Le temps des comptes : » SASSOU, ANTOINETTE, Denis Christel SASSOU, BOUYA, ITOUA, OMINGA, NGONDO…rendez au peuple ce que vous avez pillés? »

Jean-Claude BERI

Le temps des comptes : » SASSOU, ANTIONETTE, Denis Christel SASSOU, BOUYA, ITOUA, OMINGA ; NGONDO…rendez au peuple ce que vous avez pillés ? »

Jean-Claude BERI

Chacun le sent tous les jours. Il flotte dans l’air, au Congo-Brazzaville, un parfum de révolte, de m’en foutisme . Dans les villes, les banlieues et les cités, les populations grondent. Le feu couve. L’explosion menace. La moindre étincelle peut provoquer la déflagration. Même si l’origine n’est pas directement liée à la crise sociale. Comme on l’a vu, ces dernières semaines, de manière spectaculaire au trésor public, où, choqués par l’abjection des crimes financier presque in prescriptible des dirigeant de cette institution financière, les citoyens congolais ont massivement exprimé leur ras-le-bol à l’égard de la corruption, du dysfonctionnement de la justice, de la police et finalement d’un Etat qui accepte, inerte, l’extension des inégalités, du chômage et de la misère et pire de l’accroissement de l’impunité.

De la même manière, en 2024, les Congolais avaient collectivement exprimé leur refus d’un modèle de société fondé sur le totalitarisme des marchés et la tyrannie de la corruption Comme ce fut le cas avec ZIDANE DOUGOU Armel . Comme aujourd’hui les Congolais rappellent aux dirigeants un vieux principe républicain : les citoyens préfèrent le désordre à l’injustice ou l’impunité.

Ces protestations ou mécontentement, et celles qui se succèdent un peu partout au Congo, mettent en exergue l’effritement du pouvoir, la démocratie et les élites. Un pouvoir qui apparaît de plus en plus comme l’exécutant, le supplétif des vrais maîtres du Congo : les clans des siciliens. Une démocratie minée, entre autres, par la désinvolture de dirigeants qui, à peine élus, se hâtent de renier leur programme et leurs promesses. Des élites qui, depuis des années, s’acharnent à faire l’éloge de la « pensée unique » » ethnique » exercent un authentique chantage sur toute réflexion critique au nom de la « modernisation », du « réalisme », de la « responsabilité » et de la « raison », affirment le « caractère inéluctable » des évolutions en cours, prônent la capitulation intellectuelle, et rejettent dans les ténèbres de l’irrationnel tous ceux qui refusent d’accepter que « l’état naturel de la société, c’est le marché ».

Nous vivons une période excessivement réactionnaire. Une période où on aura vu, au cours des différents mandats de sassou , des dirigeants et des intellectuels abandonner tout espoir de transformer le Congo, et proposer, en guise d’avenir radieux, une seule consigne puisée dans la terminologie darwinienne chère aux ultralibéraux : « s’adapter », c’est à dire renoncer, abdiquer, se soumettre.

La compétition reste, à leurs yeux, la seule force motrice : « Qu’on soit un individu, une entreprise ou un pays l’important pour survivre dans ce Congo, c’est d’être plus voleur que son voisin. » Et malheur au gouvernement qui ne suivrait pas cette ligne : « Les affaires le sanctionneraient immédiatement, car les hommes politiques de la trempes de BOUYA Denis Christel, Claudia SASSOU sont désormais sous le contrôle des affaires financiers. »  « Les pouvoirs publics ne sont, au mieux, qu’un sous-traitant de leurs envies. Eux gouvernent. Le gouvernement gère et obéit. »

Pourtant, même au sein de l’aréopage des élites claniques, on a senti planer un doute, une inquiétude, le sentiment qu’une période d’euphorie s’achève. A cet égard, la révolte pressentie s’annonce fulgurante.

Comme l’a dit si bien cet expert : « La mondialisation est entrée dans une phase très critique. Le retour de bâton se fait de plus en plus sentir. On peut craindre qu’il ait un impact fort néfaste sur l’activité économique et la stabilité politique de nombreux pays. » Le Congo est entré en plein fouet dans cette phase sans passer par la phase de rééducation.

Plusieurs d’autres experts font un constat encore plus pessimiste et avertissent : « Il faut créer la confiance chez les salariés, et organiser la coopération entre les entreprises afin que les collectivités locales, les villes et les régions bénéficient de la mondialisation. Sinon nous assisterons à la résurgence de mouvements sociaux comme nous n’en avons jamais vu depuis la seconde guerre mondiale. »

C’est également la grande crainte des économistes congolais, qui a lancé ce cri d’alerte : « Si les entreprises ne relèvent pas les défis de la pauvreté et du chômage, les tensions vont s’accroître entre les possédants et les démunis, et il y aura une augmentation considérable du terrorisme et de la violence dans ce pays. »

Cette inquiétude se répand même dans les claniques habitués a voleur ou se servir au trésor public en raison de l’actuelle ouverture des lignes financières doivent de plus en plus justifier leur besoins. « Les ITOUA, CLAUDIA, NGONDO, ANTOINNETTE SASSOU, vivent de plus en plus mal et doivent travailler de plus en plus pour maintenir leur niveau de vie ». C’est pourquoi les congolais n’ont pas hésité à proclamer le « MORT DU FOND FINANCIER MBOCHIS » clouant au pilori les douze grands chantiers du Congo et  qui, ces dernières années, ont favorisé le  licenciement  à eux seuls plus de 400.000 salariés en trois ans.

« Il fut un temps où licencier en masse au Congo-Brazzaville était une honte, une infamie. Aujourd’hui, plus les licenciés sont nombreux plus le clan est content… », accuse DAC PRESSE  qui, lui aussi, redoute un violent retour de bâton contre la mondialisation a la congolaise .

« La mondialisation est en train de créer, dans nos démocraties jeunes , une sorte de sous-classe de gens démoralisés et appauvris . » Qui affirme cela ? l’ensemble des jeunes diplômés qui demain auront l’Age de travailler mais exclu du marché.?

Comment ne pas voir encourager l’événement majeur de cette fin de siècle est la paupérisation de l’Afrique Centrale  ? Il y a actuellement plus de vingt millions de chômeurs et trente-huit millions de pauvres ! Même au plus noir de la Grande Dépression de 1929, il n’y avait pas eu un nombre aussi élevé de laissés-pour-compte.

Les chômeurs, les sans-abri, , les précarisés, les exclus les victimes de l’intolérances des destructions abusives ,  sont l’expression dramatique des sacrifices réclamés, sans contrepartie, à la société congolaise depuis l’arrivée au pouvoir de ce clan des siciliens.

La pression sociale de choix purement idéologiques fondés sur la rigueur budgétaire, la réduction des déficits publics, les délocalisations, bref, la mondialisation. De cela, les gens ne veulent plus. Et n’acceptent pas qu’on appelle « réforme » ce qui n’est, au sens propre, qu’une contre-réforme, un retour à l’ordre social ancien, au monde abominable du pillage systématique.

Des millions de citoyens congolais restent confrontés au scandale de pillage prospères qui s’accommodent de poches de misère chaque jour plus importantes. Comment ne pas comprendre les rancœurs anti-MBOCHIS de ceux qui se sentent menacés par la brutalité de l’ajustement structurel imposé par l’application aveugle des critères de convergence définis par le clan des siciliens ?

Bâtir, construire le Congo est un objectif essentiel à l’heure où rôde, à ses frontières et en son propre sein, l’ultranationalisme aveugle. Mais on ne répond pas à un si noble défi par des pillage massifs ou des critères de convergence sont galvaudés. Le terrain qui s’impose est celui du social et la répartition équitable des richesse d, le seul pouvant redonner crédit à une grande espérance positive pour le Congo de demain.

Le Congo avait tout pour devenir un Etat-providence. Comme nulle part au monde, les citoyens congolais devraient bénéficier d’un arsenal de garanties socio-économiques, conquis par les richesses du pays. Il constitue le cœur de la civilisation congolaise moderne. C’est cela, au fond, qui distingue nettement le clan des siciliens, et le reste des Congolais.

La logique voudrait que SASSOU accède a la requête devenue récurrente de ne plus accéder a l’impunité des fraudeurs et favoriser la protection sociale sur les congolais, Notre  pays a tout pour réussir seulement il faut qu’on revienne à ce que Marien NGOUABI disait à l’époque , « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » . Au risque de briser la cohésion nationale, le Congo ne doit plus se laisser aller à la déconstruction de son l’édifice social, notre socle de solidarité ? “Car gouverner ce n’est pas commande d’en haut , c’est comprendre depuis le bas.”

Jean-Claude BERI

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