? ». Reuters notait encore après la présidentielle de mars 2026, que le scrutin renforçait les soupçons de captation avec un contrôle hors norme.
La liste des actifs ciblés est éloquente : Port autonome de Pointe-Noire et Congo Telecom (rentables), CFCO (hybride, avec rôle social), banques publiques, avions de ligne (à passifs cachés), Tour Nabemba, Kintélé, tours de Mpila et usines dormantes. Moins une doctrine cohérente qu’un listing de liquidations rapides pour renflouer la caisse. Les soit-disants ministrables et universitaires peuvent nous expliquer leur théorie de bradage et permettre aux congolais de s’enrichir ?
Au cœur du problème : un budget en trompe-l’œil, des risques de prédation et l’opacité pétrolière. Le projet de loi de finances 2026 affiche un solde global positif de 234,224 milliards cfa, mais un solde primaire hors pétrole à -491,662 milliards, avec 800 milliards d’OTA/BTA en charges de trésorerie. Cette “respiration” masque une dépendance à la rente pétrolière et au refinancement. Des fonds dédiés à la “fonction bancaire du Trésor” et à l’urbanisation des systèmes financiers publics pourraient moderniser… ou centraliser la captation.
Sans transparence, régulation ni audit des passifs, cette privatisation risque de reproduire les échecs passés – comme LCDE ou E2C – : socialisation des pertes, privatisation des profits, opacité et transfert des coûts aux usagers. Le scandale réside ailleurs : sans toucher à la SNPC et au quasi-budget pétrolier, vendre hôtels, ports secondaires ou usines abandonnées n’est que de la « finance cosmétique ». Sans audit préalable, appel d’offres international, publication des bénéficiaires et fléchage des recettes vers le désendettement, cette politique ne réformera rien. Elle liquidera l’État utile au profit d’un État prédateur, au détriment des Congolais. Voilà Maboundou et Ondongo qui veulent être respectivement à la tête de la primature et du cabinet présidentiel alors qu’ils traînent chacun des casseroles mais nous citerons quelques unes, l’un pour la dilapidation du fond pour l’agriculture, et l’autre pour l’affaire de Moshi Hojeij qui vient d’être relancé par un juge et Tracfin après les scandales Asperbras ( nous y reviendrons).
Ghys Fortune BEMBA DOMBE






















































































































































































































































































































































































































































































































































