SASSOU DEVRAIT PARTIR

Jean-Claude BERI
Imbue de sa super puissance et de sa capacité militaire sur le terrain congolais, le général SASSOU NGUESSO este inflexible aux différents conseils qui ont été prodigué a New York lors de son séjour pour la 80e Assemblée générale des Nations unies se tiendra du 9 au 23 septembre 2025. GUETERES a été en partie clair vis-à-vis de SASSOU, sans vouloir lui forcer la main, il lui a été conseillé de préparer sa sortie par la grande porte. Même son de cloche au niveau de la diplomatie française « SASSOU tu dois laisser la place ou prépare ta succession tu as trop fait pour le Congo » dixit E. MACRON.
Seulement la sécurité présidentielle et le cercle rapproché lui conseillent une autre voie. Celui de passer outre ces conseils et de suivre le plan décidé à OYO il y a 3 mois. « Les européens ne doivent plus nous dicter une conduite » disent-ils .
Il a cru bon de lancer son opération de la dernière chance, un coup de billard à plusieurs bandes, avec, à la manœuvre, son grognard le plus fidèle, l’affidé des affidés. Serge OBOA dans le rôle du mameluk faisant don de son corps au petit Roi des pécheurs d’OYO devenu maitre de MPILA.
Que pouvait donc faire l’homme de confiance du président de mieux que les autres ? Il lui doit tout, son ascension, sa fortune, sa crédibilité et out le reste on ne pouvait s’attendre a rien droite qu’a une soumission aveugle. « Les chiens ne font pas des chats » On avait envisagé un scénario emberlificoté, faussement habile, visant à donner libre cours à des parlementaire, dont il a n’a aucunement la moindre petite parcelle de confiance pour négocier un quelconque dialogue, des parlementaires et des proches tous puissants que même les thuriféraires les plus zélés de son pouvoir n’auraient pu rêver : Il a préféré lancer plus tôt que prévu son opération de déminage et de destruction de la paix civile.
Bien qu’ayant entendu la proposition de GUTERES de prendre la tête de « la récente proposition des Nations unies à Denis Sassou Nguesso de prendre la tête d’une nouvelle institution internationale chargée de la gestion des trois grands bassins forestiers tropicaux de la planète — Amazonie, Congo, Bornéo-Mékong »
Le dernier conseil du clan du fin septembre a rejeté l’idée et a procédé a engagé la bataille quelque soit les conséquences. « Tu ne peux pas partir comme ça, avec tout ce qu’on a fait pour ce pays » disent les plus téméraires. On prépare a la va vite le grand remplacement des enfants par les parents devenu inapte à la politique de terrain. Ceux qui avaient eu l‘intelligence de voir le mal de loin, se préparent à l’extérieur en sécurisant l’avenir de leurs enfants dans les affaires. Le système qui se voyaient faire perdure le pouvoir avec le prolongement des enfants dans la continuation du politique morbide redoublent d’effort pour convaincre le peuple qu’ils ne sont pas leurs parents.
Trop de casseroles tournent autour de l’idée même du départ de SASSOU, les bébés noirs chasse gardée de NDENGUET est en train d’être démantelés (C’est une bonne chose) mais cela résoudra-t-il le problème ? Déjà le clan NDENGUET est à la manœuvre, il ne se laissera pas être sacrifié pour le travail commun qu’il a rendu. Le Deal avec OBAMI-ITOU est rompu et le secret sont dehors. Tous les officiers pro NDENGUET sont aujourd’hui suspectés, soit entendu. SASSOU veut être le seul maître du CONGO.
Malgré les milliards dépensés par le gouvernement COLLINET MAKOSSO, la diplomatie internationale a donné une belle leçon de conduite a SASSOU. Quoi de plus percutant et de plus retentissant a l’international que l’échec de MATOKO pour le gouvernement de SASSOU ? Comment cela aurait pu être autrement SASSOU, tue, bafoue les règles élémentaires des Droits de l’homme, piétine l’éducation des jeunes, falsifie la culture congolaise, seulement il aurait le culot de présenter un candidat à la présidence de l’UNESCO ? Ceci est un premier signe.
Selon Eric Dénécé, le bilan de la guerre ignoble de sassou en 1997_1999 serait de 400 000 morts soit près de 10 % de la population du pays, devrions-nous le laisser encore causé des massacres inimaginables au Congo en 2026 ? Non faut que cela s’arrête.
La politique de la terre brulée chère à SASSOU doit s’estomper. LA DSPN qui croit bon d’expérimenter ses nouvelles armes acquises de la Corée du Nord sur les populations Faut qu’il sache « on ne tue pas un enfant congolais, on l’éduque et on le recadre ». Cette façon de faire devenue la règle est issue de l’après-guerre de 1997. C’est l’excellence de la barbarie pure. On tue et saccage les biens c’est l’expression même de la sauvagerie de ce pouvoir dont certains approuvent.
C’est un coup de tonnerre dans un ciel déjà bien chargé de lourd inquiétude. Elle n’est pas seulement un épisode de plus dans la longue série des crises gouvernementales sous SASSOU NGUESSO : elle crée une situation politique inédite, presque ubuesque. Le chef de l’État se retrouve en situation de guerre connue, sans ministre de la Défense en situation de pré-guerre (paraît-il) et avec un cap politique clair RESTER AU POUVOIR EN 2026.
On me dira que cela ne change guère de la situation précédente. C’est vrai, mais il est visible que SERGE OBOA semble être le dernier fusible de ce pouvoir finissant, beaucoup ont tenté jouer ce rôle , malheureusement on sait comment SASSOU les a tous dézingués ( TSOUROU, ADOUA, MOTANDO…)
SASOOU NGUESSO n’est plus en état de diriger le CONGO. C’est à cela que l’on mesure la différence entre la légalité du pouvoir et sa légitimité : SASOU NGUESSO bafoue la constitution sans même prendre des gants, mais il a perdu toute l’autorité que le droit lui donne. C’est de cette situation nouvelle qu’il faut tirer toutes les conséquences.
Le peuple doit savoir dans ce grand théâtre de la violence, SASSOU est fatigué, la seule issue raisonnable consiste à retourner devant les parlementaires , comme beaucoup le disent aujourd’hui et demander un dialogue pour la paix.. Mais encore faut-il savoir comment s’y prendre. Car la Constitution ne laisse pas mille options. Elle en offre deux, et deux seulement : soit SASSOU part par la grande porte, soit il s’engage dans un bras de fer qui s’annonce sanglant. Que choisira SASSOU, son pouvoir tout en sacrifiant son peuple, ou le dialogue ne laissant une porte de sortie a toute sa nombreuse succession ? Aider SASSOU à partir ce ne serait pas installer le chaos, ce serait se donner les moyens de la délivrance et le peuple congolais a tant besoin d’une délivrance.
SASSOU n’a plus d’honneur, encore faudrait-il qu’il ait, un tant soit peu, le sens de l’Honneur. Mais ce mot, SASSOU ne le connaît qu’au pluriel : les honneurs reçus de part et d’autre (les derniers en date à Paris) eu égard à sa fonction de Président de la République Congolaise.
Jean-Claude BERI





































































































































































































































































































































































































































































































































