Cette insoutenable hypocrisie de nos élites politiques pour la prétendue présidentielle de mars 2026 : le Congo doit s’en sortir
Jean-Claude BERI
La République du Congo a célébré, le 28 novembre 2025, le 67ème anniversaire de sa proclamation, le 28 novembre 1958 à Pointe-Noire. À cette occasion, le Président Denis Sassou-Nguesso a adressé un message sur l’état de la nation devant le Parlement réuni en congrès, sous la présidence d’Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale.
Que devrions nous retenir de ce message ? La scène politique Congolais est, plus que jamais marquée par des luttes de pouvoir et des trahisons à chaque détour de regard, s’apparente désormais à un théâtre d’ombres où les vérités sont étouffées ou achetées à coups de milliards. Dans cette arène cooptée de paroles saignantes qui s’affrontent en coulisses et se contredisent, les promesses d’alternance se perdent dans le bruit des discours bidons des nouveaux quémandeurs cherchant une place au soleil pour le prochain mandat. La question de Monsieur Modeste BOUKADIA trouve tout son sens : L’ethnocentrisme au service de la prétendue présidentielle de mars 2026 | Le pouvoir appartient il au Nord ou au Congo ?
Denis SASSOU NGUESSO, avec son parcours tortueux entre la rébellion politique et le soutien au groupuscule juvénile au Banditisme caractérisé, incarne cette hypocrisie déconcertante qui ronge l’opposition Congolaise. Tiraillé entre loyautés contradictoires, et assassinats explosifs, Denis SASSOU NGUESSO ne s’en cache plus, il s’est érigé en porte-parole d’un régime tout en participant à des manœuvres qui desservent les idéaux démocratiques. Face à cette descente chaotique pourtant promise pour être une vision politique du devenir radieux du Congo, on peut se demander : comment un homme, autrefois symbole de « courage politique », devient-il le représentant d’une imposture aussi manifeste ? Et surtout, quels principes démocratiques sont en péril lorsque l’intérêt personnel politico-ethnico-financier prime sur le bien commun ?
Dans notre pays, on a aboli le débat contradictoire. Il estime que ce débat n’a aucun intérêt, ni juridique ni dans les faits. Il n’y aura aucune conséquence : Le pouvoir appartient au Nord et restera au Nord.
Puisque le PCT est le cerveau de la république, l’IA qui peut apporter la solution à tous nos problèmes sociaux. Le PCT va continuer sa marche vers la conservation du pouvoir quoi qu’il en coute … C’est ainsi que Denis SASSOU NGUESSO reste et demeurera le guide s’exprimait au micro de la presse nationale un autre lèche botte devenue président de l’assemblée a vie : Isidore MVOUMBA.
En ce 28 novembre 2025, Isidore MVOUMBA a encore bavé des éloges sur SASSOU comprenez “l’homme qui ose, déterre les cadavres dans les cimetières du POOL est intouchable il n’a pas peur. Tous ont ce penchants fétichisme révoltant est un signe déviant du processus démocratique au Congo, signe précurseur de respect satanique envers SASSOU.
Cela a été, éminemment illustré par leur parcours dans les méandres de la politique et leur intégration au rang des « intouchable du Congo.
Lorsque Denis SASSOU NGUESSO affirmait avec un mélange de désinvolture et de défiance assassine que la décision du bien ou du mal lui incombait. Pour ceux qui à l’époque le faisait passer pour l’incarnation par excellence de l’audace insolente d’une certaine frange de l’opposition politique d’alors, seuls les militants de l’UPADS et MCCDI étaient en mesure de décider pour leur parti. Il était le maitre absolu. Aujourd’hui il affirme qu’il doit aller en pôle position politique, et Dieu sait que la liste d’attente est longue.
Pour le paraphraser, il ose proclamer : « Bâtir la Nation dans l’unité, pas sur les déchirements, » Denis SASSOU NGUESSO ignore-t-il qu’il est le premier déstabilisateur de l’unité nationale et le premier assassin de la république.
Ces propos, lui ont valu d’être applaudi par tous ses camarades assassins, chouchouté par les médias corrompus et promis à de grands destins dans le parti aux ordres.
Non cela n’amuse personne !
Dans sa « chute à venir ils sont tous bras dessus, bras dessous, y compris cette frange de l’opposition malléable. Tous – au festin pour « cuire sa peau ». Ils étaient là, même quand le sort de leurs enfants était en jeu !
Au droit, on a opposé la virulence, la violence, l’animosité, si bien que le pauvre s’est résolu à ce divorce douloureux. Mais Denis SASSOU NGUESSO réalise-t-il enfin qu’il ne faut pas croire que ça n’arrive qu’aux autres » ? Ou que le respect des règles n’a d’intérêt que dans la protection de tous ? Peut-il alors prétendre avoir raison s’il continue à nier sa faute dans l’exclusion de tous et dans le déni de tout et dans le fait d’avoir participé à botter en touche dans l’assassinat prémédité des jeunes ?
Hélas aujourd’hui, certains dorment encore oublient vite que le Congo, notre bien commun est en train d’être dépecée en mille morceaux. Certains se réveilleront et auront compris qu’il faut respecter les décisions de justice, même si parfois elles ne servent pas nos intérêts.
Monseigneur NKOMBO l’avait dit « … Si nous ne prenons pas de bonnes décisions aujourd’hui, soyez courageux et forts d’en supporter les conséquences demain, car un tigre blessé est plus dangereux qu’un caïman dans de l’eau tranquille » CNS 1992
Combien de mort sommes-nous entrain de comptabiliser depuis la fin de la conférence Nationale Souveraine, pour apaiser les ardeurs des militants extrêmes et des cadres zélés du PCT.
Alors que les retraités sont maltraités, le tissu économique est en lambeaux, nos étudiants qui sont à l’intérieur du pays et à l’étranger sont devenus des parias, Sassou Denis et tout son clan vident impunément le Trésor Public pour leur jouissance personnelle. Prompt à défendre Denis SASSOU NGUESSO, le ministre MBOULOU n’ a jamais été inquiété pour la découverte et le vol de plusieurs milliards de fra CFA à son domicile de campagne. Et SASSOU nous parle d’unité. Ou était l’unité lorsque le PCT abêtit et appauvrit les Congolais. On ne le dira jamais assez que toutes ces preuves de vol d’argent public et de détournements en masse montrent que l’altruisme ne fait pas partie de l’ADN mbochi. La Morale, l’Ethique, l’Exemplarité, le Respect et le sens de l’Honneur sont des valeurs méconnues par ces kleptocrates « bonobos » . Il nous faut un véritable changement de paradigme politique.
Nul ne peut prétendre défendre la démocratie tout en méprisant, violant ses propres règles internes », et que « ce n’est pas en verrouillant son parti en le rendant aussi primitif que moderne ou en étouffant la moindre voix critique qu’on construit une alternative crédible.
Si l’on peut être tenté de voir une quelconque lucidité politique dans la nouvelle posture de l’opposition actuelle, c’est sans compter sur ceux qui ont déjà fait leur choix et qui ont fini par dissoudre ses idées de conquête de pouvoir au profit « d’une alliance stupide et sans avenir pour le Congo », dont nous connaissons désormais les contours. SASSOU l’a dit publiquement à maintes reprises. C’est le soutien décomplexé à sa candidature à la prochaine présidentielle qui est la vision du PCT : « On ne va plus reculer. SASSOU est candidat, car le PCT et son clan payerons sa caution. Nous l’avons choisi, et nous allons le soutenir jusqu’à là où il voudra, pour que le destin du Congo ne soit pas entre des mains malhonnêtes qui continueront à nous diviser et à exacerber des tensions que nous avons oubliées depuis belle lurette ».
Franchement qui a déjà oublié le massacre a ciel ouvert du POOL ? qui a déjà oublié des ignobles assassins de KALLA KALLA et les autres ? qui a à déjà oublié les enlèvements des jeunes résistants nuitamment par les services de sécurité privés a la solde de SASSOU ? Non les malhonnêtes et ceux qui continuent d’alimenter cette peur c’est vous le PCT.
Et chemin faisant, dans ce que ce pouvoir a de plus grotesque et tragique, il s’engage désormais dans une campagne avec le SASSOU NGUESSO qu’il avait fini par clouer au pilori, se vautrant dans un long chemin de reniement et de cafouillage. Celui-là même qui était jusqu’à la veille de son retour au pouvoir évoqué le souvenir de « PLUS JAMAIS ça, calfeutrée dans des maisons et en embuscade pour incendier la république.
La marginalisation politique subie par l’opposition étant « dépassée », fort de sa position politique désormais « privilégiée », avec le Colloque national de l’opposition congolaise de l’Intérieur et de la Diaspora qui s’est tenue à Brazzaville, le pouvoir sait désormais que rien n’est acquis d’avance.
Cette incroyable mue doublée d’une volonté affichée d’aller vers une réelle alternance saute désormais aux yeux chaque fois aux yeux des Congolais.
Ça y est donc. La messe est dite et elle est grossièrement imparable ! Dans une tournure de langue qui feint d’entretenir une nuance qui n’existe plus SASSOU vient de réussir ce qu’il n’a pas osé par son désistement au débat se sachant – il sera mis devant ses propres contradictions. SASSOU se fourvoie de la manière la plus tristement spectaculaire, et avec lui tous ceux dont l’engagement en faveur d’un renouveau démocratique n’a été que vent.
L’hypocrisie de ce duo (SASSOU – PCT ) est la quintessence même d’un système politique à l’agonie, où les ambitions personnelles l’emportent sur l’intérêt général. Comment peuvent-ils prétendre servir la nation tout en jouant les pantins dans cette pièce de théâtre tragique ?
« Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps. » C’est l’une des plus belles phrases attribuées à John Fitzgerald Kennedy. Mais, comment peut-on expliquer que ceux qui ont jadis combattu le triste retour chaotique au pouvoir anticonstitutionnel de SASSOU soient transformés subitement en porte-étendards d’un ordre politique caractérisé par le statu quo, alors même qu’une transition politique avait été promise comme le fondement de notre renouveau démocratique ?
En vérité, Denis SASSOU NGUESSO, à l’instar de bien d’autres, devrait nous ( DIASPORA) présenter des excuses. Ils sont, tous, lui et les autres vendeurs d’illusions de refondation, coupables de nous avoir gavés de mauvais fruits, de nous avoir miroité un engagement démocratique sincère dont la réalité s’est dissoute, comme ce 28 novembre, dans un réalisme politique où, finalement, les engagements solennels n’engagent que ceux qui y croient. Comme quoi en politique, et trop souvent au Congo, les exceptions ne valent que pour les circonstances que l’on choisit et pour les intérêts que l’on défend.
Malgré notre opposition contre ce qu’est devenu l’engagement originel du PCT au pouvoir, devant la volonté implacable du peuple de ne jamais renier son serment et d’opérer la résurrection de la Constitution des institutions de 1992 sinon tracer le sillon d’une nouvelle république.
En adoptant une approche qui privilégie un processus électoral transparent et un dialogue politique apaisé, le Président non seulement restaurerait la confiance populaire, mais poserait également les bases d’institutions qui survivent aux dirigeants, parce que solides et durables. Ce choix renforcerait son statut historique, à l’image d’un leader visionnaire, offrant l’espoir d’un Congo réconcilié avec ses valeurs et tournée vers l’avenir.
De même il pourrait inscrire son nom dans les annales des grands dirigeants congolais en plaçant les intérêts de la nation au-dessus des ambitions personnelles. Je soutiendrais toute dynamique en ce sens, car elle représenterait un véritable tournant pour le futur démocratique du pays.
En répondant à cette nécessité, il ne lui sera pas tenu rigueur outre mesure sur la décision de la poursuite du processus électorale et la mise place d’une feuille de route pour une transition apaisé, la transition pour permettre aux acteurs à tous les niveaux d’opérer une certaine intelligence et convergence politique pour sauver le Congo du statu quo. Car, pour l’histoire, il n’est pas question a SASSOU de se prêter au jeu politique dans lequel ceux qui lui manifestent aujourd’hui leur allégeance pourraient être les premiers à l’accabler. Ce n’est qu’au prix de cette résurgence morale et politique que le Congo pourra briser le cycle des impostures et se réconcilier avec son destin démocratique et de prospérité tant promis, mais jamais réellement accompli. La balle est dans le camp du peuple
Jean-Claude BERI
DAC












































































































































































































































































































































































































































































































































