Jean-Claude BERI
C’est hallucinant !!! Comment SASSOU ne voit pas l’effritement en cours de l’etat congolais de l’État et comment n’entend-il pas la souffrance du peuple ? L’État Congolais s’épuise, suffoque et le gouvernement n’arrive pas à gérer la nation, la population. Le gouvernement n’arrive pas à protéger ses populations et ses frontières. L’État a un gouvernement incompétent qui assume que le pouvoir politique des intérêts égoïstes. Quant à la République et le système politique qui incarnent la souveraineté, ils sont assumés par les membres d’un clan obnubilé par le pouvoir de l’argent en tant que pouvoir pour une bonne gouvernance sous ordre. Tout cela fait défaut.
Tous les observateurs du monde, les médias, les politiques qualifient nos responsables de corrompus. Il n’y a que de petits groupes de Congolais qui continuent à en suivre certains par intérêt, par une déviance haino-agressive ou bien par un attachement ethico-passionnel. Un fossé générationnel entre les congolais nous révèle un abîme d’incompréhension. Les pères fondateurs de notre nation avaient posé les bases d’une nation, d’un État, d’une république avec des hommes d’État honnêtes et capables. Un rêve commun faisait le ciment d’une union évoluant par étapes pour aboutir à une république viable malgré ses imperfections.
L’État actuel du Congo-brazza s’éloigne de plus en plus par le dévoiement de groupes qui gouvernent et par leur trahison des principes de l’État. Notre pays se déclasse à tous les niveaux : monétaire, économique, social, culturel, éducatif et en soins de santé. De plus, nous assistons à une détérioration de la nature et un manquement aux règles d’urbanisme. L’occupation des propriétés d’autrui et des espaces communs ou collectivités locales ne fait que s’étendre. En général, un mécontentement profond tourne en révolte, la révolte évolue en révolution partout dans le monde, sauf au Congo où tout est figé en attendant on ne sait quelle solution. Comme si le Congolais hésitait à réagir ou à comprendre le sens de la révolte. Il est plus enclin à accepter le servage qu’à lutter pour sa liberté. Une liberté tant proclamée et tant chantée par le passé. Ce choc subi par les Congolais remonte à des vingtaines d’années passées sans solutions. Des miliciens se sont emparés du pouvoir, ils se maintiennent par la force des armes et font dévier toutes les institutions à leur solde. Malgré des élections dites démocratiques, des miliciens se confirment dans leurs fonctions et élargissent les profiteurs, voleurs profiteurs autour d’eux. Cette génération de miliciens (Armée , DGSP, COBRAS, …) semble compter sur l’inconscience du Congolais, sur l’oubli, sur le blocage de la justice. Toutes les réformes indispensables sont en veilleuse, sans gêne on va même à déclarer la faillite la fonction publique. Ces réformes sont étalées par les médias, mais le gouvernement ne fait aucune action ou application Un gouvernement qui publie un ouvrage » EN TOUTE TRANSPARENCE » qui s’est révélé n’être « qu’une arme de déformation massive » de l’opinion publique. Les accords avec le Fonds monétaire sont biaisés, comme si la communauté internationale était complice, faute d’avoir les chiffres exacts et faute d’un accord intérieur. Les décideurs oublient le feuilleton national et empêchent toute transmission du pouvoir et tout effort de redressement.
La société civile se débat et ne trouve aucun point de ralliement. Ces mêmes décideurs augmentent les impôts face à une inflation galopante et le peuple s’enfonce dans une misère sordide (prix du pain, de l’électricité, eau , internet, téléphone et eau). Les jeunes générations post miliciennes semblent absentes ou insouciantes. Au lieu de lutter pour prendre la relève, elles ne regardent pas la réalité, ne voulant rien voir. Les jeunes semblent se désintéresser de l’avenir et pourtant c’est leur lendemain qui se joue et qui se dessine sans eux. La plupart des jeunes se détournent de l’essentiel pour des activités stériles, la recherche de distractions et de loisirs. Leur avenir se détourne sur la dépravation et le sexe.
Les idéaux sociaux sont en mutation dans le monde et au Congo. Les règles de la famille, de la société et même de la religion sont mises en cause dans différents milieux. On aboutit à une société sans règles, une société éclatée où domine l’exhibition et la jouissance. En face, il y a une nouvelle conjonction de l’autorité et du sacré. Cela a prédominé pendant des siècles où le pouvoir a été théologico-politique. De nos jours, c’est presque la fin du politique au profit du sacré. C’est le sacre du fétichisme, du maraboutage, du ZOBI……
La majorité de nos politiques s’accrochent à leurs postes, s’abritent derrière le sacré ou attendent un appui de l’extérieur, ou bien les deux à la fois. Ils espèrent certains succès tactiques au risque de tomber dans une faillite stratégique. Toutes les tractations entre les groupes politiques semblent un marchandage de bas niveau. L’élection d’un président est une chose importante, la formation d’un gouvernement est aussi importante. Mais le plus important est de retrouver une république libérée de ses déviances, capable de fonctionner démocratiquement et rationnellement sans blocage.
Le plus important est le fonctionnement de l’État. Le CONGO est face à une crise de repères. Le congolais est comme étourdi, ne sachant où aller, mais il ne fait que fuir ou se plaindre. Les vieux ressassent un passé de bonheur et de rêves : « C’était le bon temps. » Les jeunes semblent dans le déni, une façon confortable de plonger dans la jouissance, à « vouloir le beurre et l’argent du beurre ». La perte de repères entraîne un doute qui balaie nos certitudes (notion de patrie en déclin, une confiance économique impossible, un moral en berne). Mais il faut réagir, affronter par tous les moyens et ne pas oublier. Ne pas oublier surtout en cours de 2026, qui reste une plaie ouverte pour l’histoire, avec la souffrance des parents des victimes. Cette plaie restera une énigme de l’histoire jusqu’au jour où certaines grandes puissances voudront dévoiler le secret qu’elles partagent avec les acteurs du drame. Nous voulons rappeler que le Congo pourra sortir de ce tunnel lugubre par des responsables qui oseront exprimer la vérité et se réunir pour planifier le redressement. Ne pas oublier surtout le poids des réfugiés congolais par une activité diplomatique incessante dans les quatre coins du monde. Il voulait protéger les élites, les philosophes, les gens créateurs et cultivés. C’était la période florissante qui pouvait concilier le ciel et la terre. D’ailleurs, avoir le doigt sur la gâchette ne peut durer qu’un temps. Ce qu’il faut, c’est créer un consensus politique et insuffler un élan national, protégé par l’armée congolaise. Il y a intérêt à régler le problème congolais par les congolais honnêtes et courageux qui peuvent repenser le l’ouvrage national et agir selon les grands principes démocratiques. Le Congo restera en difficulté, pas tant à cause de ceux qui font du mal, mais à cause de ceux qui voient et se taisent. « Nous pouvons nous sauver ! » Pour le congo, tout dépendra des personnes d’action honnêtes et dynamiques à venir, ni tueurs ni voleurs.
Le voleur politique ici c’est SASSOU : c’est lui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, le salaire, éducation, et plus encore…..
Jean-Claude BERI































































































































































































































































































































































































































































































































































