Lettre ouverte
A Mr Pierre Mabiala,
Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social.
Brazzaville.

République du Congo.

Ouabari Mariotti
Monsieur le Ministre d’État,
Trois jours sont passés, en toute solennité, vous avez pris la parole devant les agents de l’État et les représentants syndicaux. Au nom du Gouvernement congolais, vous avez annoncé une série de mesures fortes aux fins de restaurer la discipline, l’équité et la productivité dans la fonction publique congolaise, outil principal par lequel l’État sert le peuple.
Notre administration fonctionne au ralenti. Elle est plombée par des tares que tous les Congolais vivent. Mais la gangrène la plus dangereuse est financière et morale. Et ce phénomène n’épargne aucun secteur de la vie nationale. Des régies financières et du Tresor à tous les Départements Ministèriels, en passant par toutes les structures para-étatiques, l’exigence est la même partout. Faire le ménage, selon la règlementation en vigueur, pour rendre plus saine, plus productive et plus républicaine la fonction publique congolaise.
Pour faire le ménage, il faut des instruments à la hauteur. La République a pour cela les commissions d’investigation. Qu’elles soient mises en place, constituées d’inspecteurs et de contrôleurs d’Etat chevronnés, avec un mandat clair, des moyens, sans se muer en organes de règlement de compte. Avec la mission de descendre dans tous les services de l’Etat. Y confronter les effectifs physiques aux fichiers de solde, auditionner et dire la vérité. Le Gouvernement, à la réception des rapports, assumerait pleinement ses responsabilités par les sanctions. La loi doit être la même pour tous.
La Fonction Publique congolaise n’est pas condamnée. Elle a des cadres compétents, intègres et patriotes. Elle a besoin d’autorité. Elle a besoin que la loi redevienne la loi. Elle a besoin d’une cure de jouvence pour redevenir ce qu’elle doit être ce bras armé de l’intérêt général.
C’est à cette œuvre de refondation que l’histoire et la Nation congolaise appellent les Gouvernants de la République du Congo.
Veillez agréer Mr le Ministre d’Etat, l’expression de ma haute considération.
Paris 26 juillet 2026
Ouabari Mariotti





























































































































































































































































































































































































































































































































































































