Dénoncer la gabegie, c’est ne pas se résigner à la nausée.


Dénoncer la gabegie, c’est ne pas se résigner à la nausée.

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Jean-Claude BERI

Depuis leur nomination au gouvernement et leur reconduction ces gens sont hors de contrôle et font ce qu’ils veulent de l’argent du contribuable… braquage par ci vol a domicile par-là , rien de ce qui pourrait intéresser le peuple congolais  n’apparait ne les inquiéter Tout es fait pour être riche rapidement. Gabegie, gabegie…”, scandeDAC PRESSE dans nos colonnes. Bruno ITOUA, HELLOT MAMPOUYA, Mme MATONDO, OMAR BONGO Junior, CLAUDIA SASSOU, on secoue le cocotier des finances congolais.

Dans la rue, on entend rue le mot Gabegie. Même si dans la presse, on le lit peu. Et pourtant, il tient une bonne place dans le langage des internautes du DAC PRESSE: en trois mois, le mot gabegie a été utilisé plus de 1200 fois dans les commentaires. C’est peu au regard de la récurrence d’autres vocables plus communs. C’est remarquable si l’on considère la rareté du mot dans le langage usuel. D’autant plus que ses synonymes proches, comme gâchis, gaspillage, désordre, sont moins usités dans les contributions. On lui préfère gabegie : “C’est une vraie gabegie, et c’est le contribuable qui paie tout ça” “Halte à la gabegie ! Trop, c’est trop, il serait grand temps de moraliser quelque peu notre société, ou que l’on annonce clairement un retour à la féodalité et à l’esclavage !”

L’onde du mot résonne sur gober, orgie, sur l’image d’une abondance déplacée. L’expression n’a pas toujours été entendue ainsi : en 2000, elle prend le sens de “désordre dans une administration ethnique, d’après-guerre «. Un peu plus tard a la fin de la pseudo municipalisation accélérée, la gabegie a pris une autre dimension, celui d’intrigue, de manigance, pour se transformer dix ans plus tard en fraude, en fourberie ou pillage . dans un Congo ou la honte n’a plus son sens.

Aujourd’hui, là où le dictionnaire voit un simple gâchis, une situation de désordre, gabegie semble avoir renoué avec son étymologie : en ancien français, gaber, c’est se moquer, tromper par la ruse. Alors, une coquetterie de langage Ils se croient plus malins que la majorité des Congolais ? À la marge, peut-être. Mais qu’on ne s’y trompe pas : l’emploi du mot devient militant à mesure que l’indignation du citoyen congolais se cristallise sur la gestion qu’il estime calamiteuse des affaires de l’État par ses dirigeants, perçus comme éventuellement corrompus ou, à tout le moins, incompétents. Gabegie n’est pas neutre, le mot fédère autour de lui la somme des rancœurs citoyennes, les exaspérations : il concentre ce qui n’est pas caractérisable par un seul mot. Il se substitue à désordre, gâchis et gaspillage pour exprimer le dégoût, la révulsion du citoyen face à la duperie, à l’inconscience coupable de ceux qui le dirigent et dépensent sans compter. Passé l’écœurement, dénoncer la gabegie, c’est ne pas se résigner à la nausée.

Comment expliquer que nos finances publiques soient aptes de recevoir, si cela ne s’est pas déjà fait, des ordres de virement, d’encaissement de la part des futurs mariés Claudia SASSOU et OMAR BONGO Junior…….

Le problème est que cela est fait avec l’aval du premier administrateur du pays, qui a donné certainement des ordres précises. Comme d’habitude, l’actuel président cherchera à rejeter la faute de ce passif sur son prédécesseur LISSOUBA. Bon voyons ! C’est sans doute LISSOUBA qui a fait distribuer 100.000 euros aux invités qui viendront de l’extérieur, comme ce serait lui qui aurait réservé des chambres de luxe à chaque invité pour un coût de près de 300.000 euros…L’argent coule a flot, le Congo est en fête, tout va bien.

On fait vite fait de nommer des parents dans des ministères. Les ministères et les établissements publics sont exagérément remplis d’un personnel dont 50 à 60 % ne servent à strictement rien. La ou deux bonnes secrétaires suffisent à faire correctement le travail mal fait par la quarantaine abusivement recrutée par des opérations de cooptation ethnique. Des comptables qui ne savent pas compter. Des coordinateurs de gros projets sans niveau. Des directeurs centraux parachutés… mortellement. Ça, c’est de la gabegie. Les manques à gagner de ces agissements irresponsables se chiffrent en milliards. Mais SASSOU s’en fout pourvu que la fête soit belle.

Les milliards pour les caisses noires des services de renseignements et autres de désengagement et de débauchage se montent tous les jours . Les milliards de la « fidélisation », en argent comptant et marchés de complaisance, au profit de personnes influentes de la majorité sont montés comme des petits pains. Que la dette extérieure pourtant en hausse de toute l’histoire du pays importe peu. La course a la gabegie continue. “EBEBA KAKA”

Il faudra une « grosse bagatelle » pour payer les salaires de ces « recrues ». Encore de la gabegie puisque beaucoup de ces « contractuels » sont des personnes fictives qui n’existent que de noms. Les organes de contrôle : Inspection Générale d’Etat et Cour des Comptes doivent descendre sur le terrain, pour élucider, devant l’opinion nationale, cette tumultueuse affaire des « contractuels » des mariages privés qui plombe les finances du pays .

Ces choix méritent un mépris national collectif et un impitoyable séjour carcéral à vie. Ce qui se passe, au sommet de l’Etat  est déconcertant, pour ne pas dire scandaleux, pour une année pompeusement décrétée de » la marche en avant ».

Jean-Claude BERI

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