L’élection de SASSOU se réinstalle et scelle les intérêts de la France, Russie et la Chine, Que faire ?
Jean-Claude BERI
Le président de la République du Congo, dit aussi Congo-Brazzaville, qui succède à lui-même ce 15 mars 2026, jubile d’avoir réussi son coup de maitre. Une élection qui n’apporte aucune valeur ajoutée pour les Congolais, sauf pour les trois bénéficiaires qui accroit, leurs entreprises en nombres et chiffres d’affaires, pour les Français, la diversification économique avec l’oléoduc gazier qui garantisse un revenu illimité pour la Russie, et enfin les mines et le pétrole qui confirme leur mainmise sur les minerais congolais, pour la chine.
Le vieux dictateur africain plus de 82 ans , corrompu et violent envers ses opposants, est réélu en assurant avec une garantie en béton sa succession pour la suite. Avec le soutien officieux de la France, toujours très bien implantée dans ce pays pétrolier.
Ce qui se trafiquait depuis des années s’est concrétisé en mai 2025 lors de la visite de SASSOU a PARIS, qualifiée d’encombrant parfois dérangeant mais pragmatique sur les intérêts réciproques. Qu’à cela ne tienne, SASSAOU avait son plan bien établi en tête : Obtenir le soutien de la France a son plan de réélection qu’il avait savamment concocté avec ses officines habituelles qui lui assuraient des entrées gracieusement auprès de la MEDEF
Bien que les échanges commerciaux déclinent depuis plusieurs années, le solde commercial est excédentaire pour la France pour un montant de 305,3M€. En 2024, le Congo a été le 1er excédent commercial de la France en Afrique centrale, et le 3e importateur de produits français dans cette zone (derrière le Cameroun et le Gabon). Avec une valeur de 56,4 M EUR, les importations en provenance de la République du Congo ont connu une hausse en 2024 de 8,2%, après une forte progression de 64% en 2023.
Près de 100 entreprises françaises sont présentes au Congo, employant environ 10 000 personnes.
En 2022, le Congo s’est engagé dans un programme avec le FMI pour un financement de près de 430 M USD, qui s’est achevé avec sa 6ème revue en mars 2025. La France a soutenu ce programme du FMI avec un appui budgétaire de 67,5 M EUR, décaissé intégralement entre 2022 et 2024.
Aujourd’hui on est passé de 100 a 200, la France s’y taille toujours la part du lion : 200 entreprises françaises sont présentes au Congo-Brazzaville, notamment les pétroliers Total et Perenco. Une tradition : en 1996, alors PDG d’Elf (absorbée par Total en 2000 après plusieurs scandales de corruption), Loïk Le Floch-Prigent déclarait que son entreprise « dirigeait » le Congo. Et ca continu tant que le soutien de la France au clan des barbare économique tiendrait les rênes du pouvoir.
Dans un contexte mondial conflictuel, La France ferme les yeux sur la morale et l’éthique en restant l’un des principaux partenaires commerciaux de la République du Congo, avec un volume total de 309,7 millions d’euros, soit environ 200 milliards F CFA en 2021. Ses exportations de la France vers le Congo représentent 252,9 millions d’euros, alors que celles du Congo vers ce pays atteignent 56,7 millions d’euros. Conclusion mission remplie pour SASSOU qui a eu l’accord de la France pour se remplir après paris en RUSSIE.
25 juin 2024 c’est au tour de la Russie d’accueillir le voyageur infatigable pour une visite d’Etat centré autour du 60è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République du Congo et la Fédération de Russie. Mais dans les coulisses ce prétexte servait d’autres ambitions de part et d’autre.
En difficultés financières la Russie cherche des solutions pérennes d’entrée d’argent. Cette visite du président de la République du Congo à Moscou doit faire avancer plusieurs projets communs en lien notamment avec les infrastructures, avec la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) avec la défense et la sécurité et enfin avec l’enseignement supérieur.
Cette visite tenez-vous fait suite aux tractations des officines de SASSOU invitant le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, les 3 et 4 juin 2024 pour aplanir les différents avant le voyage.
Aspiré par sa volonté de rester au pouvoir SASSOU négocie un soutien du tristement célèbre milice Wagner pour encadrer, accompagner et même intervenir sur le sol congolais afin de protéger les intérêts de SASSOU. Seulement WAGNER pose problème a POUTINE. Une entente est trouvée WAGNER relocké remplace WAGNER original annonçant ainsi la formation accélérée de la milie de SASSOU (DGSP), sous couvert d’une formation militaire officielle, ces hommes sont formé a guérilla urbaine, a la destruction et enfin aux opérations subversives d’espionnage des opposants. Tout est place et la Russie touche un pactole dont on a pas pu obtenir de chiffre, sauf que cela se compte en plusieurs millions d’euros. Somme entièrement versées par un compte secret de la SNCP. SASSOU militarise, sécurise, enclenche la guerilla au Congo, La Russie vend ses services a coup de million. Belle opération. Cela ouvre l’appétit des Russe qui souhaite une entrée dans le pétrole et le gaz. Je passe des détails, un accord est signé visant la réalisation des travaux sur plusieurs blocs pétroliers au Congo a été signé, le 27 septembre à Moscou, en Russie, entre le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, et le vice-président Lukoil, Ivan Romanovsky.
À ce jour deux compagnies russes, Lukoil et Rosatom, opèrent sur des projets au Congo. Lukoil intervient au Congo dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie italienne Eni (65% des parts). En 2019, elle a acheté 25% des parts du projet Marine VII pour la somme de 800 millions de dollars. Ivan Romanovski avait alors assuré d’œuvrer pour la définition de ce partenariat Eni-Lukoil.
Tout ce bruit pour faire démarrer, le projet d’oléoduc, Suspendu depuis 2017, reliant Pointe-Noire à l’intérieur du pays vient d’être réactivé grâce à un accord bilatéral ratifié par Vladimir Poutine. L’infrastructure est clé pour permettre au Congo de doubler sa production pétrolière d’ici 2027 reliant Pointe-Noire à l’intérieur du pays vient d’être réactivé grâce à un accord bilatéral ratifié par Vladimir Poutine. L’infrastructure est clé pour permettre au Congo de doubler sa production pétrolière d’ici 2027. Ça c’est en théorie, mais en réalité c’est une diversification économique pour la Russie qui détiendra 90% des part du projet. Le Congo, qui cherche à assurer la disponibilité des produits pétroliers sur toute l’étendue de son territoire dans un contexte marqué par une forte demande, offre des incitations fiscales à l’entreprise russe dans le cadre de cet accord. Deuxième succès pour la Russie.
Enfin vient le contrôle humain, la Russie sait que le Congo est un pays très scolarisé il faut mettre la main sur cet atout facile mais combien importante. L’attribution récente de 250 bourses d’études aux étudiants congolais par la Russie témoigne d’un engagement fondé sur le respect et le partenariat, là où d’autres nations préfèrent, parfois, s’exprimer avec une légèreté regrettable.
Sassou a utilisé cette coopération pour formé en un an plus de 5000 militaires de la DGSP, un corps d’Elite privé dans la guérilla moderne. Très peu de civils accèdent a ces bourses qui sont devenues un objet de transformation culturelle et ethnique. Les plus méritant sont simplement écartés pour laisser passer leurs enfants , neveux parent bref la famille , ceci pour garantir la continuité d’un pouvoir immonde.
La valeur ajouté pour les Russes , c’est qu’ils forment des jeunes que correspondent à leur vision du monde actuel. Il veut une union géopolitique qui doit signer la défaite de l’Occident, dont l’effondrement militaire serait patent depuis la guerre en Ukraine, et avec lui de ses valeurs matérialistes et hédonistes, de ses habitudes capitalistes, hégémoniques, prédatrices. Le temps serait venu de rendre l’humain à l’humain, de cultiver la part de divin que contient tout humain, de replacer la conscience, l’amour, le sens de l’honneur, la capacité de création au centre de l’équation humaine. Dans tout ou est la place du CONGO ?
Ne serait-ce pas une préparation des consciences vers une autre forme ‘indépendance ? Le niveau intellectuel de SASSOU ne l’aide pas à comprendre la manipulation. Il ne voit que l’action présente
De là, SASSOU obtient son visa pour la Chine, dernier a convaincre pour son plan de réélection.
A entendre BRI ( Bruno Richard ITOUA) la chine serait le parfait partenaire, il s’extasie ainsi … « sur un site excentré de la route qui relie Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, et l’enclave angolaise du Cabinda, des experts chinois exploitent depuis quelques années un important champ pétrolier on-shore, nommé Banga Kayo. « Il est clair que Banga Kayo a des réserves très importantes, se réjouit Bruno Jean-Richard Itoua, ministre congolais des Hydrocarbures. La Chine, à travers Wing Wah, fait un excellent travail. On est très heureux de voir cette société travailler à la fois sur le pétrole liquide et l’hydrocarbure gazeux avec des résultats palpables tous les jours. On aimerait bien que les autres suivent le même exemple »
Le Congo apparaît comme le pays de l’horreur perdu dans un océan des envies insaisissables qui s’adonne au pillage des ressources du monde et comme un « Empire du fric » au service d’une caste héréditaire digne de l’Ancien régime qui fonctionne dans une logique de réseaux, de népotisme et de corruption généralisée. Pays riche quia autant a offrir, mais comment le fait-il ? « État de droit aux caractéristiques congolaises » et à l’information verrouillée, le Congo méprise les normes de qualité les plus élémentaires au risque de scandales majeurs… auprès des Congolais eux-mêmes qui désespèrent des « trois fléaux » que sont la violence de la police, le coût de la santé et celui de l’éducation. Il serait indécent de notre part de méconnaitre le travail abattu par les Chinois, il serait autant naïf de ne pas admettre les infrastructures construites par le partenaire chinois ont été plus bénéfiques a la chine qu’au Congolais. La construction de la route Nationale N1 est achevée mais le Mayombe continue à subir une défiguration écologique par des perforation incessante des technicien chinois mutés en chercheurs d’or et autres pierres précieuses, Le Congo impuissant incapable d’imposer des limites a ce forage illimité. Cette opération s’entend jusqu’au Nord après la Construction d’IMBOULOU, ces techniciens sont transformés en chercheurs d’or avec des visas en bonnes et due forme décernés par Pierre OBA qui de surcroit est devenu le patron des minerais Congolais. Du nord au sud, le Congo s’abime par des coups de mines qui détruisent le foret, la savane et parfois les habitations qui poussent ces derniers à s’exiler. Ces détériorations sont connues de tous les Congolais, mais comment lutter contre la volonté de SASSOU-BOUYA-OBA…qui ont accepté de livrer le pays à l’une défiguration monstrueuse au nom de le politique « gagnant-gagnant » CONGOLAIS AKO TIKALA KAKA ZOBA. La Chine a besoin des matières premières dont dispose le Congo , ce qui semble justifier la stratégie d’enracinement chinoise au Congo. comment la Chine maintient les Congolais dans une dépendance grâce aux ancrages idéologique, monétaire et humanitaire, comment elle mène une gestion ethnocentrique au Congo. Cette asymétrique et sa dynamique dans le jeu de coopération économique est la clé des relations entre les pays riches et les pays pauvres.
La République du Congo a signé un accord de 23 milliards de dollars avec la compagnie pétrolière et gazière chinoise Wing Wah pour le développement intégré des permis de Banga Kayo, Holmoni et Cayo, dans le but de porter la production nationale de pétrole à 200 000 barils par jour d’ici 2030. L’accord a été officiellement signé en août 2025 par Bruno Jean-Richard Itoua, ministre des Hydrocarbures du Congo, Jean-Jacques Bouya, ministre d’État du Congo et Xiao Lianping, président général de Wing Wah.
L’introduction de la Chine dans l’Energie congolaise ouvre en porte a l’indépendance encore accrue face a la Chine, même si Grâce à cet accord, le Congo entend porter sa production cumulée sur les trois permis à plus de 1,3 milliard de barils d’ici 2050. Cet accord constitue un pilier central de la stratégie économique et financière globale du pays, engageant plus de 23 milliards de dollars d’investissement et promettant des recettes fiscales et parafiscales substantielles.
La ou le bas blesse est que tous ces accords sont biaisés comme la captation de l’intérêt est récupération la partie chinoise a 65% et le reste est partagé en les intérêts des groupes maffieux a la solde SASSOU-BOUYA-OBA-OMINGA.
SASSOU ferme ls yeux a toutes magouilles pour s’ouvrir a l’acquisition, bien que l’information soit classé, il nous été révélé que 19 drones chinois CH-4 Rainbow du China Aerospace Science and Technology Corporation. Officiellement pour sécuriser le pays de l’intrusion étrangère. Mais on a vu dernièrement a quoi servent toutes ces armes que SASSOU accumulent. La chine a donné son aval pour sécuriser le pouvoir de SASSOU.
Conclusion : Dans les prochains jours on verra des officiels de ces pays donneurs de leçons. SASSOU a toujours fonction en militaire, quand il construit des tours jumelles c’est qu’il a déjà reçu des missiles de la Corée du Nord, il s’en fout du Comment vivent les populations d’en bas des immeubles Lorsqu’ils brandissent la route Pointe Noire- BRAZZAVILLE il oublie de dire aux congolais que c’est en enfer qui coute tous les jours des millions d’euros
La France, en cette période incertaine, il conviendrait aux congolais de faire attention aux leçons de morale de la France qui court a MPILA recevoir des mallettes d’argent pendant que le Pool est bombardé. Il y a un paradoxe : un pays peut être énormément étatisé sans être gouverné. Le Congo est un pays sur-étatisé mais sous-gouverné. Nous sommes presque revenu du PARTI-ETAT, où l’État était partout, mais où aucune décision n’était jamais appliquée. Au contraire, les pays qui fonctionnent sont des pays où l’État est mince, et où le gouvernement est efficace. Comment résoudre ce problème au Congo où le gouvernement n’a plus aucun moyen d’agir, puisqu’il a remis certains monopoles entre les mains de corporations clanique qui ont des capacités de blocage absolues.
Dans ces conditions que devrions-nous espérer de l’élection de ce dimanche 15 mars 206, le peuple congolais n’a rien à attendre. Dans un pays riche à millions grâce à ses hydrocarbures, la moitié des Congolais vit avec moins de 1,80 euro par jour, et le tiers est en insécurité alimentaire. Le scrutin est verrouillé par le Parti congolais du Travail (PCT), celui du président, qui porte bien mal son nom.
L’opposition doit diversifier ses contacts surtout ses alliances Et encore le constat fait n’est dressé que par une minorité. C’est pour ça que je trouve quelque peu injuste d’accuser ce que les réseaux sociaux appellent les élites, parce que leurs constats ont eu une diffusion considérable. Mais on s’aperçoit que ça n’est suivi d’aucun effet. Ne pas pouvoir tenir compte des analyses, c’est aussi un signe de décadence.
On est mal barré…
Jean-Claude BERI















































































































































































































































































































































































































































































































































