Une démarche fallacieuse pour entériner un scrutin présidentiel

 

 

Jean François BISSILA

 

 

Le sadisme devient un critère en politique depuis quatre décennies , un putschiste octogénaire invétéré fait basculer la nation Congolaise dans l’abîme . Il accapare le pouvoir obtenu par un coup d’Etat sanglant . Avec le soutien de l’Etat Français par l’intermédiaire  de M. Jacques FOCCART , ancien Sécrétaire général aux Affaires Africaines de l’Elysée , il fut l’instigateur des situations pernicieuses . Rétrospectivement le mois de Mars  est nostalgique , nous rendons hommage  à nos martyrs :

Président Marien NGOUABI mort assassiné à l’âge de 39 ans .
Président Alphonse MASSAMBA-DEBAT fut assassiné à l’âge  de 56 ans .
Cardinal Emile BIAYENDA  est tué à l’âge de 50 ans , après avoir subi les sévices .
Chef d’Etat-major  KIMBOUALA  NKAYA  Luc  est abattu à l’âge de 49 ans par les sbires  . N’oublions pas les autres compatriotes anonymes .

Le Congo-Brazzaville sous tutelle française , car la présence économique de la France demeure intacte . Les intérêts français reposent ainsi sur 200 entreprises françaises installées sur le territoire congolais. Certes , les dirigeants Français donnent leur aval  à M. SASSOU d’organiser avec désinvolture  les fraudes électorales massives .

Il est  affligeant que notre  nation  ne soit pas crédible  par rapport aux autres nations africaines . ” Il n’est pas moralement acceptable  d’organiser  des élections dont les résultats sont connus d’avance et décidés par une poignée d’individus ” , dixit l’Archevêtre Samuel KLEDA  . En effet , l’élection présidentielle datant de 15 Mars 2026  a été marquée par le taux d’abstention  élevé , selon  Radio France Internationale ( RFI ) . Les médias sont unanimes sur le faible taux de participation , évidemment le peuple Congolais s’est abstenu de cautionner la mise en scène d’une mascarade concernant  l’élection présidentielle . Elle a été jalonnée par un black-out  des communications  . Les citoyens Congolais ne pouvaient pas envoyer les messages  vers les réseaux sociaux durant deux jours . La coupure des communications rendait impossible  la circulation des informations , de surcroît , le manque de  courant électrique a un réel impact sur l’ensemble des activités par  lesquelles les concitoyens font des travaux gratifiants .

De multiples conséquences  au niveau de l’économie nationale  , le gouvernement prive  notre pays d’être connecté sur Internet , ce qui engendre  l’isolement , voire le ralentissement   des activités économiques . Le sabotage délibérément en ce qui concerne les destinées de tout un peuple , par ailleurs ,  les délégués de l’opposition  n’étaient pas admis dans les bureaux où on devait voter . Pareillement , les associations citoyennes n’ont pas pu obtenir  les accréditations pour assister au déroulement des opérations électorales . Les affres de la tyrannie au Congo-Brazzaville où  le potentat  cadenasse le scrutin présidentiel .
En 2016 , le Général Jean Marie Michel MOKOKO était candidat  à l’élection présidentielle , il est exaspérant qu’il soit non seulement incarcéré depuis  10 ans , mais également condamné à 20 ans de prison . Pareillement , le Ministre André OKOMBI  SALISSA  avait posé sa candidature , malheureusement il se trouve en prison depuis le mois de Janvier 2017 , puis condamné à 20 ans de travaux forcés . Il est évident que le  chef autoproclamé narcissique  assassine les vrais opposants , en 2015 ,M.MBAOU

Ferdinand avait échappé  à un assassinat .
Le Congo-Brazzaville est l’un des pays les plus répressifs  en matière de droits  humains , il y a eu 8 216  violations recensées en 2024 par le Centre d’actions pour le développement . M. SASSOU  et ses affidés bafouent les libertés individuelles  , ils infligent  les souffrances  envers  le peuple Congolais  .
L’acharnement pour demeurer au pouvoir à vie , en substance , le Congo-Brazzaville  est devenu  un Etat voyou , notre  pays a perdu  toute crédibilité en ce qui concerne la démocratie

 

Jean François BISSILA

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