Le POOL mériterait de vivre en paix

Le POOL mériterait de vivre en pai

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Jean-Claude BERI

Chaque État a la responsabilité individuelle de protéger ses populations du génocide, de la guerre, des crimes, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité “, affirment les États Membres dans le Document final adopté par les Nations Unies lors du Sommet mondial 2005 en septembre. Cette responsabilité est assumée par le Congo-Brazzaville, par des moyens diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques appropriés, et également par une action collective par l’intermédiaire du Conseil de sécurité de l’ONU ” au moment opportun et de manière décisive ” si les moyens pacifiques sont inadéquats. Cela marque le passage d’une culture de réaction à une culture de prévention. Pourtant, la référence à ” la responsabilité de protéger ” laisse les diplomates perplexes. Personne ne sait vraiment comment le concept se traduit concrètement au niveau du Conseil de sécurité, de l’Assemblée générale et du nouveau Conseil des droits de l’homme. SASSOU et OBOA continue pourtant d’entretenir cette action « d’assassinats » des congolais dans le département du POOL, pourtant neutre et pacifique.

Les Nations Unies hantées par leur échec de 1997, lors de « la guerre de 1997 » Ils peinent à sortir la tête et ils enfouies cette vérité sous terre ou ferment les yeux devant la recrudescence des violences perpétrés par les bridages de la mort appelés honteusement DGSP. Cette inaction des nations-Unis à agir face aux premiers signes de génocide au Congo-Brazzaville inquiète et dérange.  Pourquoi cette observation passive serait « un octroi de permis de tuer » ?

Faudrait-il apporter encore les preuves sur ce qui s’est malencontreusement passé plusieurs semaines auparavant afin d’ouvrir une enquête sur les violations des droits de l’homme, y compris le nettoyage ethnique, les massacres et la torture au Congo-Brazzaville. Quelques mois plus tard, lorsque le commandant en chef de la Mission de la diplomatie américaine au Congo-Brazzaville, a signalé que des membres des escadrons de la mort appelé DGSP s’activaient à commettre des exactions extrajudiciaires, or tout cadre juridique, la gravité de la situation n’a pas été reconnue.

Au contraire elle a bien été encouragé par les propos de Jean- Dominique OKEMBA qui a été appuyé par SASSOU NGUESSO.

Le rapport du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, publié en décembre 2005, a rappelé que la préoccupation des fondateurs de l’ONU se portait sur la sécurité de l’État et non sur la sécurité humaine. Il suffit de se reporter à la Charte des Nations Unies pour voir la position secondaire qu’occupent les droits de l’homme au moment où elle a été adoptée. Ils figuraient comme l’une des raisons de l’Organisation mais la référence apparaissait vers la fin d’une longue clause. Une commission spécialisée au lieu d’un organe principal s’est vu attribuer la responsabilité première dans le domaine des droits de l’homme. Et à travers l’une des ambiguïtés classiques du droit international, l’accent a été mis sur la protection des droits de l’homme avec la promesse qu'” aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État “. Cette confusion encourage des pays où règne une dictature féroce a exécuter des exactions en toute impunité.

Devant le monde qui se complexifie la question des droits de l’homme a été progressivement placée au centre des priorités de l’ONU. Ponctués par les incertitudes de la guerre froide, les droits de l’homme – parfois exprimés de manière plus générale comme ” la sécurité humaine ” – sont alors devenus la raison d’être de l’Organisation. En reconnaissant la responsabilité de protéger les populations des massacres, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité, le monde diplomatique s’accorde a reconnaitre effectivement le langage archaïque de la non-intervention dans les affaires relevant essentiellement de la compétence nationale.

Craignant d’imposer des obligations de traité qui soient trop vastes, les auteurs de la Convention pour la prévention et la répression des crimes de génocide de 1948 ont décidé qu’il était préférable d’inscrire dans la Déclaration universelle des droits de l’homme des questions plus vastes portant sur la survie des minorités, telles que la protection de la langue et de la culture. Ils ont décidé d’exclure ce qu’on appelait alors ” le génocide culturel “. Un autre signe d’hésitation fut le refus de reconnaître que les États pouvaient et devraient poursuivre les auteurs de génocide, même si l’État n’avait pas de lien territorial ou personnel avec l’acte criminel. Aujourd’hui, la Cour pénale internationale est opérationnelle et compte plus de 100 États Membres.

Nous exigeons que cesse les agissements violentes envers les populations du POOL. Le Congo-Brazzaville vivrait, selon ls autorités actuelles, en paix pourquoi ces scènes d harcèlement à répétition qui font penser à des crimes de vengeances.

Jean-Claude BERI

 

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